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Le coût de la connaissance

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Il y a 2 ans, le mathématicien Tim Gowers lançait la pétition du Cost of Knowledge, invitant les chercheurs à ne plus participer aux comités éditoriaux de revues publiées chez Elsevier, quand dans le même temps le coût des abonnements à ces revues continuait de croître d’une manière de plus en plus insoutenable pour les universités.

Comme il le constate lui-même dans un long billet paru fin avril, en dépit du nombre conséquent de signatures, aucun comité éditorial de revue n’a pour autant quitté Elsevier, ou fait pression d’une manière telle que les choses aient au final beaucoup changé en 2 ans.

 

Illustration TheCostOfKnowledge

Image Flickr par Giulia Forsythe – CC-BY-NC-SA-2.0. Inspiré par l’initiative TheCostOfKnowledge de Tim Gowers

 

Tim Gowers prend le problème par un autre bout : rassembler des éléments d’informations (« some facts ») sur la situation actuelle des universités du Royaume-Uni et ce que les produits Elsevier leur coûtent.

S’ensuit une longue quête de plusieurs mois, donc un long billet de plusieurs milliers de mots, qui se lit comme un récit et qui dévoile de nombreuses informations.

 

3 dimensions principales y sont abordées :

  • Le modèle économique actuel
    Explications sur ce qui compose le prix d’un abonnement chez Elsevier, d’où il vient, ce que sont les négociations par consortiums d’établissements : existe-t-il un modèle idéal ?
  • Les modalités du modèle
    Ce que ce modèle coûte aux universités. Pour y voir plus clair, Tim Gowers a écrit à de nombreux établissements (et à Elsevier même) pour obtenir des données chiffrées, en appelant notamment au Freedom of Information Act
  • Les informations dont on dispose (ou pas) sur les 2 premiers points
    ou plus exactement la difficulté à obtenir de telles informations

Ce billet doit conduire à réfléchir sur la situation française, évoquée d’ailleurs par l’auteur, avec le nouveau contexte de licence nationale, dont le modèle (économique et de services) a déjà entraîné de nombreux débats sur internet.

Si la longueur, combinée à la langue, peut vous décourager, vous pouvez passer par la traduction intégrale en français de ce billet.

Sa lecture en vaut vraiment la peine !

L’article original (en anglais)L'article original (en anglais)

 Elsevier Journals – Some facts

 

 

Traduction de l’articleTraduction de l'article

 

 

 

 

Crazy Stairs at the KPMG Building in Munich – Photo FlickR par Alaskan Dude – CC-BY-2.0

Dans le sillage de l’accord Elsevier

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Image Micky Aldridge - CC BY 2.0

Image Micky Aldridge – CC BY 2.0

Au premier abord, la conclusion d’un accord Elsevier le 31 janvier 2014 a été un soulagement : soulagement d’éviter l’inaccessibilité brutale d’un catalogue important après plusieurs mois de suspense.
Cependant le web et les réseaux sociaux se font l’écho d’interrogations concernant l’accord et ses clauses. Nous pensons important de les partager avec vous.

Petite revue de presse donc.

La confidentialité fait-elle le jeu des éditeurs ou sert-elle les intérêts des établissements et des négociateurs ?  Daniel Bourrion (BU Angers) a diffusé le contenu détaillé de l’accord envoyé par la CPU et Couperin à leurs membres. Le retrait de ce document lui a été imposé, au motif que sa diffusion risquait de mettre en péril la formalisation du marché.
Récapitulatif de l’affaire et de ses implications sur le blog Biblioth|ê|thique

« Faut-il signer l’accord Elsevier », ou rejeter un accord présenté par Couperin comme équilibré et avantageux par rapport à ceux d’autres consortia ?
C’est la question posée par Pierre-Carl Langlais sur son blog et sur Rue89, question traitée également par Savoirscom1.
Les interrogations portent aussi sur la clause prévue pour le datamining, qui précise la position de l’éditeur mais pose des  problèmes fondamentaux de droit.

Qu’en est-il du modus operandi ? La négociation s’est passée au plus haut niveau. C’est sans doute une bonne nouvelle sur le principe de voir les plus hautes instances, en accord avec la CPU et la CGE, se coordonner sur cette question et prévoir des licences nationales sur d’autres produits que les archives.
Ce qui n’empêche pas un questionnement de certains bibliothécaires sur le processus et les zones d’ombre restantes, notamment financières, ainsi que sur l’attitude de la profession.
A lire dans  « Elsevier et le bibliothécaire lambda » ou sur le blog personnel de Daniel Bourrion.

La question de fond pourtant réside dans le rôle de la publication pour l’évaluation de la recherche et non dans l’accès aux revues, selon Christophe Péralès, président de l’Association de Directeurs de BU, dans un  billet abondamment commenté. C’est ce que vise à contrôler la stratégie de l’éditeur avec ses produits Scopus ou Scival. Et c’est ce qui doit fonder la réflexion de tous sur les modèles.

Elsevier : un accord est trouvé

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Logo Elsevier

Au terme de plusieurs mois de négociations, le consortium Couperin en charge de la négociation, l’Agence Bibliographique de l’Enseignement Supérieur opérateur chargé de l’acquisition de la ressource et l’éditeur Elsevier sont arrivés à un accord concernant l’abonnement à la Freedom collection en licence nationale.

Plus de 2300 revues scientifiques publiées par Elsevier, dont plus de 1800 titres actifs en 2014, sont consultables sur l’interface Science Direct. L’ensemble des années disponibles est accessible pour la grande majorité des titres (au contrat courant vient en effet s’adjoindre l’acquisition des archives de la Freedom Collection par ISTEX dans une autre licence nationale).

L’accord est valable pour la période 2014-2018. Il couvre l’intégralité des établissements de l’enseignement supérieur et de la recherche, de nombreux établissements hospitaliers publics et des agences, ainsi que la Bibliothèque nationale de France.

Pour plus d’information, lire le communiqué de Couperin

Une avalanche d’articles sur vos écrans

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Brill, Royal Society of Chemistry, Nature et Elsevier : le portefeuille des archives acquises en licence nationale s’étoffe par la signature de quatre nouveaux contrats en janvier 2014.

Photo Zacharie Grossen - Licence CC BY-SA 3.0

Photo Zacharie Grossen – Licence CC BY-SA 3.0

Brill
Le premier contrat, signé avec Brill, offre  les archives de 220 revues en sciences humaines et sociales, droit international, droits de l’homme pour les années  1853 à 2012, ainsi que deux ressources spécialisées : l’encyclopédie des sciences de l’Antiquité New Pauly Online et les recueils de la prestigieuse Académie de droit international de La Haye (jusqu’en 2012). L’université est abonnée depuis cette année aux RCADI pour les années courantes.

RSC
L’accord conclu avec la Royal Society of Chemistry (RSC) met à disposition 118 titres de revues de 1841 à 2010, principalement en chimie.
Pour les années récentes, l’UNS est abonnée au catalogue RSC, et a enrichi son offre cette année à l’ensemble des périodiques et des bases de données de la RSC.

Nature
Le contrat signé avec Nature Publishing Group ouvre quant à lui la totalité des archives, depuis 1869 jusqu’à 2012 inclus, de la prestigieuse revue Nature, ainsi que les archives de sept autres titres spécialisés en immunologie, biologie, chimie, neurosciences :

Elsevier
La licence nationale passée avec Elsevier pour les archives inclut près de 2250 titres publiés des origines (1823) jusqu’en 2001, soit environ 5,7 millions d’articles scientifiques de cet éditeur majeur dans le paysage de l’édition scientifique mondiale, dans toutes les disciplines.

Ces acquisitions sont faites dans le cadre du projet Istex. Un autre volet concerne la mise en place d’une plateforme de consultation des ressources, d’ici fin 2015. Vous trouverez plus d’informations sur cette initiative dans ce billet et sur le site dédié aux licences nationales.

Belles découvertes documentaires !

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