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50 ans d’activité scientifique, 50 ans d’open access, 50 ans de collaborations

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J’ai décrit dans un précédent billet le contenu de HAL-Unice, en terme de volumétrie.

Rappelons que les constatations sont faites pour le corpus constaté, c’est-à-dire les archives déposées dans HAL, et les articles signalés par les chercheurs dans HAL. Ce corpus ne prend donc en compte

  • ni l’ensemble de la publication scientifique de l’Université
  • ni même l’ensemble de la politique d’open access des structures de recherche de l’Université, car il existe d’autres dépôts d’archives en France et dans le monde
    Si les archives déposées dans ArXiv par des chercheurs français se retrouvent automatiquement dans HAL, ce n’est pas le cas par exemple de CiteSeerx, dans lequel on trouvera de nombreux articles déposés par des chercheurs affiliés à l’Université de Nice, qui ne sont pas du tout signalés dans HAL.

Par ailleurs les disciplines sont inégalement représentées du fait aussi des pratiques de publication des chercheurs, directement liées aux conditions d’évaluation (ex : publier un ouvrage compte-t-il ou non ?) et aux pratiques des communautés scientifiques et des maisons d’édition.

Pour les archives qui y sont déposées ou signalées, HAL-Unice constitue-t-il un bon corpus pour donner à voir toutes les collaborations entre laboratoires et structures de recherche ? On peut toujours essayer.

A chaque notice est associée l’affiliation du ou des auteurs. Cette affiliation est presque toujours exprimée de manière double, quand elle désigne le nom du labo et l’université de rattachement de celui-ci ; ou triple quand il s’agit d’une UMR, rattachée à la fois au CNRS et à l’Université.

En moyenne, une ressource est affiliée à 6 structures de recherche, avec un maximum de 56 pour l’ensemble étudié…

On peut donc considérer que chaque article est le fruit d’une collaboration entre les structures de recherche auxquelles appartiennent leurs auteurs. Chaque article donne à voir une collaboration entre deux structures de recherche.

De manière plus globale (c’est-à-dire en regardant les liens entre les structures de recherche, non pas notice par notice mais pour l’ensemble du corpus), on découvre tout un réseau continu entre les établissements.

Hal-Unice SetSpec

 

Explications

Les données qui ont permis de générer ce graphe :

A chaque article est associé un ou plusieurs « sets ». Quand il y a plusieurs affiliations d’établissements, cela apparaît sous la forme :

      <collection>UNICE</collection>
      <collection>SHS</collection>
      <collection>EPHE</collection>
      <collection>INRAP</collection>
      <collection>CNRS</collection>
      <collection>UNIV-TLSE2</collection>
      <collection>CEPAM</collection>
      <collection>TRACES</collection>
      <collection>CBAE</collection>
      <collection>UNIV-MONTP3</collection>
      <collection>UMR5140</collection>
      <collection>UNIV-AMU</collection>
      <collection>MMSH</collection>
      <collection>LADIR</collection>
      <collection>UPMC</collection>

 

On a considéré qu’à travers cette liste, chaque structure de recherche était liée à chacune des autres, ce qui a généré toutes les paires possibles :

UNICE;SHS / UNICE;EPHE / UNICE;INRAP / UNICE;CNRS / UNICE;UNIV-TLSE2 / UNICE;CEPAM / UNICE;TRACES / UNICE;CBAE / UNICE;UNIV-MONTP3 / UNICE;UMR5140 / UNICE;UNIV-AMU / UNICE;MMSH / UNICE;LADIR / UNICE;UPMC / 
SHS;EPHE / SHS;INRAP / SHS;CNRS / SHS;UNIV-TLSE2 / SHS;CEPAM / SHS;TRACES / SHS;CBAE / SHS;UNIV-MONTP3 / SHS;UMR5140 / SHS;UNIV-AMU / SHS;MMSH / SHS;LADIR / SHS;UPMC / 
EPHE;INRAP / EPHE;CNRS / EPHE;UNIV-TLSE2 / EPHE;CEPAM / EPHE;TRACES / EPHE;CBAE / EPHE;UNIV-MONTP3 / EPHE;UMR5140 / EPHE;UNIV-AMU / EPHE;MMSH / EPHE;LADIR / EPHE;UPMC / 
INRAP;CNRS / INRAP;UNIV-TLSE2 / INRAP;CEPAM / INRAP;TRACES / INRAP;CBAE / INRAP;UNIV-MONTP3 / INRAP;UMR5140 / INRAP;UNIV-AMU / INRAP;MMSH / INRAP;LADIR / INRAP;UPMC / 
CNRS;UNIV-TLSE2 / CNRS;CEPAM / CNRS;TRACES / CNRS;CBAE / CNRS;UNIV-MONTP3 / CNRS;UMR5140 / CNRS;UNIV-AMU / CNRS;MMSH / CNRS;LADIR / CNRS;UPMC / 
UNIV-TLSE2;CEPAM / UNIV-TLSE2;TRACES / UNIV-TLSE2;CBAE / UNIV-TLSE2;UNIV-MONTP3 / UNIV-TLSE2;UMR5140 / UNIV-TLSE2;UNIV-AMU / UNIV-TLSE2;MMSH / UNIV-TLSE2;LADIR / UNIV-TLSE2;UPMC / 
CEPAM;TRACES / CEPAM;CBAE / CEPAM;UNIV-MONTP3 / CEPAM;UMR5140 / CEPAM;UNIV-AMU / CEPAM;MMSH / CEPAM;LADIR / CEPAM;UPMC / 
TRACES;CBAE / TRACES;UNIV-MONTP3 / TRACES;UMR5140 / TRACES;UNIV-AMU / TRACES;MMSH / TRACES;LADIR / TRACES;UPMC / CBAE;UNIV-MONTP3 / CBAE;UMR5140 / CBAE;UNIV-AMU / CBAE;MMSH / CBAE;LADIR / CBAE;UPMC / 
UNIV-MONTP3;UMR5140 / UNIV-MONTP3;UNIV-AMU / UNIV-MONTP3;MMSH / UNIV-MONTP3;LADIR / UNIV-MONTP3;UPMC / 
UMR5140;UNIV-AMU / UMR5140;MMSH / UMR5140;LADIR / UMR5140;UPMC / 
UNIV-AMU;MMSH / UNIV-AMU;LADIR / UNIV-AMU;UPMC / 
MMSH;LADIR / MMSH;UPMC / 
LADIR;UPMC

L’ensemble de ces paires a ensuite été chargée dans Gephi, pour obtenir une clusterisation et une répartition spatiale qui a rapproché les établissements travaillant le plus souvent ensemble, et attribuant (ou tentant d’attribuer) des couleurs par sous-groupes.

Le corpus considéré de manière « brute » (sans sélection des données traitées) laisse entendre qu’il n’y a pas vraiment de sous-ensembles nets : aucun groupe de noeuds ne se détache vraiment des autres, il y a plutôt, dans l’activité de publication, un continuum de la recherche.

Limites et reprises

On peut voir d’emblée au moins 3 limites aux données en entrée :

  • il y a un trop grand nombre de noeuds (1177 « établissements » distincts) et de liens (31.000 liens distincts) pour obtenir un graphe satisfaisant
  • Les données en entrée ne sont pas propres : les collections « SHS », « AO-ECONOMIE », ne sont pas des établissements
  • Les universités sont sur le même plan que les laboratoires : donc toutes les universités sont finalement liées entre elles (via leurs laboratoires, y compris ceux qui ne travailleraient que dans un champ disciplinaire bien précis, et avec une liste fermée d’autres laboratoires du même champ disciplinaire).
    Cette absence de partition en sous-groupes est donc inévitable tant qu’on prend en compte les universités.

Voici donc 2 autres tentatives pour voir si une visualisation différente pourrait se dégager :

1. Données en entrée nettoyées des mentions de domaines de recherche, et des noms d’Université (ou CNRS)

Dans le graphe ci-dessous, les universités et le CNRS ont été retirées. Ne sont conservées que les structures de recherche de type Laboratoire ou Institut.
On passe ainsi à 1063 établissements (nœuds) et 18.000 liens :

201502_Hal-Unice_SetSpec_filtres_gephi-vignette

Certains sous-ensembles se dégagent mieux (le graphe est moins uniforme) : SophiaTech et l’INRIA avec le labo de math J.A. Dieudonné ; les laboratoires de l’OCA (en vert) – et juste à côté, dans un vert légèrement différent, des structures de recherche en SHS (la plus visible sur le graphe étant le CEPAM).

Pourtant de nombreux liens existent manifestement entre ces groupes, et on continue d’observer le continuum évoqué plus haut.

2. Données en entrée : les liens les plus importants

Une méthode supplémentaire pour « nettoyer » les données consiste à évacuer toutes les collaborations trop ponctuelles (1 à 5 occurrences), pour ne conserver que celles qui se sont répétées pour la rédaction de plusieurs archives déposées.

Ci-dessous le graphe exploitant les collaborations répétées au moins 6 fois dans le corpus étudié (404 structures de recherche, 2830 liens) :

201502_Hal-Unice_SetSpec_filtres_occ_gephi-vignette

Le risque est évidemment de faire disparaître des laboratoires très présents dans le corpus initial, mais qui travaillent ponctuellement avec un grand nombre d’autre laboratoires très diversifiés : chaque lien concernant ce labo apparaissant peu de fois, il finit par disparaître complètement du graphe…
661 structures sont évacuées suite à ce filtre supplémentaire, mais aucune ne relève de l’Université Nice Sophia Antipolis (qui est le sujet de ce billet).

Ultime remarque : les SHS semble avoir disparu dans la masse. Du coup, voici un graphe rien que pour eux.

GephiSHS
Celui-ci est dynamique et permet notamment de filtrer sur le nom d’un labo (via le petit moteur de recherche dans l’en-tête), pour voir identifier ses partenaires et sa position dans le réseau.
Pourquoi dans le graphe global ne voit-on presque plus que des structures de recherche en sciences ? Parce que dans les archives déposées ou signalées dans HAL-Unice, les SHS indiquent beaucoup moins d’affiliations : les collaborations entre labos sont en moins grand nombre :

Nb établissements par domaine

Comment lire ce graphique ?
exemple informatique

  • Pour chaque discipline, on voit le nombre d’établissements auxquelles sont rattachées les archives, avec leur dispersion.
    Par exemple, en physique, le nombre d’établissement par archive va de 1 à 48. La moitié des archives sont rattachés à 1-8 établissements, l’autre moitié des archives de physique sont rattachées à 8-48 établissements.
    En SHS, les 3/4 des publications sont rattachés à une seule structure de recherche

    On voit donc que les Sciences du Vivant (SDV), les SHS, la science non linéaire (NLIN) sont plus tassées, donc sont rattachées à un moins grand nombre de structures de recherche, que l’économie, les sciences de l’environnement (SDE) ou les sciences de l’Univers (SDU)
  • La largeur des colonnes rend compte du nombre d’archives recensées : il y en a beaucoup plus en informatique, en physique et en SHS qu’en économie et en statistiques

Les archives en SHS contiennent moins de liens entre structures de recherche que celles en informatique, ce qui permet d’expliquer en grande partie leur « disparition » dans le graphe globale des collaborations

Limite essentielle de l’exercice

Si la démarche est intéressante (et justifie la publication de ce billet), les observations ci-dessus sont trop tributaires de la source des informations, qui est très partielle. J’ai déjà signalé que le corpus n’était ni exhaustif ni représentatif.

Il y a un autre biais, tout aussi gênant : le champ « setSpec » où sont stockées les informations exploitées ci-dessus est uniquement la mention des tampons associés à chaque ressource. Donc si un laboratoire de recherche n’a pas choisi de demander l’activation d’un tampon pour ses publications, il n’est pas mentionné dans ces setSpec.

Peut-on exploiter une autre source d’informations pour rattacher chaque archive déposée à des structures de recherche ? 2 autres sources seraient envisageables :

  1. Le champ « contributeurs » mentionne souvent le nom des laboratoires
  2. à partir du nom du chercheur, retrouver le nom de son laboratoire grâce à l’API Affiliation des auteurs

La première piste est bloquée du fait que, contrairement au champ setSpec, l’information n’y est pas normalisée : sur 22295 « contributeurs » dans le corpus, il y a 8244 formes différentes, ce qui ne veut pas dire 8244 structures de recherche : l’INRIA de Sophia-Antipolis apparaît sous 75 formes différentes.

La seconde piste serait plus prometteuse, s’il n’y avait le problème des homonymes, et des affiliations multiples (qui sont parfois en fait la même structure bénéficiant de plusieurs « fiches » dans HAL) ou successives.

Conclusions

L’analyse des collaborations entre structures de recherche, au travers du cas du corpus de HAL-Unice, donne à voir (à visualiser) le réseau de la recherche française, à travers le prisme de leur activité dans HAL (nombre de dépôts et tampon).

On pourrait pousser cependant plus loin l’analyse, pour calculer, par exemple en fonction des disciplines, le nombre de structures de recherche (moyen, médian) auquel un laboratoire (ou l’un de ses chercheurs) de l’Université s’associe.

Une évolution sur la durée pourrait aussi se révéler intéressante, mais sur un autre corpus : celui de HAL-Unice, pour cela, est sans doute trop concentré sur le XXIe siècle.

En revanche une projection cartographique, avec des données de géolocalisation, donnerait à voir l’extension de ces collaborations, et le poids des partenariats locaux. Il faudrait pour cela lier chaque structure à ces informations.

Pour avoir une vision plus satisfaisante, il faudrait entreprendre un gros travail de reprise des données disponibles, en systématisant par exemple la constitution de « collections » (tampons) par structure de recherche.

Le travail d’analyse est aussi très tributaire des données : et telles qu’elles sont il n’est pas toujours simple de distinguer automatiquement les structures UNS des autres, de les rattacher à une ou plusieurs disciplines. On pourra donc envisager des opérations de nettoyage et d’amélioration de la base initiale, pour pouvoir ensuite l’exploiter un peu mieux.

Ces 2 billets étaient surtout l’occasion de donner à voir ce que contenait HAL-Unice, comme reflet  d’une partie de la production scientifique de l’Université.

Les thèses, produites elles durant 5 décennies, en sont un autre volet au moins aussi intéressant. Il en sera donc bientôt question.

50 ans d’activité scientifique, 50 ans d’open access

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Depuis plusieurs années (pas depuis 50 ans : les archives ouvertes n’existaient pas à l’époque), l’Université dispose d’une archive ouverte afin que ses chercheurs puissent y déposer leurs articles ou projets d’articles de manière rapide, efficace, et sans contrainte d’accès.

Actuellement, cela représente près de 13.000 archives décrites ou déposées dans HAL rattachées à une structure de l’Université. Cette masse constitue en soi une source d’information sur la production scientifique de l’établissement.

Ce n’est évidemment pas une source exhaustive sur la production scientifique de l’Université, et sa volumétrie (notamment par discipline) ne rend pas compte de l’activité de publication des chercheurs.

Néanmoins l’exploitation de ces données peut nous apprendre pas mal de choses sur l’activité à l’UNS.

A l’issue du parcours, je vous parlerai de ceci :

Hal-Unice SetSpec

Mais avant ça, commençons pas des considérations plus basses, sur ce que contient ce corpus.

Répartition annuelle

Les plus anciens articles déposés datent de 1973. Ce n’est évidemment pas la date de leur dépôt, mais bien de leur rédaction

Nb_archives_par_an

Voici la plus ancienne notice signalée dans HAL-Unice.

Texte intégral vs. notice bibliographique

Car il s’agit bien là d’une notice. Et de manière générale, il y a chaque année près de 2 fois plus de notices déposées que d’archives en texte intégral :

archives-HAL-par-an-statut-acces

HAL-Unice sert donc aussi en grande partie, pour certains chercheurs à recenser leur production, notamment quand le dépôt ne leur semble pas possible (une hésitation sur ce qui est possible ou non ? suivez le guide).

Les disciplines représentées

Ci-dessous une représentation des disciplines, dont les chercheurs déposent de manière assez différenciée.

  • La longueur des barres rend compte du nombre d’archives signalées
  • La couleur rend compte de la proportion des archives disponibles en texte intégral, rapporté aux articles signalés pour la discipline
    • quand c’est clair : il y a surtout des notices ;
    • quand c’est foncé : surtout du texte intégral).
      Le pourcentage de texte intégral est indiqué entre parenthèses.

Nb archives déposées dans HAL - par discipline

Les comportements des déposants dans HAL sont donc très diversifiés : HAL sert manifestement plus de base de signalement en SHS, où l’on sait par ailleurs que la démarche open access a une antériorité moindre que dans les sciences dures, qui ont initié ce mouvement avec ArXiv puis  CiteSeer. La différence dans la proportion de texte intégral peut être liée aussi à la politique de certains laboratoires, plus incitatifs que d’autres.

 

 

Joyeux anniversaire Revel, épisode 3 : le compte est bon !

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Revel est la plateforme de diffusion de revues électroniques en sciences humaines et sociales de l’université Nice Sophia Antipolis. Et elle fête cette année son dixième anniversaire !

On vous a parlé dans les billets précédents, ici et , de l’aventure humaine qu’est Revel, et de l’implication des équipes de chercheurs et des documentalistes-bibliothécaires dans ce projet. Le résultat de cette aventure c’est la diffusion en ligne des revues et colloques en sciences humaines et sociales (SHS pour les intimes) de l’université Nice Sophia Antipolis, ce qui en chiffres donne la combinaison gagnante 15, 7, 8, 1, 2, 269, 3252, 40 000 :

 

le_compte est bon2

15 revues en libre accès (parfois avec délai pour la mise en libre accès) :

  • 7 sur Revel, plateforme pépinière pour les jeunes revues en SHS de l’UNS
  • 8 sur Revues.org, site de diffusion en ligne de revues en SHS de la plateforme nationale OpenEdition
    Dont 1 accessible par abonnement sur Cairn, plateforme commerciale de diffusion en ligne de revues en SHS sur abonnement
    Et 2 autres qui proposent (ou proposeront bientôt) leurs anciens numéros sur Persée, plateforme nationale de diffusion en ligne des anciens numéros de revues en SHS

Et pour ces 15 revues réunies, c’est aujourd’hui :

  • 269 numéros de revues
  • 3252 articles
  • et plus de 40 000 consultations par mois en moyenne

sans oublier la partie réservée aux colloques de l’UNS, qui héberge pour l’instant 8 espaces de colloques certains pour une unique manifestation, d’autre pour des collections d’actes de colloques.

N’hésitez pas à contacter l’équipe du pôle Publication des BU pour toute question relevant de la publications de revues scientifiques ou de colloques à l’UNS à revel@unice.fr.

Les revues Revel en SHS de l’UNS

Rursus sur Revues.org Poiétique, réception et réécriture des textes antiques
Cycnos sur Revel Etudes anglophones
Socio-Anthropologie sur Revues.org
 puis Mondes contemporains bientôt sur Revues.org
Sciences sociales
Cahiers de l’Urmis sur Revues.org Sciences sociales
Cahiers de Narratologie sur Revues.org Analyse et théorie narratives
Cahiers de la Méditerranée
sur Revues.org
bientôt sur Persée
Histoire et sciences sociales
Revue française de musicothérapie sur Revel Musicothérapie
Oxymoron sur Revel Psychanalytise et interdiscipline
Noesis sur Revues.org Philosophie
Loxias sur Revel Littératures française et comparée
Corpus sur Revues.org Linguistique
ERIEP sur Revel Economie industrielle
Revue d’économie industrielle
sur Revues.org
sur Cairn
sur Persée
Economie industrielle
Alliage sur Revel Culture, sciences, techniques
Perspectives internationales et européennes (arrêtée) sur Revel Droit international

 

 

 

Publier sa thèse, oui, mais pas n’importe où !

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editeurs_oldPeut-être avez-vous déjà reçu un courriel vous proposant de publier votre mémoire, article ou thèse chez VDM Verlag, aux Editions Universitaires Européennes ou aux Presses Académiques Francophones, (qui n’ont d’universitaires et d’académiques que le nom) ?

Vous n’êtes pas le ou la seul(e) ! Depuis quelques années, les boîtes mail des étudiants, doctorants et enseignants chercheurs sont régulièrement spammées à grande échelle par ce type de message.

Cela peut sembler alléchant et en tant qu’auteur, vous êtes libre de choisir où et comment publier votre thèse. Mais avant d’y donner suite nous vous conseillons de consulter les nombreuses mises en garde diffusées un peu partout sur le web, notamment celle des presses de l’Université du Québec, sans oublier de lire les commentaires.

Pour résumer ces mises en garde :

  • Si vous voulez avoir votre thèse sous forme de livre pour l’offrir à vos parents ou votre petite cousine à Noël, allez-y !
  • Mais si vous voulez valoriser votre travail, le diffuser le plus largement possible, conserver vos droits et développer votre CV, stop !

Parce que finalement, ces maisons d’impression à la demande ne sont pas des éditeurs, n’ont pas vraiment de ligne éditoriale, et n’apportent rien au niveau rédactionnel ou scientifique :

Par exemple, une thèse publiée chez un éditeur scientifique n’est jamais la même version que la thèse soutenue, comme l’explique un maître de conférence de l’université de Caen sur son blog. Et les Editions universitaires européennes et consorts vont se contenter d’imprimer votre thèse à partir d’un fichier PDF que vous leur fournirez.

Cela pourrait même être préjudiciable pour votre carrière et faire tache sur votre CV. Et pour finir, comme le plus souvent vous devez céder tout ou partie de vos droits d’auteurs, cela vous empêchera par la suite d’utiliser à nouveau votre travail aussi librement que vous le souhaitez.

De notre côté, pour donner de la visibilité à votre thèse, nous vous conseillons tout simplement d’autoriser sa diffusion en ligne dans le cadre du programme de dépôt et de diffusion des thèses électroniques de l’UNS et de contribuer ainsi au mouvement du libre accès. Et rien ne vous empêche de rechercher un éditeur en même temps, et il est même possible que grâce à la publication en ligne ce soit lui qui vous contacte !

Joyeux anniversaire Revel, épisode 2, par Marie-Luce Rauzy

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Revel est la plateforme de diffusion de revues électroniques en sciences humaines et sociales de l’université Nice Sophia Antipolis. Et elle fête cette année son dixième anniversaire ! A cet occasion, nous avons invité à témoigner ceux qui ont participé, participent et participeront à sa réussite.

On continue la série avec un texte et une illustration de Marie-Luce Rauzy, qui fut la coordinatrice éditoriale de Revel de 2004 à 2010, et qui est actuellement secrétaire d’édition et de rédaction de la Revue « Techniques et Culture » et des éditions de l’EHESS :

BonAnniversaireREVELatNICEBon anniversaire REVEL !

Pour moi REVEL représente beaucoup.
6 ans de labeur : 1 000 apprentissages, 1 000 accomplissements.
Que ce nombre lui vaille d’exister encore longtemps avec réussite dans les services proposés : l’accès libre aux publications en sciences humaines et sociales et l’accès le plus large à un outil de valorisation et de diffusion de la recherche francophone en littérature, en histoire, en sociologie, en psychologie, en économie, en linguistique, en philosophie, en droit… ; une plateforme d’édition scientifique multi- et transdisciplinaire.
REVEL c’est d’abord et avant tout le succès de ceux qui le font ! C’est-à-dire de ceux pour lesquels il a été créé : les enseignants-chercheurs et étudiants de l’Université de Nice Sophia Antipolis.
REVEL m’a permis de découvrir les arcanes de l’université durant six années qui ont demandé et énormément appris – exigeantes mais généreuses, extrêmement généreuses. J’y ai découvert les sens d’un service public et des valeurs qui font une vie. C’est donc honorée et redevable que je salue REVEL et toutes celles et ceux qui l’animent aujourd’hui ; qu’ils poursuivent ainsi avec ferveur ce bel et bon service, ce qui me semble être un grand honneur.

Bon vent à REVEL donc ! Grand et bon vent, puissance 10 !

L’Open Access Week, c’est maintenant !

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L'Open Access expliqué en vidéo

L’Open Access expliqué en vidéo
Par Jorge Cham, Jonathan Eisen et Nick Shockey
sur www.phdcomics.com/tv

Du 21 au 25 octobre, ce sera la 6ème édition de la semaine international de l’Open Access. Vous pouvez consulter le programme des manifestations francophones : conférences, tables rondes et ateliers à Paris, au Luxembourg et à Stockholm.

Mais qu’est ce que c’est l’open access (ou libre accès ou accès ouvert) ?

C’est la « mise à disposition gratuite [de la littérature scientifique] sur l’Internet public, permettant à tout un chacun de lire, télécharger, copier, transmettre, imprimer, chercher ou faire un lien vers le texte intégral de ces articles », définition d’un des textes fondateurs de ce mouvement, l’Initiative de Budapest.

L’open access c’est aussi réfléchir aux nouveaux modèles scientifiques, éditoriaux et économiques permettant cette diffusion libre, pour la voie or (la publication de revues en libre accès) et la voie verte (la diffusion directe par les auteurs, notamment dans les archives ouvertes). Dans tous les cas c’est la réappropriation par les chercheurs de la diffusion des résultats de la recherche.

Et à Nice on fait quoi ?

L’université Nice Sophia Antipolis fait partie des institutions signataires de la tribune du Monde en faveur de l’open access « Qui a peur de l’open access ? »

Au pôle publication des BU de l’UNS on soutient depuis 2004 l’open access ! On accompagne les revues en sciences humaines et sociales de l’Université, diffusées sur la plateforme de l’UNS Revel ou sur Revues.org (OpenEdition). On répond aux problématiques sur les droits d’auteur, on encadre aussi la diffusion en ligne des thèses de l’UNS et on administre la plateforme d’archives ouvertes Hal-Unice. Bientôt nous vous parlerons ici en détail de tous ces projets passionnants !

En attendant, participez à la semaine de l’Open Access, sur place ou en ligne en suivant sur #OAW13 !

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