Test S-Ecn

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Les BU de Nice vous proposent actuellement de tester la ressource S-ECN, plateforme d’entraînement au concours de l’internat proposée par l’éditeur S Editions, dont voici le mode d’emploi.

Une enquête d’intérêt est accessible ici. Vos retours nous sont indispensables, alors, d’avance, merci pour votre participation !

Pour toute question ou remarque sur ce test, vous pouvez vous adresser à docelec@unice.fr.

Gagnez du temps dans vos recherches en ligne

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Rechercher des articles en ligne peut s’avérer parfois complexe. Pour vous aider, nous vous présentons 3 outils qui vont très certainement vous faciliter la vie. Il s’agit de 3 extensions à installer sur vos navigateurs (Mozilla Firefox ou Chrome). Une fois l’installation effectuée, l’utilisation est d’une grande simplicité et peut vous faire gagner un temps précieux dans vos recherches.

 

LibX : rechercher dans les ressources de la BU en accès distant

 

Télécharger l’extension pour Mozilla Firefox (ajout du 17/11/2017 : attention, la dernière version de Mozilla Firefox (Firefox 57 Quantum) n’est pas compatible avec LibX)

Télécharger l’extension pour Chrome

 

En un seul clic, vous pourrez savoir si les abonnements de la BU vous permettent de lire l’article dont vous avez besoin. Cette extension vous sera très utile lors vos recherches en dehors de l’université.  En effet, pour accéder aux ressources de la BU lorsque vous êtes à l’extérieur de votre campus, il est nécessaire de passer par le site de la BU. LibX vous dispense de cette étape. Une fois l’extension installée, il vous suffira de recharger la page que vous consultez pour être automatiquement renvoyé vers le formulaire d’authentification de l’université. Si la ressource fait partie des abonnements de la BU, vous pourrez alors accéder à son contenu.

 

Prenons comme exemple un article de CAIRN. Lors de votre recherche, vous arrivez sur cette page qui vous propose d’acheter l’article :

 

 

 

Afin de savoir si la BU est abonnée et vous permet d’accéder au texte intégral, faites un clic droit puis cliquez sur « Recharger la page via BUNice Acces distant ». Dans ce cas précis, vous pourrez accéder au texte intégral de l’article après authentification.

 

 

Unpaywall : identifier les articles en libre accès

 

Télécharger l’extension pour Mozilla Firefox

Télécharger l’extension pour Chrome

 

Cette extension vous permettra de savoir si l’article que vous souhaitez lire est accessible gratuitement sur le Web. Nos collègues de la BIU Santé de Paris Descartes vous expliquent tout ici.

Lors de vos recherches, si une version en accès libre de l’article que vous trouvez existe, le logo   apparaîtra. En cliquant dessus, vous accéderez directement au texte intégral de l’article en PDF. Voici un exemple avec un article de la revue Nature :

 

 

Addons Istex : accéder aux ressources acquises en licences nationales

 

Télécharger l’extension pour Mozilla Firefox et Chrome

 

Cette extension permet d’analyser les pages que vous visitez à la recherche d’identifiants documentaires (DOI, PMID (PubMed Unique Identifier)…) et d’ajouter un bouton  d’accès au plein-texte PDF lorsque celui est disponible. Ce bouton s’active notamment sur les pages Wikipédia, Google Scholar, Scopus, ou même HAL.

Par exemple, la bibliographie de l’article Helium de Wikipédia vous renvoie vers le texte intégral de plusieurs articles de revues acquises dans le cadre des licences nationales. Il suffit de cliquer sur le boutonpour y accéder :

 

 

Pour plus de précisions sur ces outils, n’hésitez pas à nous contacter à cette adresse : docelec@unice.fr.

Votre tableur atteint ses limites? Préparez vos données avec Openrefine

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OpenRefine est un logiciel libre et gratuit permettant de nettoyer, préparer et enrichir des données. Il est utilisé dans le monde des bibliothèques mais aussi par des étudiants et chercheurs dans différentes disciplines.

logo openrefine

Avant de pouvoir analyser des données, il est souvent nécessaire de les nettoyer (harmoniser des valeurs hétérogènes, repérer des anomalies, etc.), de les préparer (changement de format, réorganisation des colonnes, etc.), ou de les enrichir.

Vous avez certainement l’habitude de réaliser ces opérations avec un tableur (Excel, Libreoffice, Google Drive…), ou pour certains d’entre-vous avec des scripts rédigés dans différents langages informatiques (R, Python, Bash…). Mais il existe des outils spécifiques, plus simples d’utilisation que les langages de script, et possédant des fonctions absentes des tableurs traditionnels. Openrefine est l’un d’eux.

Ce 23 octobre, nous avons proposé un atelier de découverte de cet outil au LearningCentre SophiaTech. Pour toutes les personnes qui n’ont pas pu y assister, voici le support créé pour l’occasion :

 

 

 

Si vous souhaitez en savoir plus sur cet outil ou d’autres du même type, n’hésitez pas à nous contacter : donnees-scd@unice.fr

 

 

Universalis : l’encyclopédie 3 en 1

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Pour Universalis, la rentrée rime avec nouveautés. Depuis le 1er septembre, la version en ligne de cette encyclopédie propose une interface et des fonctionnalités nouvelles. A cette occasion, nous vous proposons un focus sur cette ressource électronique.

Universalis, c’est la possibilité de faire des recherches en ligne dans 3 outils :

 

Une encyclopédie

  • des articles rédigés par des spécialistes sur de nombreux sujets : arts, sciences humaines et sociales, lettres, droit, sciences politiques, sciences de la Terre, biologie…
  • des articles illustrés avec photographies, dessins, cartes vidéos, animations, extraits sonores, diaporamas… et accompagnés de bibliographies
  • des articles imprimables, exportables et disponibles en format audio
  • des fiches de lecture pour les œuvres littéraires

 

 

 

 

 

 

Un atlas

  • plusieurs types de cartes  : générale, de situation, administrative, physique…

 

  • des données et chiffres clés

 

 

Un dictionnaire

 

  • plus de 122 000 définitions de noms communs

 

  • des renvois depuis les articles vers la définition des termes
 

 

Retrouvez ici des tutoriels pour connaître toutes les astuces de recherche dans Universalis.

Et pour plus d’informations, n’hésitez pas à écrire à docelec@unice.fr.

3, 2, 1… Déposez vos articles !

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Dans un billet précédent, nous expliquions, avec un dessin même, pourquoi le plus souvent il n’y avait aucun obstacle juridique à déposer des articles dans une archive ouverte, y compris ceux déjà publiés…

Depuis la loi pour une république numérique du 8 octobre 2016, c’est encore plus simple : l’article 30 stipule en effet que les articles scientifiques peuvent être diffusés en libre accès par leur auteur, même en présence d’un contrat de cession des droits.

Un cadenas ouvert, symbole de l’open access, qui avance grâce aux nouvelles dispositions législatives

Évidemment, il y a quelques subtilités, sinon ce ne serait pas drôle :

  • La rédaction de l’article doit avoir été financé au moins à 50% par des fonds publics français ou européens. C’est le cas, entre autres, lorsqu’un chercheur universitaire ou CNRS écrit dans le cadre de son activité.
  • Cette disposition concernerait tous les articles, même ceux publiés avant son entrée en vigueur. Il existe néanmoins un débat sur cette question, notamment en raison du caractère normalement non rétroactif d’une loi et en l’absence de jurisprudence.
  • À moins qu’il ne s’agisse d’une publication dans une revue déjà en libre accès, la diffusion par l’auteur ne peut avoir lieu qu’après un certain délai : 6 mois après la publication par l’éditeur dans le domaine des sciences, techniques et médecine – 12 mois dans le domaine des sciences humaines et sociales.
  • Seuls les articles publiés dans des périodiques paraissant au moins une fois par an sont concernés. Les participations à des ouvrages collectifs ne le sont donc pas, tout comme les thèses ou les actes de colloques par exemple. Mais rien n’empêche d’arguer de ce principe pour négocier dorénavant dans un contrat d’édition une clause permettant le dépôt en open access…
  • L’auteur peut déposer uniquement la version finale du manuscrit acceptée pour publication, après les corrections demandées par les relecteurs, mais avant la mise en forme pour publication par l’éditeur.
  • C’est un droit et non une obligation pour les chercheurs, mais ça peut en devenir une dans le cas de projet européen comme H2020.

N’hésitez donc plus à déposer tous vos articles sur Hal-Unice. Si toutefois un doute vous habite, et que vous tenez absolument à être dans la légalité la plus complète, pas besoin de schéma cette fois : les bibliothécaires de Lilliad ont développé WillO, un outil en ligne simple et pratique, pour vous aider à déterminer si vous pouvez déposer vos articles.

 

Accès direct à WillO

 

Et pour aller plus loin :

Nouveau media d’information proposé par la BU : découvrez Mediapart

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Vous pouvez désormais accéder au site Mediapart depuis les postes informatiques et le wifi de l’Université.


Qu’est-ce que Mediapart ?

Mediapart est un site d’information payant qui a ouvert le 16 mars 2008 et qui est structuré en deux parties :

  • le « journal» (et le « studio » pour les contenus multimedia) entièrement rédigé par l’équipe du site,
  • le « club», espace participatif qui héberge des articles rédigés par les abonnés du site.

 

Parmi les membres fondateurs et actuellement président et directeur de la publication, Edwy Plenel en est la figure la plus médiatique. Ancien journaliste et directeur de la rédaction au Monde (respectivement 1980-2005 et 1996-2005) il est souvent le porte-parole du site sur d’autres médias.

Site d’information et d’investigation, Mediapart s’est notamment distingué en révélant des affaires politiques telles l’affaire Cahuzac et l’affaire Woerth-Bettencourt.

Son indépendance hautement revendiquée s’appuie sur le modèle payant (par abonnement) qui est censé le soustraire aux pressions des annonceurs.

La BU propose 4 accès simultanés depuis des ordinateurs et le wifi de l’Université (reconnaissance sur adresse IP, pas d’accès distant) et à partir des liens présents sur ce billet et sur le site des BU.

Le retour des journées e-docs

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Du 27 au 31 mars, 4ème édition des journées e-docs :

 

  • une semaine complète pour découvrir ou redécouvrir la documentation en ligne : revues, articles, livres, bases de données, thèses…
  • des démonstrations de ressources : CAIRN (revues et livres en SHS), Factiva (presse d’actualité), OpenEdition (revues, livres, carnets de recherches, calendrier d’évènements en SHS), E-ecn (site d’entraînement et de révisions des ECN), E-Library (site des « référentiels des collèges »)
  • des vidéos de présentation des ressources par discipline
  • une équipe de bibliothécaires pour répondre à vos questions

 

Cet évènement se déroulera dans 2 bibliothèques :

la BU Pasteur, le 27 mars                                          la BU Carlone du 27 au 31 mars


 

Pour plus de renseignements : docelec@unice.fr

Accès à de nombreux ebooks Wiley et Elsevier

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Dans le cadre de la subvention Collex 2016 du ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche la BIU Santé (Paris Descartes) a négocié l’achats d’ebooks auprès des éditeurs Wiley et Elsevier.

Ces collections sont mises à disposition de l’ensemble des usagers autorisés d’une quarantaine de bibliothèques universitaires de médecine.

L’offre est ainsi constituée :

  • Pour Wiley, ce sont 913 titres, parus de 2010 à 2016, couvrant un vaste ensemble de disciplines des sciences de la vie et de la santé. D’un niveau recherche, ils sont principalement destinés aux chercheurs, enseignants-chercheurs et étudiants de 3ème cycle, et seront accessibles jusqu’au 30/06/2017. A l’issue de cette période de test, et après examen des données de consultation nationales, la BIU Santé procédera à l’achat définitif d’une cinquantaine de titres. La liste des 913 titres est accessible ici.
  • Pour Masson/Elsevier ce sont 113 ebooks en sciences médicales et paramédicales, parus en 2015 et 2016, qui sont proposés aux usagers des bibliothèques participantes. Retrouvez la liste des titres ici.

 

Profitez-en et venez consulter ces collections !

Ressources électroniques : les nouveautés pour 2017

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Cette année 2017 voit peu de changements s’opérer au niveau des ressources électroniques. Mais ne soyez pas déçus, c’est plutôt une bonne nouvelle !

En effet l’offre reste quasiment identique qu’en 2016, et au vu de l’évolution constante du coût des ressources électroniques, il y a plutôt de quoi être satisfait : chaque membre de l’Université bénéficie ainsi toujours d’un accès, sur place et à distance, à une documentation numérique riche et complète.

Nous enregistrons un seul désabonnement : celui de Publie.net, plateforme de livres électroniques en littérature contemporaine. Le changement d’offre de l’éditeur nous a contraint à ne pas renouveler notre abonnement pour des raisons techniques principalement.

 

Au rayon nouveautés :

 

  • L’application Vidal mobile, grâce à notre abonnement à Evidal (version électronique de l’ouvrage de référence en matière d’information sur le médicament) est accessible gratuitement à tout membre UNS. Il vous suffit pour cela de télécharger l’application et de vous créer un compte en utilisant votre adresse mail unice : les informations détaillées se trouvent ici.
  • 110 nouvelles revues sont accessibles depuis le 1er janvier via la plateforme spécialisée en sciences humaines et sociales CAIRN.
  • Dans le cadre des licences nationales, nous bénéficions de l’accès à un corpus de 312 revues publiées par Cambridge university press dans tous les domaines, depuis les origines (la plus ancienne remontant à 1770) jusqu’à 2010.
  • Depuis le 15 décembre 2016, Lexis360 a remplacé Jurisclasseurs. Vous pouvez retrouver ici les modalités de connexion à cette plateforme. Lexis360 propose entre autres de nouvelles fonctionnalités de recherche ainsi que des fiches pédagogiques.
  • Nous bénéficierons très bientôt de l’accès à de nombreux e-books en santé et sciences de la vie des éditeurs Wiley et Elsevier, pendant une période de test qui durera jusqu’au 30/06/2017. Plus d’informations à venir dans un prochain billet de blog.

 

Pour avoir plus d’informations sur nos ressources en ligne (typologie, accès…), venez consulter le portail des BU ! Nous vous invitons également à participer aux Journées e-docs que nous organisons la semaine du 27 mars à la BU LASH Bosco. Des ateliers de présentation de ressources électroniques vous seront proposés. N’hésitez pas à nous faire part de vos besoins à docelec@unice.fr. Nous pouvons adapter nos ateliers en fonction de vos demandes.

Enfin les bibliothèques sont à votre disposition pour vous procurer les documents qui ne font pas partie de nos collections par le service du Prêt entre bibliothèques.

A très bientôt !

 

Gérer et diffuser les données de la recherche: quels enjeux?

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Les données de la recherche sont précieuses, pour toutes les raisons exposées dans un premier billet. C’est en particulier le cas lorsque leur reproduction est impossible ou difficile (car coûteuse, complexe ou longue) et que leur intérêt potentiel pour la science ou pour la société dépasse le contexte de leur constitution. Il est donc important de les gérer et souhaitable de les partager.

Pourquoi associer la gestion et la diffusion des données?

La gestion des données (data management) désigne au sens large l’ensemble des activités facilitant :

  • l’exploitation des données pendant un projet (stockage, partage entre partenaires, sécurisation, description, contrôle qualité…),
  • leur préservation à plus ou moins long terme à l’issue du projet,
  • leur réutilisation par les partenaires du projet ou éventuellement par des tiers.

La diffusion des données peut se faire quant à elle :

  • à la demande (on parlera plutôt de « partage » dans ce cas) ou de bien de manière systématique,
  • à destination d’un public large ou restreint,
  • et être assortie ou non de conditions ou de restrictions.

Il est en théorie envisageable de bien gérer des données sans pour autant les partager avec des tiers. Par contre, l’inverse n’est pas vrai : pour pouvoir diffuser des données, encore faut-il les avoir au préalable conservées, décrites et documentées. Les financeurs de la recherche, dont l’objectif est de favoriser le partage des données, préconisent donc également l’adoption de bonnes pratiques concernant leur gestion.

Un impératif: préserver, protéger et documenter ses données

Quel que soit l’ampleur du travail, du mémoire de master à la collaboration internationale impliquant des centaines de chercheurs, une perte ou une altération des données peut avoir des conséquences dramatiques pour le projet.

Un accès non autorisé aux données peut également être dangereux pour le projet, mais aussi pour des tierces personnes, en particulier s’il s’agit de données confidentielles ou personnelles. La collecte et le traitement des données personnelles obéit à une réglementation spécifique, appelée à évoluer en 2018, qu’a présentée le correspondant informatique et liberté de l’UNS lors d’une journée d’étude le 23 juin dernier.

Plus généralement, le guide « Pratiquer une recherche intègre et responsable » du comité d’éthique du CNRS (2e édition de décembre 2016) fait de la fiabilité et de la traçabilité des données produites et des traitements réalisés une bonne pratique nécessaire à la fiabilité du travail de recherche. Cela passe en sciences dures par la tenue d’un cahier de laboratoire, qui permet de faciliter le repérage des fraudes, de répondre aux demandes de vérification des relecteurs d’un article, et de sécuriser juridiquement la recherche en fournissant une preuve d’antériorité des résultats.

Partager ses données, quel intérêt pour le chercheur et pour la société?

Au-delà d’une bonne gestion des données, dont l’intérêt est assez évident, quels sont les enjeux spécifiques du partage des données ?

Consolider la science

Une première série d’arguments sont d’ordre scientifique: améliorer la qualité de la recherche, sa visibilité et son impact, et faciliter de nouvelles recherches. Ils sont à replacer dans une logique générale de « science ouverte » : diffusion libre des articles, des données, du code informatique, des algorithmes, des protocoles, transparence de l’évaluation des résultats par les pairs, implication du public dans certaines recherches.

Différents volets de la science ouverte d'après le projet FOSTER

Différents volets de la science ouverte d’après le projet FOSTER

Revenons rapidement sur ces différents points :

Améliorer la qualité et la transparence de la recherche passe par une meilleure reproductibilité des expériences et des analyses. C’est un sujet brûlant en psychologie, en biologie et dans bien d’autres disciplines (voir ce manifeste paru il y a quelques jours dans une revue du groupe Nature). On distingue la « réplication » complète d’une étude, de la collecte des données au résultat final, souvent impossible, et la « reproduction » des résultats à partir des données brutes.

La diffusion des données renforce la visibilité et l’impact d’une étude. Statistiquement, les articles accompagnés de données sont plus cités que les autres (sélection d’articles sur le sujet).

Enfin elle permet de faire avancer plus vite la science :

  • Constitution de bases de données internationales de référence, comme en génétique, ou en cristallographie.
  • Méta-analyse synthétisant des données issues de plusieurs études pour consolider les connaissances sur un sujet.
  • Agrégation ou comparaison de données liées à des lieux ou à des périodes distinctes.
  • Application de nouvelles méthodes ou de nouveaux outils à des données anciennes.
  • Exploitation de sous-ensembles de données non analysés par leurs producteur (cas de plus en plus fréquent lié à l’augmentation de la taille des jeux de données).
  • Nouvelles collaborations avec d’autres chercheurs.

La réutilisation de données est déjà bien établie en génétique ou en astronomie, mais encore balbutiante dans d’autres disciplines. En sciences sociales, elle est par exemple une pratique courante au Royaume-Uni, mais nettement plus marginale en France.

Renforcer la place de la science dans la société

D’autres arguments sont d’ordre socio-économiques, politiques ou patrimoniaux:

  • Rationalité économique : la collecte et le traitement des données peuvent couter très cher, il faut donc les « rentabiliser » au maximum, et éviter de recréer des données déjà disponibles.
  • Bon usage de l’argent public : la recherche financée sur fonds publics devrait bénéficier à tous, et donc être diffusée sans barrière et le plus largement possible.
  • Utilité pour la société et les entreprises : cela concerne au premier chef les données d’essais cliniques, épidémiologiques, économiques, climatologiques, environnementales, etc. A titre d’exemple, la communauté scientifique américaine est fortement mobilisée depuis plusieurs mois pour préserver les données climatologiques, de peur que le président Trump ne les fasse disparaître ou ne restreigne leur disponibilité.
  • Maîtrise des données par la communauté scientifique : même si des acteurs privés (éditeurs, sociétés spécialisées) ont un rôle à jouer dans la diffusion des données, la communauté scientifique doit pouvoir en conserver la maîtrise.
  • Constitution d’un patrimoine scientifique. On peut aujourd’hui accéder aux oeuvres et aux travaux préparatoires de Darwin, Newton ou Claude Bernard. Mais de quels éléments disposeront nos héritiers pour documenter l’histoire de la science du XXIe siècle?
  • Respect des obligations et recommandations des universités, financeurs et revues. Ces politiques, variables selon les pays et les disciplines, ont été mises en place depuis une dizaine d’années pour apporter une réponse institutionnelle à tous les enjeux exposés précédemment.

Des freins et des difficultés à prendre au sérieux

Le partage et la réutilisation des données de la recherche sont encore loin d’être généralisés. Cela s’explique par différentes objections, qui sont de différents ordres.

Les objections pratiques sont multiples :

  • Manque de temps.
  • Coût lié à la préservation des données.
  • Manque de compétences.
  • Manque d’infrastructures adaptés.

L’organisation traditionnelle de la recherche et de la communication scientifique ne favorise pas le partage :

  • Faible incitation institutionnelle.
  • La communication des résultats scientifique passe avant tout par la rédaction d’articles.
  • Manque de reconnaissance du partage de données dans le processus d’évaluation des chercheurs.

Un partage trop rapide et non préparé peut avoir des effets négatifs :

  • Risque de mauvaise interprétation des données, qui pourrait nuire à leur producteur.
  • Risque d’une mise en évidence d’erreurs dans la collecte ou le traitement des données.
  • Risque de favoriser le travail d’une autre équipe au détriment de la sienne, dans un contexte de concurrence de plus en plus vive entre chercheurs. C’est particulièrement vrai lorsqu’un même jeu de données peut donner lieu à plusieurs publications étalées sur plusieurs années.

Les réticences les plus profondes sont liées à la nature même des processus de recherche :

  • Difficultés théoriques ou méthodologiques pour réutiliser des données dans certaines disciplines: comme l’explique le projet ANR Reanalyse, « la démarche qualitative construit des données (observations, entretiens en particulier) qui sont produites dans l’interaction du chercheur avec le milieu qu’il étudie : leur réutilisation dans un autre contexte ne va donc pas de soi ».
  • Pratiques parfois trop hétérogènes pour que les données puissent facilement être réutilisées : manque d’un format commun partagé par tous les chercheurs une discipline, etc.

Enfin des questions juridiques et éthiques sont à prendre en considération :

  • Utilisation de données personnelles ou sensibles, en particulier dans le domaine médical.
  • Utilisation de données détenues par un tiers.
  • En sciences sociales, la recherche « procède le plus souvent sur la base d’un contrat de confiance entre l’enquêté et l’enquêteur qui n’inclut pas la mise à disposition des informations fournies à d’autres que ceux à qui elles ont été confiées » (citation du projet Reanalyse)

 

Comment répondre à ces enjeux tout en tenant compte de ces freins? Vous le saurez dans le prochain épisode!

 

En attendant, quelques liens pour aller plus loin si le sujet vous intéresse :

Pour s’informer

Pour se former

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