Les données, quel enjeu pour la recherche et les bibliothèques?

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Un nombre croissant de revues scientifiques demandent aux auteurs de rendre disponibles les données analysées dans leurs articles. C’est par exemple le cas du prestigieux groupe Nature. Ce mouvement international, né dans des disciplines productrices et réutilisatrices de grandes quantité de données (astrophysique, physique des hautes énergies, génomique…), s’étend peu à peu à d’autres domaines, comme les essais cliniques, et se généralise sous l’impulsion d’universités, d’agences de financement de la recherche, de gouvernements et d’organisations scientifiques internationales.

Comment expliquer cette évolution, et comment l’accompagner?

 

Qu’entend-on par données de la recherche?

La notion de données fait partie de l’ »outillage intellectuel » standard des sciences de la matière et du vivant, et de certaines sciences sociales. Mais un informaticien, un statisticien, un sociologue ou un physicien se font-ils la même idée de leurs « données »? Plusieurs définitions des « données de la recherche » ont été proposées depuis une dizaine d’années, mais  elles ont été formulées par différents organismes dans un but opérationnel, et non à l’issue d’une réflexion philosophique. Une des plus influente a été proposée en 2007 dans les Principes et lignes directrices de l’OCDE pour l’accès aux données de la recherche financée sur fonds publics :

les «données de la recherche » sont définies comme des enregistrements factuels (chiffres, textes, images, sons) utilisés comme source principales pour la recherche scientifique et généralement reconnus par la communauté scientifique comme nécessaires pour valider les résultats de la recherche. Un ensemble de données de recherche constitue une représentation systématique et partielle du sujet faisant l’objet de la recherche »

Notons que cette définition fortement marquée par les sciences dures devrait être adaptée pour s’appliquer pleinement aux sciences humaines et sociales.

Les données se présentent aujourd’hui le plus souvent sous forme numérique, mais ce n’est pas une obligation, et le retraitement de données anciennes impose bien souvent la manipulation de documents physiques.

Elles sont très diverses en terme de format, de volumétrie, et de méthode de constitution ou de collecte.

Toutes ne sont pas créées dans le cadre d’un projet spécifique, car elles peuvent également avoir pour origine :

  • l’observation régulière de la nature (séismes, climat…) ou de la société (recensements, statistique publique…),
  • l’activité d’organismes publics, d’entreprises et d’individus,
  • un autre projet de recherche, éventuellement mené par une équipe différente.

On distingue fréquemment plusieurs « niveaux » de données, par exemple :

  • brutes, sans trace de subjectivité (issues directement d’un instrument, etc.),
  • traitées (filtrées, corrigées, calibrées, normalisées, etc.),
  • dérivées (agrégation, vue spécifique ou synthétique des données, représentation graphique),
  • analysées et interprétées (par le texte d’une publication scientifique).

 

Un enjeu scientifique majeur

Historiquement, les données exploitées par les chercheurs pouvaient être issues :

  • d’expériences en environnement contrôlé,
  • de l’observation de la nature
  • de l’observation de l’homme en société

 

Cependant l’essor de l’informatique et de l’instrumentation a permis progressivement (depuis quelques décennies ou quelques années selon les disciplines) :

  • la création de données « in silico » au moyen de simulations et de modélisations,
  • la production d’une quantité toujours croissante de données par divers équipement scientifiques,
  • la production de données dans tous les secteurs de la société (industrie, santé, communication, marketing…), qui peuvent devenir autant de sujets d’étude,
  • de nouvelles formes de collaborations scientifiques impliquant le partage ou l’élaboration collective de données à large échelle (initiatives internationales en astronomie, génomique, neurosciences, etc.),
  • le développement de nouvelles techniques d’analyse, de nouveaux questionnements, voire de nouveaux paradigmes scientifiques dans les disciplines traditionnellement utilisatrices de données mais aussi dans les sciences humaines (« humanités numériques »),
  • un diffusion et une réutilisation plus aisée et moins coûteuse des données.

 

Mais les enjeux liés aux données de la recherche sont aussi économiques et sociétaux, car les données sont devenues stratégiques pour nombre d’entreprises, les pouvoirs publics, et la société dans son ensemble. Cela rend possibles de nouvelles formes de partenariats centrés sur les données entre le monde de la recherche et la société :

  • réutilisation de données publiques ou privées par la recherche publique,
  • réutilisation de données produites par la recherche par des acteurs publics ou privés,
  • partenariats public/privé.

 

Pourquoi vous parler de tout cela?

Une des missions des bibliothèques universitaires consiste à soutenir la recherche, ce qui implique de :

  • Donner accès à des informations scientifiques et techniques, traditionnellement présentées sous forme de livres, de revues ou de bases de données spécialisées,
  • Valoriser la production de leur établissement, en promouvant notamment sa diffusion en open access.

Or les données scientifiques tendent à devenir un objet communicable et valorisable au même titre qu’une publication. Les bibliothèques des grandes universités de recherche étrangères ont donc investi ce nouveau champ, en travaillant conjointement avec les services informatique, l’administration de la recherche, et les chercheurs eux-mêmes (voir par exemple à Edinburgh ou dans le Wisconsin). Les universités françaises sont moins avancées, mais plusieurs BU ont des projets de cette nature, et des services ont été développés par l’INIST-CNRS et l’INRA.

Voici pourquoi nous menons depuis l’an dernier une réflexion sur ce sujet, que nous partagerons avec vous sur HTTBU. Après ce premier billet introductif, nous aborderons :

  • les principaux enjeux liés au partage et à la gestion des données,
  • des questions plus pratiques comme la mise en place de plans de gestion de données,
  • les exigences de l’Union européenne dans le cadre du programme Horizon 2020,
  • les ressources de formation et d’autoformation.

 

Si vous souhaitez en savoir plus, ou si vous avez des questions sur un point particulier, vous pouvez nous contacter en écrivant à donnees-scd@unice.fr.

 

 

Retour d’expérience: aide à la constitution d’un corpus bibliographique sur les études africaines

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Entre l’été 2014 et l’automne 2015, la BU a collaboré avec un groupe de chercheurs réalisant un livre blanc sur les études africaines. Nous reviendrons dans ce (long) billet sur la nature et le cadre de cette intervention, et les enseignements que nous en avons tiré.

[Billet mis à jour le 9/12/2016 : ajout de l’étape d’harmonisation des disciplines des thèses avec l’outil Openrefine]

Un livre blanc sur les études africaines en France

Différents laboratoires de sciences humaines et sociales français consacrent tout ou partie de leurs travaux à des aires culturelles spécifiques. Sous l’égide de l’institut des SHS du CNRS, quatre GIS (groupements d’intérêt scientifique) fédèrent les compétences et encouragent les partenariats entre spécialistes de l’Afrique, de l’Asie et du Pacifique, des Amériques, et du Moyen orient et du monde musulman. Le GIS sur les études africaines en France regroupe 33 laboratoires, dont l’Unité de Recherche Migrations et Société (URMIS), spécialisée dans l’étude des migrations et des relations interethniques, qui dépend à la fois des université de Nice et Paris-Diderot, de l’Institut de recherche et du développement, et du CNRS.

gisafrique

À la demande du CNRS, ces quatre GIS ont produit des « livres blancs » faisant le bilan des études dans leurs domaines respectifs.  Une synthèse de ces livres blanc a été réalisée et une journée d’étude organisée à Paris le 24 octobre dernier. Les livres blancs sont accessibles librement et constituent des documents fort utiles pour faire le point sur les équipes de recherche, les moyens humains et les centres de documentation spécialisés concernant le Moyen-Orient et les mondes musulmans, les  Amériques, l’Asie et le Pacifique, et l’Afrique.

À l’été 2014, Mmes Streiff-Fénart, Ballarin et Lesclingand, chercheuses de l’URMIS impliquées dans la rédaction du livre blanc sur les études africaines, ont pris contact avec les collègues de la BU Saint Jean d’Angély, qui avaient déjà noué des relations de longue date avec leur laboratoire. Elles souhaitaient collecter des informations sur les thèses et les articles concernant l’Afrique. Leur demande a été essentiellement étudiée par le département d’ingénierie documentaire des BU, qui leur a proposé d’extraire et d’enrichir semi-automatiquement des données bibliographiques à partir de différentes sources.

L’intervention de la bibliothèque

Nous avons fourni trois jeux de données, concernant

  • Les thèses en SHS concernant l’Afrique, soutenues en France de 1930 à 2014 (15 546) ;
  • Les articles concernant l’Afrique dans une sélection de 7 revues spécialisées sur l’Afrique, de 1960 à 2013 (3 919) ;
  • Les articles concernant l’Afrique dans une sélection de 40 revues de SHS, de 1960 à 2013 (4 941).

Les informations fournies étaient des « métadonnées » (auteur, titre, revue, date, résumé, sujet), et non le texte intégral des articles.

Ce travail a mobilisé les compétences de plusieurs collègues chargés de la documentation électronique et de l’ingénierie documentaire (pour les sources numériques et les aspects techniques), ou en poste dans les BU Saint-Jean d’Angély et Droit (pour les sources imprimées). Il a nécessité une collaboration régulière avec les chercheuses (6 réunions et de nombreux échanges) afin de préciser leurs besoins (liste des revues, critères d’inclusion ou d’exclusion des articles et des thèses, mots clés thématiques et géographiques) et la répartition du travail. Enfin il s’est avéré très prenant tant pour nous que pour les chercheuses, notamment dans la phases de nettoyage des données.

Schéma simplifié du déroulement du projet

Schéma simplifié du déroulement du projet

Plusieurs sources ont été utilisées:

  • Pour les thèses : le portail thèses.fr et le Sudoc (pour les thèses soutenues avant 1985, absentes de thèses.fr) ;
  • Pour les revues : les sites Persée, Revues.org et CAIRN, quelques sites de revues isolés.

Notons que certaines revues ont dû être dépouillées manuellement par une stagiaire encadrée par le laboratoire.

La récupération d’information a mobilisé plusieurs techniques:

Ces données ont été agrégées et dédoublonnées, enrichies et indexées:

  • Détermination des disciplines des thèses (les informations étant présentées de manière très hétérogènes dans nos données, nous avons utilisé l’outil OpenRefine pour les harmoniser)
  • Ajout du sexe des auteurs (extrait de la base IdREF, ou bien obtenu par croisement avec une liste de prénom) ;
  • Indexation thématique et géographique à partir de mots clés présents dans les titres et les résumés. L’indexation géographique a pris en compte les ethnies, les pays, les macro-régions (Afrique de l’Ouest, Sahara…), et certaines formes « alternatives » (variantes de noms de pays, gentilés, capitales et villes principales…).

Puis nettoyées et filtrées (en grande partie manuellement…):

  • Suppression de certains types de documents (éditoriaux, nécrologie, notes de lecture) ;
  • Suppression d’articles en anglais ;
  • Suppression d’articles et de thèses non liés aux sciences humaines (géologie, climatologie, etc.).

Différents outils ont été mobilisés:

Lors des premières étapes, la chaîne d’enrichissement des données a reposé essentiellement sur des traitements en XSLT. Ultérieurement, de petits scripts en Python ont également utilisés. Mais c’est Excel qui a servi d’outil de base pour la compilation, le contrôle qualité et le nettoyage des données. Nous avons également eu recours au logiciel Tableau pour visualiser des données dans une phase intermédiaire du projet.

L’analyse des données

Les données fournies par la BU ont fait l’objet d’une première analyse rapide afin de contrôler la qualité des données, puis d’une analyse plus approfondie par les membres du GIS, présentée dans la 3e partie (« L’Afrique dans les thèses et les revues ») du livre blanc.

 

Concernant les thèses, les auteurs ont pu mettre en évidence:

  • Une forte progression du nombre de thèses à la fin des années 1970 et dans les années 1980, puis une stabilisation (environ 400 thèses par an sur l’Afrique aujourd’hui) ;
  • Une domination du droit et des langues jusqu’aux années 1970, puis une diversification (histoire, géographie, sciences économiques, sciences politiques, anthropologie) ;
Évolution de la part des disciplines les plus représentées (fig 3. p. 78)

Évolution de la part des disciplines les plus représentées (fig 3. p. 78)

 

  • Une suprématie francilienne et parisienne : Près de la moitié des thèses sur l’Afrique ont été soutenues dans une université francilienne, principalement dans Paris intra-muros. Bordeaux et Aix-Marseille constituent deux pôles secondaires importants ;
  • Un sex-ratio très déséquilibré en défaveur des femmes, le différentiel tendant à s’atténuer dans la période la plus récente, mais beaucoup plus lentement pour les directeurs de thèses que pour les doctorants ;
Évolution de la part des femmes (doctorant-e et direction) depuis 1970 (fig 5 p. 80)

Évolution de la part des femmes (doctorant-e et direction) depuis 1970 (fig 5 p. 80)

 

  • Un sex-ratio très différentié selon les disciplines : 1 doctorante pour 4 ou 4,5 doctorant en droit ou en philosophie (mais la philosophie ne représente que 0,7% des thèse, le sex-ratio est à prendre avec précaution), contre 1 pour 1 en démographie, et 1 directrice de thèse pour 11 à 12 directeurs en sciences économiques et politiques !
Sex ratio par disciplines (doctorants) (fig 6 p. 82)

Sex ratio par disciplines (doctorants) (fig 6 p. 82)

 

D’autres analyses ont porté sur les revues:

  • La part des articles consacrés à l’Afrique dans des revues non spécialisées : L’Afrique  est  bien  représentée  (19 à 48  %  des  articles)  dans  les  revues thématiques sur le développement, le Sud, les grandes aires culturelles, les migrations, et dans une moindre part (8 à 23%) dans les revues géographie, d’anthropologie et  de  démographie. Elle occupe une place réduite dans  les revues d’histoire, de droit, d’économie et de sociologie.
Part de l'Afrique dans des revues généralistes (fig. 1 p. 95)

Part de l’Afrique dans des revues généralistes (fig. 1 p. 95)

 

  • L’importance respectives des différentes macro-régions dans les revues spécialisées sur l’Afrique: les articles concernant l’Afrique de l’Ouest (en particulier la Côte d’Ivoire, le Sénégal et le Mali) sont de loin les plus nombreux, mais le nombre d’articles consacrés à l’Afrique australe et l’Afrique de l’Est a fortement progressé au cours de la période (ainsi que ceux consacrés à l’Afrique du Nord, mais il s’agit en partie d’un artéfact statistique du à la prise en compte de la revue Maghreb-Machrek à partir de 2003)
Nombre d’articles par région. Évolution. (fig. 3 p. 99)

Nombre d’articles par région. Évolution. (fig. 3 p. 99)

 

  • Poids et évolution des différents thèmes dans les revues spécialisées: et surtout leur évolution: dans les années 1960, les articles évoquaient en priorité des sujets liés aux sociétés traditionnelles. Dans les années 2010, cette place est occupée par les sujets liés à la politique et à l’administration. Des thèmes quasiment inexistant il y a 50 ans ont désormais une place importante: la  communication, le  droit, la sexualité, les problèmes sociaux, les crises, la guerre et la violence.

 

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Précautions d’usage

Notre travail, en tant que « producteurs » des données a aussi été d’avertir les chercheuses de la présence de divers biais, dont certains n’ont pas pu être corrigés :

  • « Silence documentaire » (documents non intégrés au corpus) lié à des sources lacunaires (certaines revues n’étaient pas en ligne pour des périodes clés, et n’ont pas pu être dépouillées manuellement) et au non-repérage d’articles si les mots clés liés à l’Afrique n’étaient pas présents dans le titre ou le résumé ;
  • « Bruit documentaire » (documents intégrés à tort au corpus) lié à la présence de mots clés liés à l’Afrique dans des titres ou résumés d’articles pourtant non liés à l’Afrique, de mots clés ambigus, et à la difficulté d’exclure certains types de documents (nécrologies, éditoriaux, notes de lecture…) ;
  • Silence et bruit dans l’indexation des documents intégrés au corpus ;
  • Hétérogénéité quantitative et qualitative du corpus: création et disparition de revues, métadonnées de plus en plus précises et détaillées au fil du temps (le taux de résumés disponibles croit fortement à partir des années 1980, ce qui induit mécaniquement un accroissement du nombre de mots clés reconnus) ;
  • Importance du nettoyage manuel, et donc possibilité d’erreurs humaines.

Quel bilan?

Concernant la communication avec les chercheuses, notre position d’« extériorité » a pu être un handicap, qui a entraîné quelques malentendus, et un surcroît de travail pour toutes les parties prenantes. Nous avons pu également constater des différences « culturelles » entre bibliothécaires et chercheurs (par exemple, un bibliothécaire fera tout pour conserver les identifiants permettant de recroiser des données, alors qu’une démographe aura le réflexe de les supprimer).

L’idée initiale d’une « extraction automatisée de données » a dû être fortement nuancée, surtout sur un corpus aussi hétérogène. Certaines sources ont dû être dépouillées manuellement, d’autres n’ont pas pu l’être, et les données finalement recueillies ont été plus hétérogènes que prévu, ce qui a entraîné un travail important de nettoyage de notre part et de la part du GIS, et a limité la faisabilité ou la fiabilité de certaines analyses.

Nous avions pensé utiliser certaines sources qui n’ont finalement pas pu être retenues pour des raisons techniques, de qualité et de complétude des données (les premiers essais à partir des données d’Isidore n’ont pas été concluants) ou de disponibilité (un export global des thèses du Sudoc nous aurait fait gagner du temps).

Les méthodes mises en œuvre liaient fortement les phases d’extraction et d’indexation. Ces deux volets gagneraient à être distingués : même si l’extraction est basée sur certains mots-clés, ce ne sont pas forcément ces mots-clés qui doivent servir lors de l’analyse.

Enfin, les outils et méthodes développés n’ont pas été pensées dès le départ pour être réutilisables. Si un projet du même type se représentait, nous chercherions à les rendre plus génériques.

Et après?

La contribution au livre blanc sur les études africaines nous a permis de confirmer notre intuition de départ: les bibliothèques disposent de compétences qui peuvent être utiles à certains projets de recherche.

D’autres expérimentations du même type sont en cours, et seront le sujet de billets à venir.

Vers de nouveaux services pour la recherche

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Peut-être avez-vous remarqué que depuis quelques mois, dans le bandeau d’HTTBU les « données de la recherche » ont rejoint les « publications électroniques » ?

Un petit historique s’impose pour comprendre ce changement. La bibliothèque universitaire a développé depuis plusieurs années des services s’adressant principalement ou exclusivement aux chercheurs:

  • accès à la documentation électronique (également accessible aux étudiants) ;
  • aide à la diffusion de vos travaux (assistance au dépôt de travaux dans l’archive ouverte HAL Unice, conseils sur le droits d’auteur et les licences libres, publication en ligne de revues et de colloques (Revel), gestion des thèses électroniques.

HTTBU ayant été conçu pour faire connaître ces services, vous pouvez y lire des informations sur les ressources électroniques acquises pour la communauté UNS (évolution de l’offre, nouvelles interfaces, tests) ou disponibles en accès ouvert, mais aussi sur les mutations de la communication scientifique et les débats en cours sur ces sujets.

Ponctuellement, d’autres thèmes « numériques » ont pu être abordés, comme les MOOCs ou les humanités numériques. Enfin, nous avons consacré quelques billets plus techniques à des essais d’exploration et de visualisation de données bibliographiques (issues de HAL et Isidore).

 

 

Construire de nouveaux services, un chantier ambitieux! (source: Construction in Toronto May 2012)

Construire de nouveaux services, un chantier ambitieux! (source: Construction in Toronto May 2012)

 

Or, l’émergence de nouveaux modes de diffusion de la connaissance, et plus généralement l’évolution des pratiques de recherche rendent nécessaires une adaptation de ces services historiques, et le développement de nouveaux services.

Nous nous inscrivons dans un mouvement général de renforcement du soutien à la recherche par les BU, qu’illustrent par exemple les bibliothèques de Versailles Saint-Quentin (implication dans le projet de Dictionnaire des éditeurs français du XIXe siècle), de l’Ecole des ponts, de Bordeaux Montaigne ou de Grenoble (notamment par le biais de sa participation au projet Fonte Gaïa). Il y aurait bien sûr de nombreux autres exemples inspirants à citer, en France ou à l’étranger.

Nous souhaitons partager avec vous ce travail en cours. Vous pourrez donc lire dans les prochaines semaines des billets de synthèse sur différentes thématiques, des conseils pratiques, des retours d’expériences, et l’annonce de nouvelles actions, en particulier dans les domaines suivant:

  • gestion et la diffusion des données produites par les chercheurs;
  • outils et méthodes numériques permettant de traiter et manipuler des données, notamment en SHS;
  • évolutions réglementaires récentes concernant la diffusion des résultats de la recherche et la fouille de texte et de données (Text & Data Mining);
  • recommandations et exigences de l’Union européenne en matière de diffusion des résultats la recherche (projets Horizon 2020).

Vous trouverez des informations plus détaillées sur les pages de notre site présentant nos services d’accompagnement à la publication et à la gestion et manipulation de données et, pour en savoir plus sur la démarche, cette présentation faite en juin dernier lors d’une journée d’étude organisée par l’URFIST de Nice  (certains points ont naturellement évolué depuis, mais la trame globale reste d’actualité) :

 

N’hésitez pas à nous contacter dès à présent si vous souhaitez avoir des informations sur l’un de ces sujets!

Lexis360 arrive le 15 décembre

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A partir du 15 décembre, Lexis360 remplace LexisNexis Jurisclasseurs.

 

Vous pouvez déjà accéder à cette nouvelle plateforme et vous familiariser avec son interface. Lors de votre première connexion à Lexis360, plusieurs étapes importantes sont à respecter :

 

  • elle devra tout d’abord s’effectuer depuis l’un des campus de l’université de Nice Sophia Antipolis
  • il sera nécessaire de vous créer un compte à l’aide de votre adresse mail unice.fr (seul ce nom de domaine sera reconnu. Ajout au 13/12/2016 : les noms de domaine etu.unice.fr et univ-cotedazur.fr sont également reconnus) et de le valider via le lien qui vous sera envoyé par mail

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  • grâce à ce compte, vous pourrez ensuite vous connecter en accès distant à Lexis360

 

Une présentation de cette base ainsi qu’un tutoriel de prise en main est disponible sur le site de l’éditeur.

Si vous avez des questions ou besoin de plus d’informations, n’hésitez pas à écrire à docelec@unice.fr.

What’s the MOOC !!! ????

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Vous avez envie d’aller plus loin que vos cours à l’Université Nice Sophia Antipolis, sans quitter ce paradis ! Internet vous offre tant d’opportunités : le MOOC (massive open online course) est à la fois une nouvelle mode et une nouvelle ressource pour votre avenir.

Véritable parcours pédagogique construit par des spécialistes, généralement sur plusieurs semaines, voire mois, ces cours en ligne se caractérisent par l’usage de ressources éducatives libres (vidéos en ligne, mais aussi forums, procédés d’évaluation en ligne…), par leur ouverture massive via les nouvelles technologies et la logique de l’accès libre, c’est-à-dire ouverts à tous les usagers potentiels, étudiants, chômeurs, retraités, curieux de tous bords… (même si attention, tous les MOOC ne sont pas gratuits).

MOOC_lamiot_cc_by_sa

L’un des plus importants réservoirs français de cours est FUN-MOOC, qui propose autant des cours pour réussir les DELF et DALF, que des introductions aux technologies du web de données et web sémantique par l’INRIA Sophia Antipolis, membre de l’Université Côte d’Azur.

800px-Silmarrillion,_Just_under_the_CoverPour se tenir au courant des MOOC en cours ou à venir, le Ministère de l’Enseignement supérieur tient à jour un calendrier des MOOC des principales plate-formes françaises. L’Université d’Artois proposait très récemment un MOOC « MOOC Fantasy, de l’Angleterre victorienne au Trône de fer ». Il existe également des annuaires de MOOC, très bien présentés par le Blog OutilsTice, afin de vous aider à vous repérer dans le choix immense du web.

Et si vous n’avez pas le courage de suivre un MOOC sur plusieurs mois, vous pouvez picorer à droite et à gauche des contenus plus courts, conférences, colloques… Beaucoup d’institutions mettent désormais en ligne leurs contenus : par exemple, le Collège de France propose les textes de nombreuses leçons et conférences en ligne sur OpenEditions, ainsi que les versions vidéo ou audio. A voir la toute récente leçon inaugurale de l’écrivain Alain Mabanckou « Lettres noires : des ténèbres à la lumière », retraçant le parcours de la littérature coloniale à la littérature « négro-africaine », ou les cours de Yann LeCun, autorité dans le monde de l’Intelligence artificielle, sur l’apprentissage profond.

L’Enseignement supérieur a également son propre site, Canal-u, qui propose des conférences sur des thématiques aussi larges que « Les multiples conditions pour l’habitabilité des logoplanètes », d’André Maeder, professeur émérite à l’Observatoire de Genève, aux « Histoires de Hou Hsia-Hsien » de Wafa Gherman, à la Cinémathèque française.

Diversité, multidisciplinarité, ouverture… A vous d’explorer maintenant !!!

Ressources en test – Épisode 3 : Cyberlibris

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Pour clôturer la série de tests, nous vous proposons de découvrir jusqu’à fin septembre Cyberlibris, une plateforme de livres électroniques. Toutes les collections sont consultables :

Plusieurs fonctionnalités sont disponibles :

  • le moteur de recherche pour effectuer une recherche par titre, auteur… ou par mots-clés
  • l’onglet Catalogue pour découvrir le contenu des livres accessibles par éditeur ou par collection
  • la création d’un compte qui permet d’enregistrer ses recherches, créer des dossiers ou surligner des passages et enregistrer des notes prises lors de la lecture

Vous pouvez nous donner votre avis sur cette ressource et plus généralement sur l’intérêt des livres électroniques pour vous via notre enquête en ligne.

 

Ressources en test – Episode 2 : 6 ressources à découvrir

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Notre campagne de tests se poursuit. Durant le mois d’avril, vous pourrez accéder à plusieurs nouvelles ressources  :

  • CAIRN : revues et livres électroniques en sciences humaines et sociales. Le test porte sur 109 revues complémentaires à l’abonnement que nous avons actuellement (merci de nous donner votre avis).
  • Numérique Premium : livres électroniques en histoire et sciences humaines (merci de nous donner votre avis).board-361516_640
  • Acland’s Anatomy : vidéos d’anatomie destinées aux étudiants en médecine (accès en local uniquement depuis les postes de l’université, merci de nous donner votre avis).
  • Visible body : exploration 3D du corps humain et de ses différents systèmes, quizz d’auto-apprentissage et séquences animées (merci de nous donner votre avis).
  • EM Premium Paramédical : revues sur les métiers du paramédical proposées par la plateforme EM Premium (merci de nous donner votre avis) (prolongation jusqu’au 31 mai)
  • E-library infirmier : livres électroniques en soins infirmiers des éditions Masson (merci de nous donner votre avis) (prolongation jusqu’au 31 mai)

 

Et enfin, la collection de revues des Classiques Garnier est toujours en test jusqu’au 10 avril. Vous pouvez encore consulter cette ressource et bien évidemment nous donner votre avis !

 

Ressources en test – Épisode 1 : la collection de revues des Classiques Garnier

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Comme chaque année, vos BU vous proposent des ressources électroniques en test. Ces tests vous permettent de découvrir et d’évaluer des ressources susceptibles de vous intéresser et répondre à vos besoins.

Nous comboard-361516_640mençons cette série de test par la collection de revues des Classiques Garnier. Cet éditeur publie des éditions de référence d’œuvres littéraires du monde entier ainsi que des études et essais en littérature et sciences humaines.

28 revues sont consultables du 1er mars au 10 avril. Parmi elles, on retrouve notamment la Revue des Lettres modernes, Romanesques, les Cahiers de littérature française ou encore Les Cahiers de recherches médiévales et humanistes.

Comme vous pouvez le constater, le test à déjà commencé. Dépêchez-vous donc de consulter ces revues avant qu’il ne soit trop tard et faites nous part de votre avis en répondant à ce court questionnaire.

D’autres tests pour d’autres ressources vous seront bientôt proposés. Rendez-vous au prochain épisode.

 

2016, du nouveau dans les ressources en ligne

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Qui dit nouvelle année, dit nouveautés et changements dans les ressources électroniques !

Au rayon « nouveautés » vous trouverez donc désormais :

  • E-ecn : site d’entraînement et de révisions à l’Ecn en médecine
  • E-Books médicaux de la collection « Les collèges » d’E-library 
  • La Bibliographie de littérature française : plus de 150 000 notices détaillées d’études et articles parus depuis 1998 sur la littérature française et francophone du XVIe siècle à nos jours avec une mise à jour quotidienne
  • Les ressources disponibles via les licences nationales sont de plus en plus nombreuses. Depuis fin 2015, vous avez désormais accès aux revues de l’éditeur Emerald, spécialisé en économie, gestion et commerce. Cette offre porte sur 362 revues, de leur première publication (la plus ancienne remontant à 1898) jusqu’en 2010 inclus

Le périmètre d’abonnement aux Techniques de l’ingénieur a été modifié afin de correspondre plus finement à vos besoins.

D’autre part, afin de maintenir une offre qui réponde à vos besoins malgré une augmentation constante du coût de la documentation électronique, les bibliothèques ont dû désabonner certaines ressources moins consultées :

Photo credit : Got Credit

Photo credit : Got Credit

  • JAMA
  • des titres de la plateforme Erudit

Pour avoir plus d’informations sur nos ressources en ligne (typologie, accès…), vous pouvez consulter le portail des BU.

Nous restons également disponibles si vous souhaitez des informations complémentaires et pour répondre à vos questions.

Enfin les bibliothèques sont à votre disposition pour vous procurer les documents qui ne font pas partie de nos collections par le service du Prêt entre bibliothèques.

Nous vous souhaitons une très bonne année, de belles découvertes documentaires et la réussite dans vos études.

Westlaw International devient Westlaw Next

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Westlaw International, base de données juridique spécialisée en droit international, droit du monde anglo-saxon (dont celui du Commonwealth) et de l’Union européenne, fait peau neuve. A partir du 18 décembre, la plateforme actuelle migrera vers Westlaw Next. Vous pouvez déjà découvrir cette nouvelle interface en vous rendant sur la plateforme Westlaw UK dans le menu Services / International materials :

 

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Westlaw International donne entre autres accès à :

  • la législation, jurisprudence, doctrine en droit international, anglo-saxon et européen
  • des revues juridiques américaines et anglaises
  • de nombreux titres de la presse internationale dont le Monde
  • CELEX : base de données officielles de l’UE et aux publications ELLIS…

 

Pour vous aider à vous familiariser avec cette nouvelle interface, vous trouverez sur le site de Westlaw International un comparatif entre les 2 plateformes et des supports de formation.

N’hésitez pas à nous faire part de vos remarques sur cette nouvelle plateforme.

Pour toutes informations complémentaires, vous pouvez écrire à docelec@unice.fr

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