Economie

Les formations doctorales s’enrichissent

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Doctorants, n’oubliez pas, comme chaque année, les formations proposées par la BU aux doctorants de l’ED Despeg débutent en janvier !

Cette année, le programme de formation a été enrichi : nous vous proposons notamment une formation sur le droit d’auteur et le plagiat, indispensable lorsque l’on produit un long document de recherche.

Sur la question de vos données de recherche (par exemple des chiffres liés à des enquêtes…) : l’Urfist a mis en place une formation pour vous en expliquer tous les enjeux et vous donnera des clefs pour les gérer au mieux, via un plan de gestion des données (DMP).

Bien sûr, vous retrouverez dans le programme toutes nos autres formations spécialement destinées aux jeunes chercheurs que vous êtes :

-Sur la maîtrise de la recherche documentaire,

-Sur l’utilisation de Zotero et Diigo, qui vous permettront de stocker, organiser, et mettre en forme l’information et les références que vous utiliserez dans votre thèse,

-Sur les nouveaux modes de diffusion de l’information scientifique, qui passent aussi par le Web : blogs, pre-prints, archives ouvertes, revues en ligne… autant de moyens de valoriser et faire connaitre ce que vous publiez,

-Sur le dépôt et la diffusion de votre thèse en ligne.

Au total, les bibliothèques universitaires vous proposent une cinquantaine d’heures de formation, que vous pouvez suivre à votre convenance tout au long de votre parcours en thèse : chaque doctorant peut choisir à quelle formation s’inscrire, à quel moment. Certains doctorants font toutes leurs formations dès la première année, d’autres préfèrent par exemple suivre les formations sur la recherche documentaire au début de leur thèse et celles sur la publication scientifique plutôt à la fin.

Rappel du cadre :

Pendant les trois années (ou plus!) de la thèse, chaque doctorant doit suivre :

  • 30h de formation dite « professionnalisante », organisée par le service de formation continue de l’Université
  • 60h de formation académique : colloques, conférences, journées d’étude… et formations à la recherche d’information et à l’Information scientifique et technique organisée par la BU.

Les formations concernant l’ED Despeg se déroulent à la BU Droit Science Politique.

Et pour s’inscrire ?

Vous trouverez sur le portail des BU le programme de formation, ainsi que le lien vers le formulaire d’inscription.

Les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 18 janvier. Attention, certaines formations sont destinées en priorité aux doctorants de première année, pensez bien à vérifier le niveau conseillé avant de vous inscrire !

 

Au croisement de l’information et de la stratégie ?

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Ce billet est le deuxième d’une série consacré à la veille et à l’intelligence économique.

« Au croisement de l’information et de la stratégie ? »  Que désigne cette citation de François Moinet ?

Il s’agit de l’intelligence économique, un  terme très en vogue ! On parle là d’une démarche spécialisée au monde de l’économie et des entreprises contrairement à la veille qui peut tout à fait s’exercer dans n’importe quel domaine.  En même temps, l’intelligence économique est plus large puisqu’on peut dire qu’ elle englobe la veille qui est un des ses outils.

 

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Comme l’explique le texte fondateur de la démarche en France, le rapport Martre :

La notion d’intelligence économique implique le dépassement des actions partielles désignées par les vocables de documentation, de veille (scientifique et technologique, concurrentielle, financière, juridique et réglementaire…), de protection du patrimoine concurrentiel (…) Ce dépassement résulte de l’intention stratégique et tactique, qui doit présider au pilotage des actions partielles et au succès des actions concernées, ainsi que de l’interaction entre tous les niveaux de l’activité, auquel s’exerce la fonction d’intelligence économique : depuis la base (internes à l’entreprise) en passant par des niveaux intermédiaires (interprofessionnels, locaux) jusqu’aux niveaux nationaux (stratégies concertées entre les différents centres de décision), transnationaux (groupes multinationaux) ou internationaux (stratégies d’influence des États-nations).

Bref, l’intelligence économique, repose en partie sur la surveillance l’analyse d’un ensemble d’informations, mais va au delà : on parle notamment de gestion des risques pour l’entreprise, de protection de son patrimoine immatériel, de stratégie et d’influence. Pour mettre en oeuvre ces processus il faut des organisations réactives et capable d’anticiper les évolutions pertinentes.

Le saviez-vous ? Il existe en France depuis 2009 une délégation interministérielle à l’intelligence économique, qui présente le concept ainsi : « L’intelligence économique (IE) consiste à collecter, analyser, valoriser, diffuser et protéger l’information économique stratégique, afin de renforcer la compétitivité d’un Etat, d’une entreprise ou d’un établissement de recherche. » Son fonctionnement a été modernisé et formalisé par le décret 2013-759 du 22 Aout 2013.

L’intelligence économique n’est en effet pas qu’un enjeu interne aux entreprises, c’est un enjeu important des politiques publiques. En France en effet le monde de l’entreprise a pris un certain retard sur ces questions, notamment parce que les dirigeants ne perçoivent pas toujours comment rendre opérationnelles ces démarches afin qu’elles apportent une vraie valeur ajoutée à leur gouvernance.

Pour en savoir plus :

Le guide de l’intelligence économique [en ligne] / directeur de collection, Philippe Gloaguen ; coordination éditoriale, Thomas Legrain ; avec la collaboration de Véronique de Chardon et Emmanuelle Bauquis ; à l’initiative de la Délégation interministérielle à l’Intelligence économique (D2IE), du Conseil supérieur de l’Ordre des Experts-Comptables (CSOEC), du Conseil National des Barreaux, de l’Ordre des avocats de Paris, de la CGPME Paris Île-de-France, de Groupama et de Thomas Legrain Conseil. – [Édition 2012]. Disponible sur : http://www.intelligence-economique.gouv.fr/sites/default/files/guide_du_routard_-_intelligence_economique_-_2012.pdf

 

 

Veille en sciences économiques : dis-moi quelle source d’information tu utilises, et je te dirai qui tu es…

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Veille, Intelligence économique : vous avez certainement déjà entendu évoquer ces termes. Mais savez-vous exactement ce dont il s’agit et surtout, savez-vous comment les concepts et les outils de la veille peuvent vous être utiles pour vos études, pour vos recherches ? Faites le point avec la BU dans une série de quatre billets!

 

Les deux termes sont souvent employés de manière relativement indifférenciée : nous allons essayer de préciser un peu leurs définitions respectives et expliquer en quoi vous pouvez être concernés!

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Commençons par la veille. Ce terme très générique, s’entend de manière très large comme une certaine attitude face à l’information. Il se voit d’ailleurs souvent précisé par un adjectif qu’on lui adjoint :

  • La veille informationnelle
  • La veille documentaire : relève d’avantage du champs des sciences de l’information, c’est d’ailleurs l’arme préférée de vos bibliothécaires !  Il s’agit d’exploiter les outils de surveillance des sources d’information de manière à pouvoir rester informé en y consacrant le moins de temps possible
  • La veille stratégique : concerne plus spécifiquement le monde de l’entreprise. Il s’agit d’éclairer les processus de décisions en surveillant activement un ensemble très large d’information, à la fois en terme de marché, de concurrence, d’enjeu technologique et juridique

Selon l’Association française de Normalisation, la veille est « une activité continue et à grande partie itérative visant à une surveillance accrue de l’environnement technologique, commerciale, etc. pour anticiper les évolutions » [2]

On voit en fait que la notion de « veille » peut s’appliquer aussi bien à l’étudiant avancé, au chercheur, au bibliothécaire, qu’à l’entreprise : il s’agit de déployer une méthode stratégique et réfléchie permettant d’utiliser au mieux les outils de surveillance des sources d’informations pertinentes pour atteindre ses objectifs.

 

[1] Titre de billet repris d’une citation « Dis-moi quelle source d’information tu utilises pour ta veille en sciences économiques , et  je te dirai qui tu es… »  Rouach Daniel , La veille technologique et l’intelligence économique, P.U.F. « Que sais-je ? », 2010 (5e éd.), p. 117-123. URL :http://www.cairn.info/la-veille-technologique-et-l-intelligence-economiq–9782130585220-page-117.htm

[2] Norme expérimentale XP X50 – 053 : Prestation de veille et mise en place d’un système de veille. Paris : Afnor, 1998

 

Doctorants, quelles formations pour vous ?

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Vous êtes doctorant à l’ED Despeg, en début de thèse ou plus avancé dans votre travail de recherche ? Découvrez les formations documentaires que vous proposent les BU !

Le cadre :

Pendant les trois années (ou plus!) de la thèse, chaque doctorant doit suivre :

  • 30h de formation dite « professionnalisante », organisée par le service de formation continue de l’Université
  • 60h de formation académique : colloques, conférences, journées d’étude… et formations à la recherche d’information et à l’Information scientifique et technique organisée par la BU.

La BU propose un panel de formations « à la carte » : chaque doctorant peut choisir à quelle formation s’inscrire, à quel moment. Certains doctorants font toutes leurs formations dès la première année, d’autres préfèrent par exemple suivre les formations sur la recherche documentaire au début de leur thèse et celles sur la publication scientifique plutôt à la fin.

Les formations concernant l’ED Despeg se déroulent à la BU droit.

Pour y apprendre quoi ?

  •  Les bases de la recherche documentaire : à part internet et parcourir les rayons de la BU, vous ne savez pas où démarrer vos recherches documentaires ? Vous ignorez tout des bases de données en ligne, vous vous déplacez à la BU pour consulter vos revues, le terme de bibliographie vous fait frémir ? Ces formations devraient vous concerner.
  •  Découvrir et utiliser Zotero, Diigo ? Pour stocker, organiser, et mettre en forme l’information et les références que vous utiliserez dans votre mémoire, ces petits outils informatiques gratuits peuvent vous aider et vous faire gagner du temps.
  •  Publier ou mourir !  Aujourd’hui les nouveaux modes de diffusion de l’information scientifique passent aussi par le Web : blog, pre-prints, archives ouvertes, revues en ligne… autant de moyens de valoriser et faire connaitre ce que vous publiez.
  • Inquiet  sur ce que deviendra votre thèse si vous la diffusez en ligne, sur les risques de plagiat ? Vous devrez trouver des éléments de réponse à vos questions.

Qui sont les formateurs ?

  • Ghislain Chave et Magalie Prudon : ingénieurs au département Sidoc, le service des BU qui gère notamment les publications en ligne et le dépôt électronique des thèses
  • Michel Roland et Gabriel Gallezot, respectivement Conservateur et Enseignant-Chercheur de l’Urfist, l’Unité régionale de formation à l’information scientifique et technique qui forme les enseignants chercheurs de la région Paca aux outils de l’information scientifique
  • Emmanuelle Beauville, conservateur à la BU Saint-Jean d’Angély
  • Maria-Livia Cadis, conservateur à la BU droit

S’inscrire ?

Voir le lien sur le site des BU : vous y trouverez le programme et le formulaire d’inscription. Attention, certaines formations sont destinées en priorité aux doctorants de première année, pensez bien à vérifier le niveau conseillé avant de vous inscrire !

Mémoires en ligne

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master La base DUMAS (Dépôt universitaire de Mémoires après Soutenance) est une base d’archives ouvertes contenant des mémoires validés par un jury .

Initiative de l’Université de Grenoble 2 (2008), cette base est hébergée par HAL, archive ouverte pluridisciplinaire gérée par le CCSD (Centre pour la Communication Scientifique Directe) qui dépend du CNRS.

Le dépôt se fait donc après soutenance devant un jury, sous contrôle de professionnels de la documentation (UFR, SCD, laboratoires de recherche) ou d’enseignants. Une autorisation de diffusion est remise par l’étudiant.

Il faut demander une création de compte à l’administrateur de DUMAS pour effectuer un dépôt.

Les utilisateurs ont le droit d’exploiter les documents à des fins d’enseignement ou de recherche et doivent s’engager à citer la référence complète.

Plus de 3000 mémoires sont déjà en ligne. Si le domaine juridique est sous-représenté pour l’instant (20 mémoires), on y trouve de nombreux mémoires en économie, finance et gestion qui sont également signalés dans REPEC (REsearch Papers in EConomics),  base internationale  d’archives ouvertes en économie.  Plus de 200 mémoires en science politique sont aussi accessibles sur ce site.

Nous  vous signalons par ailleurs que la BU n’archive plus qu’un nombre très limité de mémoires imprimés qui sont recommandés par un professeur.

La diffusion des mémoires en ligne est à l’étude à l’Université de Nice.

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