Archive pour avril, 2016

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Les livres numériques sont accessibles 24h/24 et 7j/7, depuis n’importe quel lieu, grâce à vos codes Sésame. Pour les consulter, il est indispensable de s’authentifier via le site des BU. C’est tout simple :

  • Cherchez votre titre sur le site web des BU, ou consultez la liste des ressources. Un lien spécifique vous permet d’être reconnu comme appartenant à l’UNS.
  • Identifiez-vous avec votre Sésame ou votre login de messagerie.

La lecture de certains e-books nécessite l’installation du logiciel Adobe Digital Editions. Ce petit tutoriel vous expliquera en détail comment profiter des livres électroniques de la BU.

 

 

Un illustrateur de SF à la BU : Olivier Sanfilippo

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Aujourd’hui nous faisons la connaissance d’Olivier Sanfilippo, dit Akae, un artiste niçois, comme beaucoup de ceux qui participent au festival Nice fictions de cette année. Il est le responsable du pôle Expositions, Graphisme et Illustrateurs.

 

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Olivier Sanfilippo à droite de la photographie, avec Jérôme Gayol l’un des responsables du festival, lors de l’accrochage de son exposition à la BU de Saint Jean.

Le site pour découvrir notre talentueux illustrateur

Tandem : Olivier pouvez-vous nous parler de votre parcours ?

Olivier : Alors mon parcours est assez éclectique ; après un bac littéraire option arts plastiques j’ai fait deux années aux Beaux Arts avant de me rendre compte que l’académisme artistique ce n’était pas pour moi !
J’étais dans un cursus d’arts traditionnels, bref absolument pas adapté à mes goûts au niveau formation, à savoir à ce moment la BD et l’illustration.
Du coup j’ai opté pour ma seconde passion après le dessin : l’Histoire. Je me suis du coup inscrit en fac et j’ai poussé jusqu’au doctorat.
En parallèle je n’ai jamais lâché le dessin couplé à mon amour du jeu de rôle. J’ai donc commencé à œuvrer au sein de fanzines, webzines et autres productions en amateur avant de voir mon premier projet professionnel édité en 2008.
Ensuite ça s’est progressivement enchainé et j’ai multiplié les boulots édités. J’ai intégré l’équipe initiale du projet des Ombres d’Esteren pour lequel je travaille toujours et qui a été plusieurs fois primé aux USA notamment pour son excellence graphique (Best Art Interior, etc.).
En 2012 j’ai été sélectionné et ai reçu le Prix Jeune Illustrateur Zone Franche/Art&Fact. Ce prix m’a permis d’élargir mon champs d’activité au milieu littéraire et de fréquenter plus encore les salons, festivals (Les Imaginales, La GenCon, etc.) et de multiplier les expositions (Musée National de l’Education de Rouen, Zone Franche, Nice Fictions, Japan Auréa, Festival de la Sainte Narcisse, Entreprise Thalès, etc.).
Depuis mon activité s’est développée, je travaille désormais à plein temps en tant qu’illustrateur pour de nombreux professionnels du milieu du jeu français ou même étrangers (Alderac Entertainment Group (USA), Plaisir d’Histoire (Suisse), etc.), notamment le jeu de rôle. Mais aussi plus largement je travaille le jeu de société, pour des éditeurs littéraires ou encore pour de multiples autres intervenants privés ou institutionnels !
En plus de mon activité d’illustrateur, je suis très attaché et impliqué dans le tissu associatif. Avec mon épouse nous avons animé une section Jeu de Rôle dans un centre culture et loisir durant près de 15 ans. J’ai intégré le GRAAL (Groupement Azuréen des Associations Ludiques) depuis ses débuts, que ce soit en tant que petite main puis à divers postes de responsabilité depuis les débuts (Responsable Pôle Jeu de Rôle, Trésorier, gestion des partenariats, etc.).
Depuis 2008 je suis aussi membre du Comité de direction du studio créatif Forgesonges (à l’origine de nombreux projets édités : Les Ombres d’Esteren, Mississippi, Le Recueil des Démiurges en Herbe, etc.) et je fais parti des fondateurs du GEAR (Groupe d’Entre-aide des Auteurs Rolistes) ou encore de diveolivier-sanfilippo2rses associations communautaires liées à des jeux comme la Voix de Rokugan (autour du jeu Legends of the Five Rings).
Et en ce qui nous concerne j’ai été appelé par Sybille à rejoindre dès ses débuts la merveilleuse aventure de Nice Fictions. Elle m’a confié la gestion et la responsabilité du pôle expositions et graphiques du festival.

Tandem : Vous dessinez, vous jouez, vous écrivez ! ?

Olivier : Oui tout ça ! Je dessine, je joue et j’écris.
Alors, Je dessine beaucoup, ça vous vous en doutez, je joue au Jeu de Rôle au moins une fois par semaine et sinon il m’arrive aussi de pousser de la figurine de wargames.
J’ai la chance d’être marié à une « roliste » toute aussi fan, du coup ça facilite amplement la gestion du planning familial !
Pour l’écriture en fait c’est uniquement lié à mon activité autour du jeu de rôle. Je n’ai absolument pas la plume, ni l’âme d’un écrivain, mais j’adore écrire pour du jeu, développer des univers, des intrigues, et autres éléments de contexte. L’exercice n’est pas du tout identique à l’écriture littéraire. Du coup pour l’écriture je ne marche qu’au plaisir et à l’envie et pas à la commande.
Si j’ai un projet, je travaille, le plus souvent en équipe. J’adore le travail d’équipe, malgré ses contraintes, et j’embarque le plus souvent Aldo Pappacoda dans mes délires !
On a commis plusieurs choses dont une fan-production d’un supplément pour un jeu très connu des « rolistes » : Legend of the Five Rings (un jeu médiéval-fantastique japonisant) qui a reçu un accueil merveilleux de la communauté mais aussi des ayants droits du jeu ! On travaille actuellement sur la suite de ce supplément mais aussi sur un projet avec d’autres amis : La Geste des Dieux-Machines.

Tandem : Comment êtes-vous devenu illustrateur en SF et fantasy ?

Olivier : En fait, ma passion pour le dessin s’est développée en parallèle avec ma passion du Jeu de Rôle. Du coup il ne m’est jamais venu à l’idée de travailler sur autre chose que de la SF, de la Fantasy ou des univers de l’imaginaire. Il était évident pour moi que si un jour j’arrivais à travailler en tant qu’illustrateur, ce serait d’abord pour le Jeu de Rôle, puis dans tous ces univers qui agitent mon imagination et ma cervelle à longueur de journée.

Tandem : Quelles sont vos influences artistiques et pourquoi le Japon ?

Olivier : Elles sont multiples et variées. Et fait je me nourris de tout ce qui m’entoure et je me fais influencer très facilement.
Je fais l’éponge, même si j’essaye de garder le plus possible mon identité graphique.
J’ai toutefois une série d’artistes plus présents, que ce soit dans mon travail, ma technique ou les thématiques que j’aborde ou simplement comme constituant de mon univers mental et graphique.
L’Asie et plus encore le Japon, occupe une place d’honneur dans ces influences. Le tout premier qu’il m’est impossible de renier tant je suis fan et tant il participe à m’alimenter c’est Hayao Miyazaki et les Studios Ghibli. Je suis admiratif de leur travail. Leurs univers, leurs sujets, leurs thématiques, me parlent et me touchent. Princesse Mononoke, Le Voyage de Chihiro, Le Château Ambulant, Mon voisin Totoro, Nausica, etc., tant d’œuvres que j’ai en permanence à l’esprit et que je ne me lasse jamais de repasser.
A tel point que lorsque j’ai des jeunes en stage à la maison, il faut obligatoirement que je leur fasse visionner certaines des œuvres clefs qui m’influencent. Ils se plaignent rarement ! Le Japon me fascine, j’en suis amoureux, à tel point qu’une partie importante de ma thèse d’histoire portait dessus.
De ce fait je suis un fan de toute la production d’estampes de l’ère Edo, les Ukiyo-e, et des artistes tels Kiyonaga, Utamaro, Hiroshige, Hokusai, quelques uns parmi les plus célèbres.
Plus actuels, il y a aussi des artistes très célèbres qui ont travaillé dans le jeu vidéo ou l’animation (entre autre) par exemple comme Yoshitaka Amano dont le travail me renvoie inconsciemment à Alfons Mucha peintre et publiciste très connu que j’adore.
Pour citer encore des artistes européens ou contemporains qui m’inspirent ou m’influencent je dois citer le travail des artistes romantiques du XIXe qui me fascinent, notamment par leur ambiance et leurs compositions.
Pour les plus contemporains Sergio Toppi, Gérard Trignac ou encore des artistes comme le non moins célèbre Andy Goldsworthy (artiste photographe/sculpteur/plasticien de la mouvance du Landart) mais aussi des célébrités de notre milieu tel Aleksi Briclot, Marc Simonetti, JungGi Kim, Claire Wendling et tellement d’autres.
Et ce sans compter tous les collègues qui m’entourent avec lesquels je travaille ou que je fréquente et auprès desquels j’agis comme un vrai buvard ou encore tout l’art architectural qu’il soit italien, français, japonais, ancien ou contemporain (les cités italiennes sont une autre de mes passions tout comme les monstres tentaculaires aux contrasteolivier-sanfilippo1s incroyables que sont les cités asiatiques comme Shanghai, Tokyo, Hong Kong, etc.!).

Tandem :Pouvez-vous définir le rolisme ?

Olivier : héhé! C’est la première fois que l’on me parle de « rolisme ».
Ce terme me renvoie à une communauté, une tendance, une mouvance autour du Jeu de Rôle. Je ne sais pas si l’on peut parler de « rolisme » sans parler de jeu avant tout. Sans le « Jeu » pas de « Rôle ».
Notre activité passe avant tout par cette composante essentielle : le jeu. C’est ce qui nous distingue des « jeux de rôles » qu’on peut faire en thérapie chez un psy, en école de commerce, ou encore sur une scène de théâtre.
J’utilise le terme « roliste » pour nous désigner, par raccourci, du coup je pense que sans m’en rendre compte je nous colle une étiquette « communautaire » et du coup « rolisme » prend un peu de sens.
Bref comme le cyclisme, c’est avant tout la pratique qui nous regroupe, pour le reste, les profils sont tellement divers. Du coup, le « rolisme » en tant que tel, isolé de sa pratique ça ne me parle pas. Il n’empêche que j’adore le jeu de rôle et qu’il fait partie des activités, comme pour certains le sport, dont je ne pourrai me passer.
Du coup si je devais définir le « rolisme », je parlerai de création et d’imagination, de voyages, de stimulation et de rencontres mais surtout et avant tout de jeu.

Tandem : Quelle place tient-il dans votre création ?

Olivier : Le jeu de rôle tient une place essentielle.
En fait, le jeu de rôle est un média des plus complets. Il permet de jouer, de s’amuser, de créer. Il stimule l’imagination et mobilise de nombreuses compétences. Notamment sa pratique mais aussi l’aspect créatif. La création de jeu de rôle c’est complet : littéraire, game design, graphisme, scénarisation, etc.
C’est pour moi le Graal du créatif dans le sens où l’on peut y trouver nombre de domaines de la création et que cette création prend vie ensuite dans les mains et l’esprit des joueurs. C’est génial. Quand je bosse, je me fais forcément plaisir. C’est un stimulus incroyable pour mon imaginaire. C’est dire la majeure partie de mon travail, l’est pour des clients de l’industrie du jeu et majoritairement du Jeu de Rôle. C’est simple je travaillerai toujours pour du Jeu de Rôle, que ce soit pour des éditeurs ou sur des projets personnels.

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