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Visite au Musée International d’Art Naïf Anatole Jakovsky, à Nice

Lors de notre visite au Musée International d’Art Naïf Anatole Jakovsky à Nice il y a quelques semaines, nous avons été reçus par Mme Frédérique Olivier-Ghauri, la responsable du lieu. Elle nous a présenté l’histoire de son établissement, les œuvres qu’il possède ainsi que les projets présents et à venir et nous a également guidés lors de notre visite des locaux et des collections.

Le Musée se situe au Château Sainte Hélène, grande et belle villa construite à la fin du XIXe siècle et ancienne résidence du parfumeur François Coty. Il réunit sur deux étages un panorama unique de l’histoire de la peinture naïve du XVIIIe à nos jours.

Le Musée d’Art Naïf de Nice, n.d. / Roger BOISSIER.
Crédit photo : Ville de Nice – Muriel Anssens

Le musée a ouvert ses portes en 1982 par suite d’une importante donation de la collection privée d’Anatole Jakovsky, collectionneur, critique d’art et écrivain s’étant consacré à l’Art Naïf et à sa défense une bonne partie de sa vie. Ainsi, peintures, sculptures, dessins, affiches, retracent l’évolution de cet art à travers des œuvres d’artistes reconnus. D’autres collections de ce personnage foisonnant sont aussi représentées comme celle d’ouvrages sur le tabac.

Le musée conserve également une collection d’Art Brut et Singulier. L’Art Brut, terme employé par l’artiste Jean Dubuffet, désigne les productions de personnes exemptes de culture artistique. Communément désigné comme l’« Art des fous », il est également celui de marginaux de toutes sortes. L’Art Singulier s’inscrit, quant à lui, dans la lignée de l’Art Brut en regroupant des artistes ayant pris distance avec l’art académique.

Depuis le 5 mars et durant toute l’année 2022, le Musée International d’Art Naïf Anatole Jakovsky célèbre les quarante ans de son inauguration.

Le 5 mars dernier, a eu lieu la journée de célébration de cet anniversaire autour de diverses manifestations, notamment une table ronde marquant l’ouverture du « festival d’art Naïf, Brut et Singulier », le vernissage de l’ensemble des productions de l’atelier d’Art Postal réalisées par des artistes et les visiteurs. De même, l’exposition Dont acte. 1982 – 2022 : le Musée International d’Art Naïf quarante ans d’un parcours a été inaugurée à cette occasion. L’exposition retrace les 40 ans d’histoire du musée en présentant des documents et œuvres originales, pour la plupart jamais exposés. Elle se tiendra au musée jusqu’au 31 décembre 2022.

Maison, n.d. / Auguste Forestier. Crédit photo : Ville de Nice

Cet évènement est l’axe majeur, décliné en plusieurs points, de la programmation de l’année 2022 sous l’intitulé « Festival d’art Naïf, Brut et Singulier » où des manifestations régulières mettront en valeur aussi bien les collections que l’histoire du musée et les artistes défendus par Anatole Jakovsky, par ailleurs premier biographe de Gaston Chaissac et détenteur de pièces d’art Brut dont certaines sont entrées dans les collections du musée dès 1982.

Par ailleurs, la programmation de l’année 2022 verra aussi le musée s’inscrire dans la biennale des Arts autour de la thématique « Fleurs ! » avec la proposition « LES FLEURS DU MÂLE ».

Mme Frédérique Olivier-Ghauri nous a indiqué souhaiter développer des partenariats universitaires notamment sur les thématiques liées au Centre de Documentation et de Recherche du musée et son panorama de l’Art Naïf, Brut et Singulier notamment en Europe et de thèmes connexes autour de travaux de recherche.

Le centre de documentation est situé dans une pièce de l’ancien appartement d’Anatole Jakovsky aménagée à cet effet. On y trouve de nombreux documents concernant les Arts Naïf, Brut et Singulier. Nombre de ces documents restent encore à trier, répertorier et référencer. Un certain nombre de dossiers documentaires sur les artistes ont été réalisés comprenant pour certains des documents inédits, intimes ou de la correspondance entre ces créateurs et le collectionneur.

Les collections sont constituées de 1960 documents, 1856 livres, et une centaine de fascicules de périodiques.

Depuis janvier 2022 un atelier d’« Art postal » participatif a pris place dans le parcours permanent du musée. Ici, lettres et enveloppes deviennent un support d’expression artistique. Cet atelier prend appui sur les correspondances qu’a entretenues Anatole Jakovsky avec de nombreux artistes.

Art postal / Danielle Labit. Crédit photo : Ville de Nice

Pour être parfaitement complet, il faut noter que l’établissement a bénéficié de travaux d’embellissement et d’accessibilité fin 2021 dont la dernière tranche est programmée pour le dernier trimestre 2022.

 

Le Centre Jacques-Berque, à Rabat

Centre Jacques Berque, Rabat, Maroc. Photo CJB.

En plein cœur de la capitale marocaine Rabat, au sein du quartier Hassan, se situe le Centre Jacques-Berque, un centre français pour le développement des sciences humaines et sociales. Les bibliothèques des écoles et instituts français à l’étranger étant dans le périmètre d’activité du Centre régional Sudoc-PS Paca/Nice, c’est ainsi que le Centre Jacques-Berque a rejoint notre réseau il y a quelques temps.

Cet Institut Français de Recherche à l’Étranger (IFRE) a été fondé en 1991. Il est sous double tutelle du Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS) et du Ministère des Affaires Étrangères. Il est représenté à Rabat par le service de coopération et d’action culturelle (SCAC) de l’ambassade de France au Maroc. Sa vocation est de produire un savoir partagé en sciences humaines et sociales, de le diffuser et de le valoriser.

Le centre mène ses activités scientifiques régulièrement, notamment par le biais de séminaires et journées d’études ayant pour objet des thématiques liées au Maghreb et au Maroc, dans différentes disciplines des sciences humaines et sociales : Histoire, Anthropologie, Sociologie… Plusieurs axes de recherche sont mis en place dans cette perspective : « Le temps long du Maghreb : archéologie et philologie » ; « Le Maroc contemporain » ; « Afrique et Maghreb ». Les chercheurs du CJB participent à la conception des programmes de recherche au sein du centre : ANR ILM ; ANR GlobAfrica ; TARICA.

Le Centre Jacques-Berque s’est lancé également dans une politique active de valorisation et de publication électronique et papier. Plusieurs ouvrages édités par le centre sont disponibles en version numérique dans sa collection électronique Maktabat al-Maghreb.

Le Centre Jacques-Berque dispose depuis 2007 d’une bibliothèque où les étudiants et chercheurs peuvent s’installer dans un espace ouvert, lumineux et accueillant. Elle est accessible sur rendez-vous pour les chercheurs non-inscrits.

Centre Jacques Berque, Rabat, Maroc. La bibliothèque. Photo CJB.

La bibliothèque du CJB est historique, elle émane directement de la Résidence Générale de France au Maroc ; elle est riche d’un fonds de monographies et périodiques, constitué d’environ 12 000 notices, tout à fait unique vu sa grande valeur historique.

La bibliothèque comporte environ 2500 ouvrages contemporains ainsi que 5000 numéros de périodiques, en plus de 8500 ouvrages anciens et rares et 200 titres de périodiques anciens.

L’essentiel du fond documentaire du Centre Jacques-Berque est constitué :

  • D’ouvrages généralistes de sciences sociales.
  • D’usuels (Annuaire de l’Afrique du Nord, Encyclopédie de l’Islam, Encyclopédie du Maroc en langue arabes, atlas, dictionnaire).
  • D’ouvrages qui portent sur la ville et les études urbaines ; les études religieuses ; histoire et archéologie, histoire du Maroc et du Maghreb ; anthropologie et sociologie, faits sociaux, migration…
  • De travaux de recherches sur le Maghreb : thèses, mémoires et rapports dans les domaines des sciences humaines et sociales.
  • D’une collection complète de périodiques épuisés.

La consultation du fond se fait sur place et est accessible pour les chercheurs, étudiants et universitaires :

  • Un catalogue en ligne de la bibliothèque du CJB est disponible
  • Les réponses aux questions des chercheurs à distance sont possibles par mail et téléphone
  • La réservation des ouvrages est possible
  • Intégration au réseau du Prêt entre bibliothèques (PEB) Sudoc

L’équipe Sudoc-PS n’a pas eu l’opportunité de se rendre à Rabat pour visiter les lieux mais nos collègues sur place nous ont fait parvenir ces éléments pour que nous connaissions mieux l’établissement et son fonds. Merci à eux !

 

Le Centre de documentation du Musée national Marc Chagall, à Nice

Marc Chagall, 1941. Photo Carl Van Vechten, Public domain, via Wikimedia Commons

En décembre 2021, nous avons continué nos visites dans le quartier de Cimiez à Nice en nous rendant dans le Centre de documentation du Musée national Marc Chagall, qui fait partie des Musées nationaux du XXe siècle des Alpes-Maritimes.

Cette bibliothèque est entrée depuis très longtemps (début des années 1980) dans le réseau Sudoc-PS (anciennement CCN-PS).

La bibliothèque existe dès l’inauguration du musée en 1973. Elle se situait auparavant dans le bâtiment principal. Plus tard, cet espace est devenu le bureau de la direction et les fonds ont été déplacés au sein du bâtiment administratif, dans les annexes du musée.

Le centre de documentation dispose d’une salle de lecture, donnant sur un joli patio empli de verdure, et d’un magasin-réserve.

Au départ, le fonds représentait environ 2000 livres, donnés par Marc Chagall. Par la suite, il n’a cessé de s’accroître par les dons et les acquisitions (faites par le musée, mais aussi par la Bibliothèque centrale des Musées nationaux).

Aujourd’hui, il contient plus de 6000 documents : en plus des ouvrages sur la vie et l’œuvre de Marc Chagall (notamment des catalogues d’expositions rares à partir de 1923), on trouve des monographies d’artistes, des ouvrages sur l’histoire de l’art et des techniques artistiques, des essais sur l’art, l’histoire des religions, des ouvrages de philosophie, de littérature ou encore sur l’histoire de la Russie.

Le centre développe également le fonds dédié à l’œuvre de Picasso à Vallauris pendant la période 1948-1955.

En ce qui concerne les périodiques, la bibliothèque possède des abonnements à des revues d’art courantes et quelques revues d’art anciennes, notamment :

  • Verve (fondée en 1937)
  • Cahiers d’art (fondée en 1926 par Christian Zervos)
  • Derrière le miroir (éditée par la Galerie Maeght)

Ces revues, éditées en nombre limité à l’époque, sont très difficiles à trouver aujourd’hui (chez les libraires anciens ou dans les ventes aux enchères). Nous avons eu la chance d’en admirer quelques-unes et particulièrement un numéro de Verve, qui contient les lavis que Marc Chagall a composés pour illustrer les Contes du Décaméron de Boccace, avec en regard des illustrations du Moyen-âge sur le même thème.

La bibliothèque conserve et alimente régulièrement des dossiers documentaires et les dossiers des œuvres conservées au musée.

Isabelle Le Bastard, chargée d’études documentaires, est arrivée au musée en novembre 2020, après une longue période sans responsable.

De ce fait, une grande partie des documents n’est pour l’instant ni inventoriée ni cataloguée. Il reste à peu près 3000 ouvrages à traiter. Néanmoins, une partie du fonds est consultable sur le catalogue collectif des bibliothèques des musées nationaux.

Le fonds photographique (vie et œuvre de Chagall, vie du musée, construction du bâtiment etc…) fait partie des ressources documentaires qu’il faudrait recenser et éventuellement numériser.

En outre, le centre documentaire possède les enregistrements, sur différents supports anciens, des premiers concerts de musique qui ont eu lieu dans l’auditorium du musée, pour lesquels une numérisation de conservation est envisagée.

Le centre de documentation est aussi le lieu de conservation des archives de l’activité scientifique du musée et d’un fonds privé, déposé au musée en 1975, de l’écrivain, journaliste et théologien français Aimé Pallière (1868-1949).

Pour conclure, rappelons que la bibliothèque a pour vocation d’être la bibliothèque de référence pour la vie et l’œuvre de Marc Chagall. Dans cette optique, elle acquiert toutes les nouvelles parutions et cherche à combler les lacunes.

Elle est accessible sur rendez-vous, en consultation sur place. Pour plus de renseignements, s’adresser à isabelle.le-bastard[at]culture.gouv.fr.

La prochaine exposition sera consacrée aux livres illustrés de Marc Chagall.

Nous remercions vivement Isabelle pour son accueil et ses explications, et sommes très satisfaits de pouvoir renouer les liens restés longtemps en sommeil.

Centre de documentation du Musée Marc Chagall, Nice. Photo E. Rauzy.

 

La Médiathèque Chalucet à Toulon

Extérieur Médiathèque Chalucet, Toulon (© Tous droits réservés)

Lumineuse et accueillante, voilà les premiers qualificatifs que l’on pourrait donner à la médiathèque Chalucet, tête du réseau des médiathèques de Toulon. Située dans un éco-quartier récemment rénové et inaugurée en janvier 2020, l’équipe du Sudoc-PS a eu le plaisir de visiter ses nouveaux locaux et se rapprocher de l’équipe des bibliothécaires qui coordonne la gestion et le signalement des périodiques, notamment dans le Sudoc.

Médiathèque Chalucet, Toulon (© Tous droits réservés)

 La médiathèque Chalucet est un bâtiment de 3 étages, à la fois moderne et ancien, avec poutres apparentes, attenante à l’ancienne chapelle transformée en salle d’exposition et structurée autour d’un escalier desservant différents espaces (espace Actualités, espace Image et son, Jeunesse, Auto-formation, Cinérama, salle dédiée aux jeux de société, salle réservée aux jeux vidéos, etc).

Les périodiques sont répartis dans tous ces espaces, en fonction de thèmes dédiés. On compte 270 abonnements à la médiathèque Chalucet et environ 680 titres vivants pour l’ensemble des médiathèques du réseau.

La médiathèque Chalucet ne possède pas de magasins sur place, mais une réserve patrimoniale et des magasins spécifiques situés dans la zone d’activités en périphérie de la ville. En l’absence de magasins et avant le déménagement des collections dans le nouveau bâtiment, un important désherbage a eu lieu, notamment concernant les périodiques. Un travail de mise à jour des collections de périodiques est en cours via l’application Colodus, afin que le catalogue du Sudoc soit à jour.

La médiathèque accueille également au sein de l’un de ses espaces les collections de l’École Supérieure d’Art et Design Toulon Provence Méditerranée.

La politique documentaire s’articule autour de nombreux projets dont celui de numériser et restaurer certains fonds anciens (fonds Philibert, fonds du Maghreb).

Toute proche de la médiathèque, la bibliothèque du Musée d’Art, rénovée récemment (ancienne salle d’étude de la bibliothèque municipale de Toulon, avec tout le charme de ses boiseries anciennes) abrite plusieurs fonds documentaires : histoire et culture sur la Provence, histoire et civilisations du Maghreb (fonds Philibert), histoire des Beaux-Arts, ainsi qu’un cabinet de curiosités, espace muséographique exposant des objets issus des collections du Musée d’Art.

Nous remercions chaleureusement toute l’équipe de la médiathèque Chalucet de Toulon pour son accueil et cette visite instructive.

Bibliothèque du Musée d’Art , Toulon (© Tous droits réservés)

 

Visite du Centre de documentation du Musée archéologique de Nice (juillet 2021)

Cimiez, Nice. Photo E. Rauzy

Le 1er juillet 2021, l’équipe Sudoc-PS a visité la bibliothèque du Musée archéologique de Nice/Cimiez. C’est la responsable de la bibliothèque, Audrey Recouly, qui nous a servi de guide pour cette découverte passionnante d’une bibliothèque spécialisée ainsi que du musée.

Le fonds du centre documentaire a été constitué dans les années 1950 quand les fouilles ont commencé dans le site archéologique de Cemenelum, sur la colline de Cimiez. Dans les années 1960, la bibliothèque se trouvait dans la villa des Arènes, l’actuel musée Matisse.

Ce fonds de documentation très riche se destine avant tout à être un outil de travail pour le personnel du musée, ainsi que pour les chercheurs. Dans cette optique, la plupart des nouvelles acquisitions sont en lien avec les collections du musée et participent à la valorisation, la médiation, et la conservation préventive de celles-ci.

Audrey Recouly assure différentes missions au sein du musée : outre la gestion de la bibliothèque du Musée archéologique (en plus de celle du Musée de préhistoire de Terra Amata), elle s’occupe également des collections du musée. Elle constitue des dossiers d’objets (avec la fiche d’inventaire, les photos, les informations sur les restaurations, les expositions et les articles qui parlent de l’objet en question – ou des objets qui ont un lien avec celui-ci), des dossiers d’acquisitions et des dossiers documentaires. Elle crée les cartels qui accompagnent les objets exposés. Elle assure le récolement des objets et collabore avec le Service d’Archéologie Nice Côte d’Azur. Parfois, elle peut compter sur l’aide de bénévoles ou de stagiaires (souvent des étudiants passionnés par l’histoire, l’archéologie ou la médiation culturelle). Actuellement, 6 personnes titulaires travaillent dans le musée, sans compter l’équipe de l’accueil et les gardiens.

La bibliothèque abrite environ 6000 ouvrages et une centaine de titres de périodiques liés à l’archéologie locale, l’histoire ancienne locale, les arts antiques gallo-romains, la société, la religion gréco-romaine, etc. Un fonds d’archives scientifiques des fouilles (plans, cartes, diapositives, photographies), dont le travail de classement est en cours, est également consultable.

Centre de documentation du Musée archéologique de Cimiez, Nice. Photo E. Rauzy.

Le catalogue de la bibliothèque est disponible en ligne à partir du site de la Bibliothèque municipale à vocation régionale Louis Nucéra de Nice. La salle de consultation est accessible sur rendez-vous et le centre de documentation peut aussi répondre à distance aux questions des chercheurs par mail (musee.archeologique@ville-nice.fr).  Cette bibliothèque très riche et spécialisée mériterait d’être davantage connue du public.

Pour terminer notre visite, Audrey Recouly nous a fait découvrir les collections du musée et l’exposition « Sosno squatte l’Antique »  présentée au musée jusqu’au 23 janvier 2022. Nous avons pu admirer la présentation originale de cette exposition où les objets anciens côtoient de près les créations contemporaines de Sosno (à l’intérieur, mais aussi à l’extérieur du bâtiment). En effet, Sacha Sosno s’est beaucoup inspiré de l’antiquité dans ses œuvres et a même participé à un chantier de fouilles archéologiques.

Nous remercions chaleureusement Audrey Recouly pour le temps qu’elle nous a consacré et pour ses explications détaillées et passionnantes d’un lieu à découvrir !

 

Le centre de documentation du Musée Matisse, à Nice

Photo Archives Musée Matisse

Le centre de documentation du Musée Matisse (Nice) est né en 1993 en même temps que l’aile contemporaine du musée. Il accueille depuis février 2021 une nouvelle responsable, Alix Agret. C’est l’occasion pour nous de reprendre contact et de mettre en lumière ce lieu.

La bibliothèque, située au dernier étage du musée, est un lieu atypique et en pleine restructuration. Elle fait partie du réseau des bibliothèques associées de la ville de Nice.

Ce centre de documentation se compose de différents espaces (une bibliothèque, un centre documentaire et une photothèque) et comprend une vaste mezzanine circulaire. La bibliothèque a pour vocation d’être un lieu de recherche accessible aux chercheurs, étudiants et amateurs (sur rendez-vous) mais aussi, à terme, de devenir le cœur d’une politique de programmation scientifique ambitieuse (cycles de conférence, échanges avec les chercheurs « matissiens » à l’échelle internationale).

La bibliothèque du musée Matisse a toujours entretenu une vocation pédagogique en accord avec le souhait du peintre de voir s’ouvrir un musée facilitant la compréhension de son travail. Outre une cinquantaine de livres de sa collection personnelle, la bibliothèque abrite plus de 8000 ouvrages d’histoire de l’art et sciences humaines. Elle comprend une section spécifiquement dédiée au peintre mais aussi un riche ensemble sur l’art du 19ème au 21ème siècles.

Le fonds photographique est riche de 350 tirages des plus grands photographes comme Brassaï, Cartier-Bresson ou Hélène Adant.

Il s’agit aujourd’hui de développer le rayonnement de cette riche documentation au-delà du cercle des initiés du peintre Henri Matisse. Ainsi, le site internet du musée se veut une plateforme, régulièrement actualisée, de ressources documentaires en français et en anglais. Un projet de numérisation des archives du centre documentaire (dossiers thématiques, dossiers sur la collection du musée, revue de presse) est également en cours.

L’ensemble du fonds documentaire, monographies et périodiques est signalé dans le catalogue de la BMVR de Nice. On compte environ 90 titres de périodiques dont une dizaine de titres vivants, signalés dans le catalogue Sudoc.

En avant-première, nous vous livrons le sujet de la prochaine exposition sur laquelle travaille l’équipe du Musée : le galeriste et fils d’Henri Matisse, Pierre Matisse. Nous devrions prochainement être en capacité de visiter ce lieu et découvrir cette exposition, prévue du 11 juin au 30 septembre 2021 !

Photo Archives Musée Matisse

 

Visite des Archives diocésaines et du Centre diocésain d’art sacré

Le 22 février 2021, l’équipe Sudoc-PS a eu le privilège de découvrir les locaux des Archives diocésaines et du Centre diocésain d’art sacré de Nice.

La plupart des Niçois connaissent l’église Sainte-Jeanne-d’Arc et son clocher blanc élancé, proche des quartiers de Valrose et de l’avenue Borriglione. Mais rares sont ceux qui savent ce qui se trouve dans l’entre-sol, dans l’ancienne crypte…

Archives diocésaines. Photo E. Rauzy

Nous rentrons par la rue Vincent Fossat à l’arrière de l’église. Quelques marches à descendre et nous nous retrouvons dans la salle de consultation avec le bureau d’accueil des Archives diocésaines. Nous sommes accueillies par Gilles Bouis, archiviste et bibliothécaire diocésain, et Élise Carbou-Hansson, bibliothécaire à la BMVR de Nice. Gilles Bouis est le seul salarié qui travaille ici (et à la bibliothèque diocésaine). Il est aidé par des bénévoles quelques demi-journées par semaine.

Cela fait 20 ans que les archives du diocèse de Nice sont installées à cet endroit, mais le manque de place commence à se faire ressentir : les rayonnages sont saturés et il faut continuer d’accueillir et conserver le patrimoine diocésain. De plus, la rénovation de la bibliothèque diocésaine située face à la mer, dans la Maison du Séminaire (bd Franck Pilatte à Nice) est envisagée. Il faut donc trouver un espace pour héberger ses collections le temps des travaux. Ces raisons ont motivé Gilles Bouis pour faire aboutir auprès du diocèse le projet de rénovation et d’agrandissement des espaces sous l’église.

Les travaux financés par le diocèse (à peu près 1 million d’euros) sont terminés aujourd’hui et nous ne pouvons qu’admirer le résultat de ce chantier difficile car soumis à des contraintes particulières (dues notamment au fait que l’église a été classée monument historique en 1992). L’un des éléments qui nous marque pendant la visite est l’harmonieuse cohabitation du moderne et de l’ancien : les murs blancs (sauf aux endroits où on aperçoit les vestiges de l’ancienne crypte ou le reste du décor du cinéma qui se trouvait là dans les années 1960) mettent en valeur des tableaux anciens. Sur le sol gris clair, les rayonnages mobiles bleus (1,6 km) sont prévus pour au moins 80 ans d’accroissement des collections. Les locaux respectent les dernières normes en vigueur en terme de conservation de documents et d’objets.

Une « visite guidée » des lieux réaménagés est disponible sous la forme d’une vidéo à retrouver sur YouTube.

Les meubles et les vitrines modernes abritent les objets anciens – notamment dans la salle dédiée à la paramentique (l’ensemble des vêtements, coiffes et ornements utilisés dans la liturgie chrétienne) où les parements les plus précieux sont rangés à l’abri de la lumière dans des meubles à tiroirs, protégés par du papier de soie.

Archives diocésaines. Photo E. Rauzy

A part des archives et des objets d’art sacré, 4000 ouvrages patrimoniaux sont également conservés dans ces espaces (il s’agit du fonds patrimonial de la bibliothèque diocésaine). Ces livres, imprimés avant 1811, proviennent essentiellement des bibliothèques monastiques d’Ancien Régime (franciscains, capucins de Sospel, etc.) ou de livres appartenant à des évêques. Certains ont été cachés par des particuliers pendant la Révolution. Le fonds se trouvait auparavant dans la bibliothèque diocésaine, dans de mauvaises conditions de stockage. Une fois nettoyés, les volumes ont été rangés ici par format avant d’être catalogués sur place par les bibliothécaires. Précisons qu’il ne s’agit pas uniquement d’ouvrages religieux, il y a aussi des sciences profanes (physique, chimie, astronomie, etc).

Pour conclure, revenons sur l’inauguration du Centre diocésain d’art sacré, le 2 octobre 2020, et sur la 1ère exposition en cours dans ce nouveau lieu, ouvert aux groupes sur rendez-vous : « Trésors du patrimoine de l’Église de Nice, archives-bibliothèque-art sacré ». Initialement programmée pour 4 mois jusqu’à fin février, elle sera prolongée, suite à la crise sanitaire. Pour plus de renseignements, veuillez écrire à archives@nice.catholique.fr.

Archives diocésaines. Photo E. Rauzy

L’exposition présente les pièces les plus précieuses en archives, bibliothèque et art sacré, comme par exemple le cartulaire de la cathédrale Notre-Dame du Château de Nice du douzième siècle. Elle témoigne de la volonté du diocèse de mettre en valeur son patrimoine et son histoire.

Félicitations à Gilles Bouis et son équipe pour le travail accompli et bon courage pour celui à venir.

Et un grand merci à Gilles et Élise pour leur accueil chaleureux et la visite passionnante de ces lieux qui méritent d’être mieux connus.

 

Le Centre de documentation du Musée de la photographie Charles Nègre

Musée de la Photographie, Nice. Photo © Philippe Viglietti

Dans notre démarche de rencontre des membres du réseau Sudoc-PS PACA Nice, nous avons eu l’opportunité de visiter le 2 juillet dernier le Centre de Documentation du Musée de la Photographie Charles Nègre, à Nice. Le Musée a déménagé il y a 3 ans Place Pierre Gautier, jouxtant le Cour Saleya de Nice. C’est l’occasion de découvrir ce nouveau lieu et espace dédié à la photographie en général, ainsi qu’à la documentation spécialisée dans ce domaine.

Le Centre de documentation du Musée fait partie du réseau Sudoc-PS depuis 2008. Sonia Duchatel, documentaliste et médiatrice culturelle, est à l’origine de la constitution du fonds documentaire. Elle en est responsable depuis une vingtaine d’années. Elle organise et valorise ce fonds spécialisé qui représente aujourd’hui environ 4 500 ouvrages et dictionnaires, et 50 titres de périodiques anciens ou plus modernes comme Photographie MagazineCamera International ou encore Le Photographe et Réponses Photo.

Contiguë à la galerie de l’étage, la bibliothèque possède une salle dédiée, ouverte au public sur rendez-vous. Les amateurs de photos, les étudiants et les chercheurs dans le domaine sollicitent Sonia pour des recherches, qu’elle effectue à l’aide du logiciel de gestion de bases de données File Maker Pro. Sur place, le public peut lire, photocopier ou scanner des documents.

Au-delà de son travail de médiatrice culturelle, par lequel Sonia reçoit des classes, elle travaille aussi avec l’équipe du musée sur les recherches documentaires liées aux 3 expositions annuelles. Par ailleurs, un projet de refonte du site web est également en cours.

Jusqu’au 30 août 2020, ne manquez pas l’exposition Jacques Borgetto. Si près du ciel, le Tibet.

La Galerie attenante au musée est consacrée à la création régionale photographique, en alternance avec les expositions réalisées à partir des collections du Musée. Jusqu’au 20 septembre 2020 vous pourrez y voir l’exposition Marc Pollini : Islande, île noire.

Musée de la Photographie, Place Pierre Gautier, Nice. Photo © Philippe Viglietti

 

Visite du Centre de documentation du Palais Lascaris à Nice (juin 2020)

Palais Lascaris, chambre d'apparat. Crédit : Ville de Nice, photothèque du Palais Lascaris

Palais Lascaris, chambre d’apparat. Crédit : Ville de Nice, photothèque du Palais Lascaris

L’équipe du Centre régional Sudoc-PS est heureuse de reprendre ses activités, ainsi que l’animation du réseau et du blog, par la visite du Centre de documentation du Palais Lascaris situé au cœur du Vieux Nice. Nous avons retrouvé sur place notre collègue Christophe Sarale, ainsi qu’Elise Carbou (BMVR).

Christophe Sarale gère le centre de documentation du Palais Lascaris depuis 5 ans. Celui-ci est ouvert au public sur rendez-vous. Les collections sont informatisées (catalogue à retrouver sur la page des bibliothèques associées de la BMVR de Nice) et comprennent environ 5000 notices. Elles se composent de plusieurs fonds documentaires, le principal concernant le patrimoine local et régional (histoire, géographie, ethnographie). On y trouve des ouvrages sur Nice, les Alpes-Maritimes, la Provence et quelques régions italiennes.

Autre fonds important du Centre de documentation : des ouvrages concernant le baroque en général, et plus particulièrement l’art des 17ème et 18ème siècles. Le Centre entretient également un fonds consacré à la musique mêlant ouvrages, partitions, photographies, et CD. Enfin, il existe des collections diverses comprenant à la fois des documents sur les thématiques du textile, du costume, du mobilier, etc, mais aussi des plaques photographiques, des lithographies, des gravures… qui entrent en résonance avec les collections du musée.

Centre de documentation du Palais Lascaris (photo E. Rauzy)

Le Centre de documentation du Palais Lascaris est un outil de travail privilégié dans la préparation et l’élaboration des expositions du musée. Ainsi, Christophe Sarale intervient dans la mise à jour des dossiers d’œuvres. Ces dossiers sont d’ailleurs à disposition du public sur demande, pour des recherches. Par ailleurs, les collègues sur place alimentent plusieurs bases professionnelles internes et nationales (Micromusée, Joconde…).

Le Centre compte en tout 160 références de périodiques, notamment anciens et spécialisés dans le régional, avec une dizaine de titres vivants. Certains sont dépouillés et des mots-clés sont saisis dans une base de données constituée en interne.

L’équipe du musée vient de finaliser 2 expositions à ne pas manquer :  « Si le cougourdon m’était conté… » (à voir jusqu’en octobre 2020), et « De la cour à la ville : cent portraits pour un siècle sous les règnes de Louis XV et Louis XVI» (jusqu’au 30 juin 2021).

Le musée et le centre de documentation vivent grâce à une équipe de 5 personnes (Conservateur de musée, secrétaire, médiatrice, chargé de collection et chargé de documentation), épaulée par une équipe de surveillance et d’accueil ainsi qu’un agent technique.

Nous remercions Christophe Sarale pour ses explications et sa visite de ce lieu empreint de majesté et d’une grande richesse.

 

La Médiathèque de Cannes

La Médiathèque de Cannes et son parc. Photo E. Rauzy

En février l’équipe Sudoc-PS s’est rendue à la Médiathèque de Cannes pour découvrir le lieu et former les collègues sur place à l’outil de signalement Colodus.

La médiathèque est installée dans la somptueuse Villa Rothschild qui fut construite entre 1881 et 1882 pour la baronne Betty de Rothschild, selon les plans de l’architecte Charles Baron. Un magnifique parc aux essences rares entoure la villa.

Pendant la Seconde guerre mondiale, l’endroit a été réquisitionné par les troupes allemandes. En 1947 la ville de Cannes achète la villa pour y installer la bibliothèque municipale, qui deviendra médiathèque. Le parc et la villa ont été classés au titre des Monuments historiques en 1991 et inscrits à l’inventaire général du patrimoine culturel. Aujourd’hui, les terrasses et jardins de la médiathèque peuvent être loués pour l’organisation de réceptions ou d’évènements culturels.

A l’intérieur de la villa, les anciens salons de réception, au rez-de-chaussée, sont devenus les salles de lecture et les appartements privés à l’étage abritent la discothèque, la vidéothèque et les bureaux. De vastes magasins ont été aménagés au sous-sol.

Les documentaires et ouvrages de littérature sont prêtables pendant 4 semaines pour les inscrits. Dans la salle de lecture, les ouvrages dans toutes les disciplines et les ouvrages généraux (dictionnaires, encyclopédies) sont en consultation gratuite sur place. La presse d’actualité et de loisirs (à peu près 100 abonnements vivants) se trouve à l’est du bâtiment, dans le jardin d’hiver. Certains titres sont prêtables, hormis les 2 derniers numéros. La médiathèque possède également les journaux officiels depuis 1928 sur microfiches et les périodiques locaux du XIXème et début du XXème siècle sur microfilms.

Une soixantaine de places de travail sont disponibles au rez-de-chaussée (avec la connexion wifi). En effet, de nombreux étudiants profitent de ces lieux chaleureux pour réviser. En outre, un espace public numérique de 15 postes est ouvert aux usagers inscrits. Et il ne faut pas oublier la section jeunesse avec un petit local pour organiser des ateliers.

A la vidéothèque, plus de 9000 films peuvent être empruntés ou visionnés dans la salle de projection sur grand écran (pour les titres avec des droits de consultation). Quant à la discothèque, elle est ouverte deux jours par semaine et organise une fois par mois des concerts de « jeunes talents » en collaboration avec la Maison des jeunes et de la culture (MJC) Picaud.

L’espace Presse de la Médiathèque de Cannes. Photo E. Rauzy

Au sous-sol, la réserve des livres précieux abrite des ouvrages qui font la fierté de la médiathèque : l’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert, Description de l’Égypte, des livres d’artistes (Arman, Nivèse), etc.

La médiathèque fait partie d’un réseau : en plus de la Médiathèque Noailles, il y a aussi d’autres bibliothèques de quartiers (Médiathèque Ranguin, Médiathèque de la Verrerie, Bibliothèque – Médiathèque Romain Gary, Bibliothèque de la Frayère et le Médiabus). Une cinquantaine de personnes travaillent dans ces structures, dont 25 à la Médiathèque Noailles.

Nous remercions vivement Katia Pavigna, Mireille Grandhomme et le reste de l’équipe pour leur accueil chaleureux et la visite des lieux. Nous espérons qu’ils pourront mettre à profit leur formation Colodus en travaillant sur la mise à jour des états de collection de leurs périodiques dans le Sudoc.

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