Centre du réseau Sudoc-PS PACA/Nice

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Articles par Centre du réseau Sudoc-PS PACA/Nice
 

Le Centre de documentation du Musée national Marc Chagall, à Nice

Marc Chagall, 1941. Photo Carl Van Vechten, Public domain, via Wikimedia Commons

En décembre 2021, nous avons continué nos visites dans le quartier de Cimiez à Nice en nous rendant dans le Centre de documentation du Musée national Marc Chagall, qui fait partie des Musées nationaux du XXe siècle des Alpes-Maritimes.

Cette bibliothèque est entrée depuis très longtemps (début des années 1980) dans le réseau Sudoc-PS (anciennement CCN-PS).

La bibliothèque existe dès l’inauguration du musée en 1973. Elle se situait auparavant dans le bâtiment principal. Plus tard, cet espace est devenu le bureau de la direction et les fonds ont été déplacés au sein du bâtiment administratif, dans les annexes du musée.

Le centre de documentation dispose d’une salle de lecture, donnant sur un joli patio empli de verdure, et d’un magasin-réserve.

Au départ, le fonds représentait environ 2000 livres, donnés par Marc Chagall. Par la suite, il n’a cessé de s’accroître par les dons et les acquisitions (faites par le musée, mais aussi par la Bibliothèque centrale des Musées nationaux).

Aujourd’hui, il contient plus de 6000 documents : en plus des ouvrages sur la vie et l’œuvre de Marc Chagall (notamment des catalogues d’expositions rares à partir de 1923), on trouve des monographies d’artistes, des ouvrages sur l’histoire de l’art et des techniques artistiques, des essais sur l’art, l’histoire des religions, des ouvrages de philosophie, de littérature ou encore sur l’histoire de la Russie.

Le centre développe également le fonds dédié à l’œuvre de Picasso à Vallauris pendant la période 1948-1955.

En ce qui concerne les périodiques, la bibliothèque possède des abonnements à des revues d’art courantes et quelques revues d’art anciennes, notamment :

  • Verve (fondée en 1937)
  • Cahiers d’art (fondée en 1926 par Christian Zervos)
  • Derrière le miroir (éditée par la Galerie Maeght)

Ces revues, éditées en nombre limité à l’époque, sont très difficiles à trouver aujourd’hui (chez les libraires anciens ou dans les ventes aux enchères). Nous avons eu la chance d’en admirer quelques-unes et particulièrement un numéro de Verve, qui contient les lavis que Marc Chagall a composés pour illustrer les Contes du Décaméron de Boccace, avec en regard des illustrations du Moyen-âge sur le même thème.

La bibliothèque conserve et alimente régulièrement des dossiers documentaires et les dossiers des œuvres conservées au musée.

Isabelle Le Bastard, chargée d’études documentaires, est arrivée au musée en novembre 2020, après une longue période sans responsable.

De ce fait, une grande partie des documents n’est pour l’instant ni inventoriée ni cataloguée. Il reste à peu près 3000 ouvrages à traiter. Néanmoins, une partie du fonds est consultable sur le catalogue collectif des bibliothèques des musées nationaux.

Le fonds photographique (vie et œuvre de Chagall, vie du musée, construction du bâtiment etc…) fait partie des ressources documentaires qu’il faudrait recenser et éventuellement numériser.

En outre, le centre documentaire possède les enregistrements, sur différents supports anciens, des premiers concerts de musique qui ont eu lieu dans l’auditorium du musée, pour lesquels une numérisation de conservation est envisagée.

Le centre de documentation est aussi le lieu de conservation des archives de l’activité scientifique du musée et d’un fonds privé, déposé au musée en 1975, de l’écrivain, journaliste et théologien français Aimé Pallière (1868-1949).

Pour conclure, rappelons que la bibliothèque a pour vocation d’être la bibliothèque de référence pour la vie et l’œuvre de Marc Chagall. Dans cette optique, elle acquiert toutes les nouvelles parutions et cherche à combler les lacunes.

Elle est accessible sur rendez-vous, en consultation sur place. Pour plus de renseignements, s’adresser à isabelle.le-bastard[at]culture.gouv.fr.

La prochaine exposition sera consacrée aux livres illustrés de Marc Chagall.

Nous remercions vivement Isabelle pour son accueil et ses explications, et sommes très satisfaits de pouvoir renouer les liens restés longtemps en sommeil.

Centre de documentation du Musée Marc Chagall, Nice. Photo E. Rauzy.

Deux nouvelles bibliothèques numériques

Les bibliothèques numériques se développent ! Après la présentation détaillée de la bibliothèque numérique locale Alpes Azur Patrimoine lors de notre dernière Journée de rencontre du Centre régional Sudoc-PS Paca/Nice en novembre dernier, nous signalons aujourd’hui l’inauguration récente de 2 nouvelles bibliothèques numériques qui mettent en lumière les collections patrimoniales de 2 bibliothèques parisiennes prestigieuses : Sorbonne Université et Sainte-Geneviève.

Dans le contexte de la science ouverte, cette numérisation des collections scientifiques patrimoniales de l’université de la Sorbonne veut favoriser l’accès libre au patrimoine scientifique. On y trouvera différents corpus sélectionnés pour leur intérêt scientifique : périodiques, ouvrages, iconographie, thèses, manuscrits, etc. Fondée sur l’outil Limb Gallery, la bibliothèque numérique s’enrichira en 2022 de corpus remarquables tels que des thèses du XIXe siècle, ou les archives du musicologue Pierre Aubry, ainsi que celles du zoologiste Henri de Lacaze-Duthiers. Des expositions virtuelles sont également accessibles. A noter : les images sont diffusées sous licence Etalab, elles peuvent donc être librement réutilisées dans la sphère publique ou privée.

Vous y trouverez plus de 6 500 documents numérisés, consultables via un moteur de recherche ou par corpus thématiques : plusieurs centaines de manuscrits rares, plus de 4 000 imprimés et de très nombreuses pièces iconographiques (cartes, portraits gravés, etc.) issus des collections patrimoniales de la Bibliothèque Sainte-Geneviève.
Cette version bêta a été réalisée par les équipes de la bibliothèque sur l’outil Omeka-S, avec le soutien de l’offre IIIF360. Elle sera complétée très prochainement par de nouveaux services : recherche plein texte, navigation par table des matières, images en haute définition hébergées localement sur un serveur IIIF, téléchargement de pdf, exports bibliographiques, etc.
Genovefa propose également des expositions virtuelles en ligne.

 

Retour sur la 8e Rencontre annuelle du Sudoc-PS Paca/Nice (novembre 2021)

La 8e Rencontre annuelle du Centre du Réseau Sudoc-PS PACA/Nice s’est déroulée le lundi 22 novembre 2021 à l’espace Co-learning Montebello du campus Sciences d’Université Côte d’Azur, à Nice.

Après une introduction par Sarah Hurter-Savie, directrice du SCD d’Université Côte d’Azur, nous avons pu suivre avec un grand intérêt la présentation de la bibliothèque numérique Alpes Azur Patrimoine. Ce projet très original, porté par l’Association 1732 et l’écomusée du pays de la Roudoule, donne naissance à une base de données collaborative et citoyenne. Elle a pour but de mettre à la disposition de tous la numérisation d’archives familiales et privées, données ou prêtées à cet effet par des habitants de la communauté de communes des Alpes d’Azur. Ces archives peuvent être des photos, des manuscrits, des documents juridiques, des planches d’herbier, etc. Mais aussi des objets ou des lieux photographiés, complétés par une description détaillée.

La base Alpes Azur Patrimoine est accessible en ligne gratuitement. Elle est utilisée aussi bien par des enseignants du Haut-Pays que par des chercheurs du bout du monde, ainsi que par les collectivités territoriales et les communes. Grâce à une petite équipe de professionnels et de bénévoles motivés et formés, le travail de numérisation s’enrichit d’une description précise et de mots-clés permettant la recherche dans l’interface.

L’écomusée du pays de la Roudoule y propose également son Musée imaginaire, lié à des plaques informatives apposées dans des lieux publics du Haut-Pays et qui renvoient vers la bibliothèque numérique. (A noter : l’écomusée alimente également une chaîne YouTube).

Découvrez plus en détail ici la genèse du projet expliquée dans un article paru dans les Actes du Colloque de Saint-Martin-Vésubie (6,7 et 8 novembre 2020) ; « Comté de Nice », 40 ans de recherches » Hors-série n°3 – Les Éditions de l’Amont , 2020 (financements du projet, partenariats, sources et contenus, etc).

♦ Captations vidéos des interventions :

La bibliothèque numérique Alpes Azur Patrimoine, par Serge Goracci

L’écomusée de la Roudoule, par Philippe Thomassin

♦ Ici le support projeté lors de l’intervention (PowerPoint)

 

D’autres interventions ont complété cette demi-journée de rencontre :

– Une présentation par Emmanuelle Rauzy des actualités du Centre régional Sudoc-PS Paca/Nice. A voir : captation vidéo, à lire : support projeté (pdf).

– Une présentation par Géraldine Geoffroy des nouveautés qui sont venues enrichir et améliorer l’application Unicas/Presse locale ancienne. A voir : captation vidéo, à lire : support projeté (pdf).

– Un résumé par Rocio Calvo-Dominguez du travail d’amélioration des données qui a été mené à l’automne 2020 grâce à cette application, et du travail qui reste à mener. A voir : captation vidéo, à lire : support projeté (pdf).

 

Toute l’équipe remercie chaleureusement tous les intervenants, ainsi que tous les collègues des établissements du réseau qui ont pu se déplacer pour assister à cette riche journée !

8e rencontre du Centre du réseau Sudoc-PS Paca/Nice. Campus UCA Valrose, 22 novembre 2021 (Photo A. Pandelé)

 

La Médiathèque Chalucet à Toulon

Extérieur Médiathèque Chalucet, Toulon (© Tous droits réservés)

Lumineuse et accueillante, voilà les premiers qualificatifs que l’on pourrait donner à la médiathèque Chalucet, tête du réseau des médiathèques de Toulon. Située dans un éco-quartier récemment rénové et inaugurée en janvier 2020, l’équipe du Sudoc-PS a eu le plaisir de visiter ses nouveaux locaux et se rapprocher de l’équipe des bibliothécaires qui coordonne la gestion et le signalement des périodiques, notamment dans le Sudoc.

Médiathèque Chalucet, Toulon (© Tous droits réservés)

 La médiathèque Chalucet est un bâtiment de 3 étages, à la fois moderne et ancien, avec poutres apparentes, attenante à l’ancienne chapelle transformée en salle d’exposition et structurée autour d’un escalier desservant différents espaces (espace Actualités, espace Image et son, Jeunesse, Auto-formation, Cinérama, salle dédiée aux jeux de société, salle réservée aux jeux vidéos, etc).

Les périodiques sont répartis dans tous ces espaces, en fonction de thèmes dédiés. On compte 270 abonnements à la médiathèque Chalucet et environ 680 titres vivants pour l’ensemble des médiathèques du réseau.

La médiathèque Chalucet ne possède pas de magasins sur place, mais une réserve patrimoniale et des magasins spécifiques situés dans la zone d’activités en périphérie de la ville. En l’absence de magasins et avant le déménagement des collections dans le nouveau bâtiment, un important désherbage a eu lieu, notamment concernant les périodiques. Un travail de mise à jour des collections de périodiques est en cours via l’application Colodus, afin que le catalogue du Sudoc soit à jour.

La médiathèque accueille également au sein de l’un de ses espaces les collections de l’École Supérieure d’Art et Design Toulon Provence Méditerranée.

La politique documentaire s’articule autour de nombreux projets dont celui de numériser et restaurer certains fonds anciens (fonds Philibert, fonds du Maghreb).

Toute proche de la médiathèque, la bibliothèque du Musée d’Art, rénovée récemment (ancienne salle d’étude de la bibliothèque municipale de Toulon, avec tout le charme de ses boiseries anciennes) abrite plusieurs fonds documentaires : histoire et culture sur la Provence, histoire et civilisations du Maghreb (fonds Philibert), histoire des Beaux-Arts, ainsi qu’un cabinet de curiosités, espace muséographique exposant des objets issus des collections du Musée d’Art.

Nous remercions chaleureusement toute l’équipe de la médiathèque Chalucet de Toulon pour son accueil et cette visite instructive.

Bibliothèque du Musée d’Art , Toulon (© Tous droits réservés)

 

8e Journée du réseau SUDOC-PS Paca/Nice, le lundi 22 novembre 2021

Billet modifié suite au report de la rencontre, initialement prévue le 5 octobre et reportée au 22 novembre 2021.


A vos agendas ! Après une année « blanche » due à la situation sanitaire, nous préparons la 8e rencontre annuelle du réseau Sudoc-PS Paca/Nice. Elle est prévue le lundi 22 novembre 2021, sur une demi-journée cette année : de 13h30 à 16h30. La rencontre est actuellement prévue en présentiel, mais elle pourra se transformer en visio-conférence selon l’évolution de la situation sanitaire. Par ailleurs, les consignes actuelles nous imposent en tant qu’organisateurs de vérifier le jour de la rencontre que tous les participants sont en possession d’un pass sanitaire valide.

Le programme prévisionnel est le suivant :

13h30-14h : accueil café/thé

14h-15h15 : présentation d’une bibliothèque numérique régionale : Alpes Azur Patrimoine

15h15-15h35 : pause

15h40 – 15h50 : actualités du Sudoc-PS

15h50-16h10 : nouveautés sur l’application Unicas/Presse locale ancienne

16h10-16h30 : résumé et perspectives du travail d’amélioration des données mené à l’automne 2020 en lien avec l’application Unicas/Presse locale ancienne

Pour des raisons d’organisation que vous comprendrez, il nous est important de connaître rapidement le nombre de personnes qui souhaitent participer à cette demi-journée, afin d’adapter au mieux les conditions d’accueil en respectant les consignes sanitaires en vigueur (sachant qu’elles sont susceptibles d’évoluer jusqu’au 22 novembre). Aussi, merci d’enregistrer votre inscription via ce lien avant le 8 novembre.

Nous avons prévu de nous réunir dans le Parc Valrose, 28 avenue Valrose à Nice (campus Sciences d’Université Côte d’Azur), dans la très belle Salle des Actes du Grand Château.

Plan Campus Valrose

Comment venir ?

Privilégiez les transports en commun (tramway arrêt Valrose Université), qui peuvent être couplés avec un stationnement dans les parkings Parc Azur reliés aux lignes de tramway. Si vous êtes obligés de venir en voiture jusqu’à Valrose, merci de vous signaler pour que nous puissions essayer de trouver une solution de stationnement dans le parc (le stationnement dans le quartier étant très compliqué).

Plans Lignes d’Azur

Grand château, Parc Valrose

 

Visite du Centre de documentation du Musée archéologique de Nice (juillet 2021)

Cimiez, Nice. Photo E. Rauzy

Le 1er juillet 2021, l’équipe Sudoc-PS a visité la bibliothèque du Musée archéologique de Nice/Cimiez. C’est la responsable de la bibliothèque, Audrey Recouly, qui nous a servi de guide pour cette découverte passionnante d’une bibliothèque spécialisée ainsi que du musée.

Le fonds du centre documentaire a été constitué dans les années 1950 quand les fouilles ont commencé dans le site archéologique de Cemenelum, sur la colline de Cimiez. Dans les années 1960, la bibliothèque se trouvait dans la villa des Arènes, l’actuel musée Matisse.

Ce fonds de documentation très riche se destine avant tout à être un outil de travail pour le personnel du musée, ainsi que pour les chercheurs. Dans cette optique, la plupart des nouvelles acquisitions sont en lien avec les collections du musée et participent à la valorisation, la médiation, et la conservation préventive de celles-ci.

Audrey Recouly assure différentes missions au sein du musée : outre la gestion de la bibliothèque du Musée archéologique (en plus de celle du Musée de préhistoire de Terra Amata), elle s’occupe également des collections du musée. Elle constitue des dossiers d’objets (avec la fiche d’inventaire, les photos, les informations sur les restaurations, les expositions et les articles qui parlent de l’objet en question – ou des objets qui ont un lien avec celui-ci), des dossiers d’acquisitions et des dossiers documentaires. Elle crée les cartels qui accompagnent les objets exposés. Elle assure le récolement des objets et collabore avec le Service d’Archéologie Nice Côte d’Azur. Parfois, elle peut compter sur l’aide de bénévoles ou de stagiaires (souvent des étudiants passionnés par l’histoire, l’archéologie ou la médiation culturelle). Actuellement, 6 personnes titulaires travaillent dans le musée, sans compter l’équipe de l’accueil et les gardiens.

La bibliothèque abrite environ 6000 ouvrages et une centaine de titres de périodiques liés à l’archéologie locale, l’histoire ancienne locale, les arts antiques gallo-romains, la société, la religion gréco-romaine, etc. Un fonds d’archives scientifiques des fouilles (plans, cartes, diapositives, photographies), dont le travail de classement est en cours, est également consultable.

Centre de documentation du Musée archéologique de Cimiez, Nice. Photo E. Rauzy.

Le catalogue de la bibliothèque est disponible en ligne à partir du site de la Bibliothèque municipale à vocation régionale Louis Nucéra de Nice. La salle de consultation est accessible sur rendez-vous et le centre de documentation peut aussi répondre à distance aux questions des chercheurs par mail (musee.archeologique@ville-nice.fr).  Cette bibliothèque très riche et spécialisée mériterait d’être davantage connue du public.

Pour terminer notre visite, Audrey Recouly nous a fait découvrir les collections du musée et l’exposition « Sosno squatte l’Antique »  présentée au musée jusqu’au 23 janvier 2022. Nous avons pu admirer la présentation originale de cette exposition où les objets anciens côtoient de près les créations contemporaines de Sosno (à l’intérieur, mais aussi à l’extérieur du bâtiment). En effet, Sacha Sosno s’est beaucoup inspiré de l’antiquité dans ses œuvres et a même participé à un chantier de fouilles archéologiques.

Nous remercions chaleureusement Audrey Recouly pour le temps qu’elle nous a consacré et pour ses explications détaillées et passionnantes d’un lieu à découvrir !

 

Application Unicas / Presse locale ancienne : grosse actu ! (5/5)

Car il faut bien l’avouer, depuis sa présentation lors de la 7ème journée annuelle du réseau et sa mise en production dans la foulée, l’application était un peu restée « dans son jus » : pas totalement finalisée dans sa partie documentation, soumise à quelques bugs techniques sur les visualisations en graphe, un code source indisponible etc…

Cela ne nous a pas empêché de l’utiliser, comme prévu, en tant que base de travail pour l’amélioration de la qualité des métadonnées durant les 4 derniers mois de 2020 (comme décrit dans ce précédent billet), mais une petite remise à niveau s’imposait tout de même.

Outre les améliorations portant sur l’architecture de l’application elle-même, l’interface web présente elle aussi quelques mises à jour ayant pour but d’améliorer l’expérience des utilisateurs :

  • sur les vues spécifiques dédiées aux unicas et aux titres de presse locale ancienne, les métadonnées se présentent désormais sous forme de tableaux web avec les principales fonctionnalités nécessaires à leur manipulation : des tris par colonne en cliquant leurs entêtes, des filtres par colonne sur la base d’opérateurs textuels ou par valeurs uniques, un moteur de recherche global tous champs, une fonctionnalité de regroupement par ligne (donc notice) selon un critère commun, la possibilité d’export Excel etc…
  • le changement de librairie graphique pour les visualisations en réseau a permis de stabiliser la page dédiée et d’améliorer la lisibilité des graphes produits, permettant au passage d’afficher des vues intéressantes sur les collections du CR, par exemple cette visualisation des localisations de titres de presse locale conservés (et souvent co-conservés sur plusieurs bibliothèques).

  • Côté documentation enfin, notamment pour expliciter les modalités de redistribution par API des données stockées dans la base de données en graphe et faciliter leur éventuelle réutilisation dans d’autres contextes ou applications, cette nouvelle page a été ajoutée, qui décrit la structures et fonctions de l’API selon un standard Open source très largement connu et utilisé par les développeurs.

Concernant le code de l’application proprement dit, sa mise à disposition en open source était une spécification incontournable pour nous dès le début, à la fois par philosophie et pour tous les avantages induits par l’ouverture des codes (relecture, processus collectif d’amélioration, réutilisations… ). L’Abes s’étant de son côté lancé depuis plusieurs mois dans une politique de développement (au sens informatique du terme) centrée entre autres sur la mise en open source de leurs codes et l’impulsion d’une dynamique de co-construction avec les membres du réseau Sudoc, il nous est donc apparu naturel de libérer le code source de l’application en le déposant sur l’espace Github de l’Abes, le rendant accessible dans une version documentée ici : https://github.com/abes-esr/sudocps-graph-app. En accord avec l’Abes, nous avons d’ailleurs accompagné ce dépôt par la publication d’un billet sur Punktokomo, le blog technique créé et maintenu par l’Abes.

Enfin, en bonne place parmi les objectifs nous ayant guidé(e)s pour la réalisation et le développement de l’application, et en corollaire du point précédent, se trouve également la possibilité pour les autres Centres du réseau Sudoc-PS de reprendre à leur compte autant le workflow d’alimentation de la base de données que le code informatique de l’application, afin de pouvoir relativement facilement déployer leur propre version basée sur les données de leur périmètre. Et effectivement, le CR voisin PACA/AIx-Marseille, emmené par notre collègue du SCD de l’AMU Axelle Clarisse, nous a récemment contacté en ce sens, aboutissant dans une première étape à la mise en ligne d’un prototype exploitant les unicas et les titres de presse locale du CR Sudoc-PS marseillais, utile de leur côté afin d’avoir un premier aperçu de leurs données sans avoir à se lancer dans une procédure d’installation en dur, et indispensable pour nous afin de nous permettre de vérifier et ajuster la reproductibilité du dispositif.

Et puis dans la région PACA, Nice et Marseille qui collaborent, c’est assez remarquable pour être remarqué !

 

 

Le centre de documentation du Musée Matisse, à Nice

Photo Archives Musée Matisse

Le centre de documentation du Musée Matisse (Nice) est né en 1993 en même temps que l’aile contemporaine du musée. Il accueille depuis février 2021 une nouvelle responsable, Alix Agret. C’est l’occasion pour nous de reprendre contact et de mettre en lumière ce lieu.

La bibliothèque, située au dernier étage du musée, est un lieu atypique et en pleine restructuration. Elle fait partie du réseau des bibliothèques associées de la ville de Nice.

Ce centre de documentation se compose de différents espaces (une bibliothèque, un centre documentaire et une photothèque) et comprend une vaste mezzanine circulaire. La bibliothèque a pour vocation d’être un lieu de recherche accessible aux chercheurs, étudiants et amateurs (sur rendez-vous) mais aussi, à terme, de devenir le cœur d’une politique de programmation scientifique ambitieuse (cycles de conférence, échanges avec les chercheurs « matissiens » à l’échelle internationale).

La bibliothèque du musée Matisse a toujours entretenu une vocation pédagogique en accord avec le souhait du peintre de voir s’ouvrir un musée facilitant la compréhension de son travail. Outre une cinquantaine de livres de sa collection personnelle, la bibliothèque abrite plus de 8000 ouvrages d’histoire de l’art et sciences humaines. Elle comprend une section spécifiquement dédiée au peintre mais aussi un riche ensemble sur l’art du 19ème au 21ème siècles.

Le fonds photographique est riche de 350 tirages des plus grands photographes comme Brassaï, Cartier-Bresson ou Hélène Adant.

Il s’agit aujourd’hui de développer le rayonnement de cette riche documentation au-delà du cercle des initiés du peintre Henri Matisse. Ainsi, le site internet du musée se veut une plateforme, régulièrement actualisée, de ressources documentaires en français et en anglais. Un projet de numérisation des archives du centre documentaire (dossiers thématiques, dossiers sur la collection du musée, revue de presse) est également en cours.

L’ensemble du fonds documentaire, monographies et périodiques est signalé dans le catalogue de la BMVR de Nice. On compte environ 90 titres de périodiques dont une dizaine de titres vivants, signalés dans le catalogue Sudoc.

En avant-première, nous vous livrons le sujet de la prochaine exposition sur laquelle travaille l’équipe du Musée : le galeriste et fils d’Henri Matisse, Pierre Matisse. Nous devrions prochainement être en capacité de visiter ce lieu et découvrir cette exposition, prévue du 11 juin au 30 septembre 2021 !

Photo Archives Musée Matisse

 

L’Exprimante, le distributeur de presse ancienne

Vue de face de l’Exprimante – un distributeur de presse ancienne. Photo Atelier Regards.

Vous cherchez des idées nouvelles pour mettre en valeur vos collections et intriguer de nouveaux publics ? L’Exprimante est peut-être pour vous !

Il s’agit d’un distributeur qui délivre sous forme de tickets, de manière aléatoire, des articles parus dans l’un des 60 titres numérisés disponibles sur Lectura Plus (portail du patrimoine écrit et graphique en Auvergne-Rhône-Alpes) et publiés de 1807 à 1945 : du fait divers à la petite annonce, en passant par la vie politique, les loisirs, et la publicité, c’est l’occasion d’ouvrir une petite fenêtre éphémère sur le quotidien de l’époque.

Un court teaser est disponible sur YouTube pour présenter ce distributeur ludique et interactif.

Le dispositif peut intéresser des établissements accueillant des publics très divers. Si comme nous vous êtes intrigué·e par cette nouvelle machine, rendez-vous le 11 mai 2021 de 14h à 16h30 pour une rencontre professionnelle De la presse ancienne à l’éducation aux médias, accessible en ligne, et durant laquelle l’Exprimante sera présentée en détail. Programme et inscription gratuite ici.

Sachez que les plans de fabrication, la liste du matériel nécessaire ainsi que le code informatique seront prochainement accessibles (en licence Creative Commons CC BY-NC-SA) pour permettre à tout établissement qui le souhaite de fabriquer, avec un FabLab par exemple, son propre distributeur (disponible ici après la présentation du 11 mai).

On en profite pour découvrir le magnifique portail Lectura Plus, créé en 2017 pour mettre en valeur les collections numérisées en Auvergne-Rhône-Alpes. Très riche et documenté, il donne accès à des fonds patrimoniaux, de la presse ancienne, des collections de photographies, mais aussi du patrimoine sonore (légendes et récits, chants traditionnels).

 

Visite des Archives diocésaines et du Centre diocésain d’art sacré

Le 22 février 2021, l’équipe Sudoc-PS a eu le privilège de découvrir les locaux des Archives diocésaines et du Centre diocésain d’art sacré de Nice.

La plupart des Niçois connaissent l’église Sainte-Jeanne-d’Arc et son clocher blanc élancé, proche des quartiers de Valrose et de l’avenue Borriglione. Mais rares sont ceux qui savent ce qui se trouve dans l’entre-sol, dans l’ancienne crypte…

Archives diocésaines. Photo E. Rauzy

Nous rentrons par la rue Vincent Fossat à l’arrière de l’église. Quelques marches à descendre et nous nous retrouvons dans la salle de consultation avec le bureau d’accueil des Archives diocésaines. Nous sommes accueillies par Gilles Bouis, archiviste et bibliothécaire diocésain, et Élise Carbou-Hansson, bibliothécaire à la BMVR de Nice. Gilles Bouis est le seul salarié qui travaille ici (et à la bibliothèque diocésaine). Il est aidé par des bénévoles quelques demi-journées par semaine.

Cela fait 20 ans que les archives du diocèse de Nice sont installées à cet endroit, mais le manque de place commence à se faire ressentir : les rayonnages sont saturés et il faut continuer d’accueillir et conserver le patrimoine diocésain. De plus, la rénovation de la bibliothèque diocésaine située face à la mer, dans la Maison du Séminaire (bd Franck Pilatte à Nice) est envisagée. Il faut donc trouver un espace pour héberger ses collections le temps des travaux. Ces raisons ont motivé Gilles Bouis pour faire aboutir auprès du diocèse le projet de rénovation et d’agrandissement des espaces sous l’église.

Les travaux financés par le diocèse (à peu près 1 million d’euros) sont terminés aujourd’hui et nous ne pouvons qu’admirer le résultat de ce chantier difficile car soumis à des contraintes particulières (dues notamment au fait que l’église a été classée monument historique en 1992). L’un des éléments qui nous marque pendant la visite est l’harmonieuse cohabitation du moderne et de l’ancien : les murs blancs (sauf aux endroits où on aperçoit les vestiges de l’ancienne crypte ou le reste du décor du cinéma qui se trouvait là dans les années 1960) mettent en valeur des tableaux anciens. Sur le sol gris clair, les rayonnages mobiles bleus (1,6 km) sont prévus pour au moins 80 ans d’accroissement des collections. Les locaux respectent les dernières normes en vigueur en terme de conservation de documents et d’objets.

Une « visite guidée » des lieux réaménagés est disponible sous la forme d’une vidéo à retrouver sur YouTube.

Les meubles et les vitrines modernes abritent les objets anciens – notamment dans la salle dédiée à la paramentique (l’ensemble des vêtements, coiffes et ornements utilisés dans la liturgie chrétienne) où les parements les plus précieux sont rangés à l’abri de la lumière dans des meubles à tiroirs, protégés par du papier de soie.

Archives diocésaines. Photo E. Rauzy

A part des archives et des objets d’art sacré, 4000 ouvrages patrimoniaux sont également conservés dans ces espaces (il s’agit du fonds patrimonial de la bibliothèque diocésaine). Ces livres, imprimés avant 1811, proviennent essentiellement des bibliothèques monastiques d’Ancien Régime (franciscains, capucins de Sospel, etc.) ou de livres appartenant à des évêques. Certains ont été cachés par des particuliers pendant la Révolution. Le fonds se trouvait auparavant dans la bibliothèque diocésaine, dans de mauvaises conditions de stockage. Une fois nettoyés, les volumes ont été rangés ici par format avant d’être catalogués sur place par les bibliothécaires. Précisons qu’il ne s’agit pas uniquement d’ouvrages religieux, il y a aussi des sciences profanes (physique, chimie, astronomie, etc).

Pour conclure, revenons sur l’inauguration du Centre diocésain d’art sacré, le 2 octobre 2020, et sur la 1ère exposition en cours dans ce nouveau lieu, ouvert aux groupes sur rendez-vous : « Trésors du patrimoine de l’Église de Nice, archives-bibliothèque-art sacré ». Initialement programmée pour 4 mois jusqu’à fin février, elle sera prolongée, suite à la crise sanitaire. Pour plus de renseignements, veuillez écrire à archives@nice.catholique.fr.

Archives diocésaines. Photo E. Rauzy

L’exposition présente les pièces les plus précieuses en archives, bibliothèque et art sacré, comme par exemple le cartulaire de la cathédrale Notre-Dame du Château de Nice du douzième siècle. Elle témoigne de la volonté du diocèse de mettre en valeur son patrimoine et son histoire.

Félicitations à Gilles Bouis et son équipe pour le travail accompli et bon courage pour celui à venir.

Et un grand merci à Gilles et Élise pour leur accueil chaleureux et la visite passionnante de ces lieux qui méritent d’être mieux connus.

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