Visite des Archives diocésaines et du Centre diocésain d’art sacré

Le 22 février 2021, l’équipe Sudoc-PS a eu le privilège de découvrir les locaux des Archives diocésaines et du Centre diocésain d’art sacré de Nice.

La plupart des Niçois connaissent l’église Sainte-Jeanne-d’Arc et son clocher blanc élancé, proche des quartiers de Valrose et de l’avenue Borriglione. Mais rares sont ceux qui savent ce qui se trouve dans l’entre-sol, dans l’ancienne crypte…

Archives diocésaines. Photo E. Rauzy

Nous rentrons par la rue Vincent Fossat à l’arrière de l’église. Quelques marches à descendre et nous nous retrouvons dans la salle de consultation avec le bureau d’accueil des Archives diocésaines. Nous sommes accueillies par Gilles Bouis, archiviste et bibliothécaire diocésain, et Élise Carbou-Hansson, bibliothécaire à la BMVR de Nice. Gilles Bouis est le seul salarié qui travaille ici (et à la bibliothèque diocésaine). Il est aidé par des bénévoles quelques demi-journées par semaine.

Cela fait 20 ans que les archives du diocèse de Nice sont installées à cet endroit, mais le manque de place commence à se faire ressentir : les rayonnages sont saturés et il faut continuer d’accueillir et conserver le patrimoine diocésain. De plus, la rénovation de la bibliothèque diocésaine située face à la mer, dans la Maison du Séminaire (bd Franck Pilatte à Nice) est envisagée. Il faut donc trouver un espace pour héberger ses collections le temps des travaux. Ces raisons ont motivé Gilles Bouis pour faire aboutir auprès du diocèse le projet de rénovation et d’agrandissement des espaces sous l’église.

Les travaux financés par le diocèse (à peu près 1 million d’euros) sont terminés aujourd’hui et nous ne pouvons qu’admirer le résultat de ce chantier difficile car soumis à des contraintes particulières (dues notamment au fait que l’église a été classée monument historique en 1992). L’un des éléments qui nous marque pendant la visite est l’harmonieuse cohabitation du moderne et de l’ancien : les murs blancs (sauf aux endroits où on aperçoit les vestiges de l’ancienne crypte ou le reste du décor du cinéma qui se trouvait là dans les années 1960) mettent en valeur des tableaux anciens. Sur le sol gris clair, les rayonnages mobiles bleus (1,6 km) sont prévus pour au moins 80 ans d’accroissement des collections. Les locaux respectent les dernières normes en vigueur en terme de conservation de documents et d’objets.

Une « visite guidée » des lieux réaménagés est disponible sous la forme d’une vidéo à retrouver sur YouTube.

Les meubles et les vitrines modernes abritent les objets anciens – notamment dans la salle dédiée à la paramentique (l’ensemble des vêtements, coiffes et ornements utilisés dans la liturgie chrétienne) où les parements les plus précieux sont rangés à l’abri de la lumière dans des meubles à tiroirs, protégés par du papier de soie.

Archives diocésaines. Photo E. Rauzy

A part des archives et des objets d’art sacré, 4000 ouvrages patrimoniaux sont également conservés dans ces espaces (il s’agit du fonds patrimonial de la bibliothèque diocésaine). Ces livres, imprimés avant 1811, proviennent essentiellement des bibliothèques monastiques d’Ancien Régime (franciscains, capucins de Sospel, etc.) ou de livres appartenant à des évêques. Certains ont été cachés par des particuliers pendant la Révolution. Le fonds se trouvait auparavant dans la bibliothèque diocésaine, dans de mauvaises conditions de stockage. Une fois nettoyés, les volumes ont été rangés ici par format avant d’être catalogués sur place par les bibliothécaires. Précisons qu’il ne s’agit pas uniquement d’ouvrages religieux, il y a aussi des sciences profanes (physique, chimie, astronomie, etc).

Pour conclure, revenons sur l’inauguration du Centre diocésain d’art sacré, le 2 octobre 2020, et sur la 1ère exposition en cours dans ce nouveau lieu, ouvert aux groupes sur rendez-vous : « Trésors du patrimoine de l’Église de Nice, archives-bibliothèque-art sacré ». Initialement programmée pour 4 mois jusqu’à fin février, elle sera prolongée, suite à la crise sanitaire. Pour plus de renseignements, veuillez écrire à archives@nice.catholique.fr.

Archives diocésaines. Photo E. Rauzy

L’exposition présente les pièces les plus précieuses en archives, bibliothèque et art sacré, comme par exemple le cartulaire de la cathédrale Notre-Dame du Château de Nice du douzième siècle. Elle témoigne de la volonté du diocèse de mettre en valeur son patrimoine et son histoire.

Félicitations à Gilles Bouis et son équipe pour le travail accompli et bon courage pour celui à venir.

Et un grand merci à Gilles et Élise pour leur accueil chaleureux et la visite passionnante de ces lieux qui méritent d’être mieux connus.

Nicea, la bibliothèque numérique patrimoniale

Portrait. Thomas Leth-Olsen (Flickr, CC BY 2.0).

Il est urgent de découvrir le nouveau site mis en ligne par la BMVR(*) de Nice : Nicea, consacré exclusivement au patrimoine numérisé. Des trésors sont désormais accessibles à tous : des disques et enregistrements rarissimes (musique, discours, interviews…), des manuscrits, de la presse, ou encore une collection de cartes postales anciennes insolites.

Mais le site ne se contente pas de rendre accessibles ces raretés. Pour certains documents mis en avant, l’utilisateur bénéficie d’un travail de mise en contexte et de rappels historiques qui le guident vers une pleine compréhension du document et de son intérêt. Ainsi, différents documents de la collection peuvent être rapprochés pour explorer différentes facettes d’une thématique.

Concernant les modalités de recherche, on peut restreindre son champ d’exploration au patrimoine sonore, la presse, ou l’écrit (qui inclut aussi la presse). Des fonctionnalités de recherche avancée sont également disponibles. Les résultats sont en lien avec l’ensemble des collections de la BMVR.

Bonne découverte !

(*)Bibliothèque municipale à vocation régionale

 

Convention sur objectifs 2021-2023 du Sudoc-PS Paca/Nice

Tous les 3 ans le Centre du Réseau Sudoc-PS Paca/Nice sollicite le renouvellement de sa convention avec l’Abes. Il s’agit de présenter les projets que nous souhaitons porter au niveau local pour les 3 prochaines années et de demander la subvention qui nous permettra de les réaliser. Nous avons le plaisir de vous annoncer que la convention sur objectifs 2021-2023 a été validée !

Les projets que nous souhaitons mener à bien s’inscrivent dans la continuité du précédent conventionnement. A nouveau, nous retrouvons 2 axes principaux :

  • un axe « Animation » qui vise à diffuser les informations et promouvoir les outils de l’ABES, former et accompagner les collègues dans le signalement de leurs ressources continues, favoriser les contacts entre les membres, et prospecter de nouveaux établissement pour élargir le périmètre du réseau. Concernant plus spécifiquement notre blog, une refonte complète est prévue dès 2021 pour une évolution vers un site web.
  • un axe « Valorisation des collections » avec 3 projets liés : dans un premier temps, s’appuyer sur l’application Unica/Presse locale ancienne développée en interne pour poursuivre le travail d’amélioration des données bibliographiques et du signalement des collections du réseau. La subvention accordée permet en 2021 d’embaucher à nouveau un.e contractuel.le de niveau B pendant 4 mois pour ce travail en collaboration avec les établissements du réseau. Puis, dans un deuxième temps (2022-2023), nous prévoyons de réaliser une enquête d’intérêt autour d’un éventuel dispositif de conservation partagée local (périmètre du CR, titres de presse locale et régionale), et d’étudier l’opportunité de numériser certains titres de ce corpus.

Retrouvez les détails des actions prévues et leurs indicateurs dans la convention triennale validée par l’Abes.

Pour aller plus loin, l’Abes a rédigé son propre bilan du conventionnement 2021-2023 pour l’ensemble des CR de France.

Bored? Try fractals / ill. Pictoscribe (via Flickr, CC BY-NC-ND 2.0)

Bilan du travail d’amélioration sur les titres unica et la presse locale ancienne

A seated man reading a newspaper / engraving by C.W. Sharpe. Credit: Wellcome Library, London. CC BY 4.0, via Wikimedia Commons.

De septembre à décembre 2020, grâce à une subvention conséquente de l’Abes qui a permis l’embauche d’une collègue sur cette mission spécifique, un important travail d’amélioration a pu être réalisé sur la qualité des données bibliographiques et du signalement des collections du réseau Sudoc-PS Paca/Nice.

Le travail s’est concentré sur un corpus identifié comme prioritaire : les titres unica et la presse locale ancienne. Il s’est appuyé sur l’application Unicas/Presse locale ancienne développée en interne par Géraldine Geoffroy (SCD/BU d’Université Côte d’Azur) et présentée au réseau lors de notre Journée annuelle en novembre 2019.

Nous avons souhaité partagé avec vous le bilan des ces 4 mois de travail :

  • Collaboration active des membres du réseau sollicités afin de fournir des justificatifs nécessaires à l’amélioration/correction des données, ou à l’envoi de demandes de création d’un numéro ISSN (38 demandes de création envoyées, en France ou à l’international).
  • Mise à jour des données de localisations (25 nouvelles localisations, et 106 délocalisations suite à des désherbages ou des déplacements de collections qui n’avaient pas été signalés auparavant)
  • Amélioration des notices bibliographiques : relocalisation sur notice avec ISSN (lorsqu’elle existe, sinon demande de création), ajout systématique d’une indexation matière, dédoublonnages (79 notices supprimées), création de 245 notices d’autorités (principalement des collectivités), etc.
  • Travail de correction spécifique des notices signalées comme problématiques par l’Abes (zones 309 du format MARC)
  • Collaboration avec la Bibliothèque nationale de France (BnF), notamment pour l’exploitation des données de la base Presse locale ancienne.

En septembre, le réseau possédait 1122 titres unica ; il y en a 771 aujourd’hui. Cette forte baisse correspond au travail qualitatif effectué cet automne et, semble-t-il, à une localisation plus systématique de la BnF dans Sudoc.fr.

Le bilan de ces 4 mois de travail nous semble donc très positif, et nous avons maintenant une meilleure vision des chantiers restant à aborder ou à finaliser. L’Abes ayant alloué une subvention dans le cadre de la nouvelle convention triennale ce travail pourra être poursuivi, probablement à l’automne 2021. Les membres du réseau seront alors à nouveau sollicités, et nous serons heureux d’une réponse aussi efficace que celle reçue cette année. Encore merci pour votre collaboration dans ce travail qui n’aurait pu être mené à bien sans vous !

Les Centres Régionaux Sudoc-PS : un bilan

L’Abes a publié un bilan quantitatif 2018-2019 des activités des Centres régionaux du Sudoc-PS.

Signalement des collections de périodiques, enrichissement des données, formations, journées annuelles, visites sur site… Les équipes des CR ne chôment pas, et les activités prises en charge sont très diversifiées.

L’occasion aussi pour Yves Desrichard, l’auteur, de faire un petit historique de ce réseau à la fois souple et structuré, créé en 1982 et toujours aussi pertinent !

Teamwork Puzzle Concept, par Scott Maxwell (Flickr, CC-BY-SA. www.lumaxart.com/)

 

Joconde : les collections d’objets des musées français révélées

Dans un billet précédent nous avions évoqué l’existence de la base nationale Joconde. Nous avons souhaité lui consacrer un billet de présentation spécifique étant donné son intérêt et sa richesse.

Joconde est le catalogue collectif des collections des musées de France, librement accessible sur internet. On y trouve à ce jour environ 600 000 notices d’objets, le plus souvent illustrées par une ou plusieurs images. Ces notices proviennent de près de 300 musées français qui les enrichissent et les actualisent en permanence.

Les objets décrits proviennent de collections d’archéologie, beaux-arts, arts décoratifs, ethnologie (européenne et extra-européenne), histoire, ou encore sciences et techniques. Les objets sont de nature très diverse : sculptures, outils, peintures, objets, dessins, céramiques, estampes, costumes…

Plusieurs modes de recherche sont proposés :
* la recherche simple : de type « moteur de recherche », en tapant un mot ou un groupe de mots. Les résultats peuvent être affinés par des facettes.
* la recherche par listes : en cliquant sur le terme qui vous intéresse au sein d’une liste alphabétique.
* la recherche avancée : permet de combiner plusieurs critères de recherche (auteur, domaine, date de création, lieu de conservation…)

Des parcours thématiques, des zooms et des expositions virtuelles complètent les modes de valorisation des collections.

A noter également : une section Espace professionnel qui, comme son nom l’indique, regroupe une documentation autour de questions purement professionnelles telles que la description des objets à l’aide d’un thésaurus, la numérisation des collections, l’informatisation d’un inventaire ou d’un récolement, etc.

Depuis 2019 Joconde verse ses notices dans POP (Plateforme ouverte du patrimoine), vaste recensement du patrimoine français sous toutes ses formes, alimentée par différentes bases. Ainsi, c’est désormais l’interface de recherche de POP qui est utilisée pour les modes de recherche Simple et Avancée.

 

 

Le Centre de documentation du Musée de la photographie Charles Nègre

Musée de la Photographie, Nice. Photo © Philippe Viglietti

Dans notre démarche de rencontre des membres du réseau Sudoc-PS PACA Nice, nous avons eu l’opportunité de visiter le 2 juillet dernier le Centre de Documentation du Musée de la Photographie Charles Nègre, à Nice. Le Musée a déménagé il y a 3 ans Place Pierre Gautier, jouxtant le Cour Saleya de Nice. C’est l’occasion de découvrir ce nouveau lieu et espace dédié à la photographie en général, ainsi qu’à la documentation spécialisée dans ce domaine.

Le Centre de documentation du Musée fait partie du réseau Sudoc-PS depuis 2008. Sonia Duchatel, documentaliste et médiatrice culturelle, est à l’origine de la constitution du fonds documentaire. Elle en est responsable depuis une vingtaine d’années. Elle organise et valorise ce fonds spécialisé qui représente aujourd’hui environ 4 500 ouvrages et dictionnaires, et 50 titres de périodiques anciens ou plus modernes comme Photographie MagazineCamera International ou encore Le Photographe et Réponses Photo.

Contiguë à la galerie de l’étage, la bibliothèque possède une salle dédiée, ouverte au public sur rendez-vous. Les amateurs de photos, les étudiants et les chercheurs dans le domaine sollicitent Sonia pour des recherches, qu’elle effectue à l’aide du logiciel de gestion de bases de données File Maker Pro. Sur place, le public peut lire, photocopier ou scanner des documents.

Au-delà de son travail de médiatrice culturelle, par lequel Sonia reçoit des classes, elle travaille aussi avec l’équipe du musée sur les recherches documentaires liées aux 3 expositions annuelles. Par ailleurs, un projet de refonte du site web est également en cours.

Jusqu’au 30 août 2020, ne manquez pas l’exposition Jacques Borgetto. Si près du ciel, le Tibet.

La Galerie attenante au musée est consacrée à la création régionale photographique, en alternance avec les expositions réalisées à partir des collections du Musée. Jusqu’au 20 septembre 2020 vous pourrez y voir l’exposition Marc Pollini : Islande, île noire.

Musée de la Photographie, Place Pierre Gautier, Nice. Photo © Philippe Viglietti

 

Visite du Centre de documentation du Palais Lascaris à Nice (juin 2020)

Palais Lascaris, chambre d'apparat. Crédit : Ville de Nice, photothèque du Palais Lascaris

Palais Lascaris, chambre d’apparat. Crédit : Ville de Nice, photothèque du Palais Lascaris

L’équipe du Centre régional Sudoc-PS est heureuse de reprendre ses activités, ainsi que l’animation du réseau et du blog, par la visite du Centre de documentation du Palais Lascaris situé au cœur du Vieux Nice. Nous avons retrouvé sur place notre collègue Christophe Sarale, ainsi qu’Elise Carbou (BMVR).

Christophe Sarale gère le centre de documentation du Palais Lascaris depuis 5 ans. Celui-ci est ouvert au public sur rendez-vous. Les collections sont informatisées (catalogue à retrouver sur la page des bibliothèques associées de la BMVR de Nice) et comprennent environ 5000 notices. Elles se composent de plusieurs fonds documentaires, le principal concernant le patrimoine local et régional (histoire, géographie, ethnographie). On y trouve des ouvrages sur Nice, les Alpes-Maritimes, la Provence et quelques régions italiennes.

Autre fonds important du Centre de documentation : des ouvrages concernant le baroque en général, et plus particulièrement l’art des 17ème et 18ème siècles. Le Centre entretient également un fonds consacré à la musique mêlant ouvrages, partitions, photographies, et CD. Enfin, il existe des collections diverses comprenant à la fois des documents sur les thématiques du textile, du costume, du mobilier, etc, mais aussi des plaques photographiques, des lithographies, des gravures… qui entrent en résonance avec les collections du musée.

Centre de documentation du Palais Lascaris (photo E. Rauzy)

Le Centre de documentation du Palais Lascaris est un outil de travail privilégié dans la préparation et l’élaboration des expositions du musée. Ainsi, Christophe Sarale intervient dans la mise à jour des dossiers d’œuvres. Ces dossiers sont d’ailleurs à disposition du public sur demande, pour des recherches. Par ailleurs, les collègues sur place alimentent plusieurs bases professionnelles internes et nationales (Micromusée, Joconde…).

Le Centre compte en tout 160 références de périodiques, notamment anciens et spécialisés dans le régional, avec une dizaine de titres vivants. Certains sont dépouillés et des mots-clés sont saisis dans une base de données constituée en interne.

L’équipe du musée vient de finaliser 2 expositions à ne pas manquer :  « Si le cougourdon m’était conté… » (à voir jusqu’en octobre 2020), et « De la cour à la ville : cent portraits pour un siècle sous les règnes de Louis XV et Louis XVI» (jusqu’au 30 juin 2021).

Le musée et le centre de documentation vivent grâce à une équipe de 5 personnes (Conservateur de musée, secrétaire, médiatrice, chargé de collection et chargé de documentation), épaulée par une équipe de surveillance et d’accueil ainsi qu’un agent technique.

Nous remercions Christophe Sarale pour ses explications et sa visite de ce lieu empreint de majesté et d’une grande richesse.

 

La Médiathèque de Cannes

La Médiathèque de Cannes et son parc. Photo E. Rauzy

En février l’équipe Sudoc-PS s’est rendue à la Médiathèque de Cannes pour découvrir le lieu et former les collègues sur place à l’outil de signalement Colodus.

La médiathèque est installée dans la somptueuse Villa Rothschild qui fut construite entre 1881 et 1882 pour la baronne Betty de Rothschild, selon les plans de l’architecte Charles Baron. Un magnifique parc aux essences rares entoure la villa.

Pendant la Seconde guerre mondiale, l’endroit a été réquisitionné par les troupes allemandes. En 1947 la ville de Cannes achète la villa pour y installer la bibliothèque municipale, qui deviendra médiathèque. Le parc et la villa ont été classés au titre des Monuments historiques en 1991 et inscrits à l’inventaire général du patrimoine culturel. Aujourd’hui, les terrasses et jardins de la médiathèque peuvent être loués pour l’organisation de réceptions ou d’évènements culturels.

A l’intérieur de la villa, les anciens salons de réception, au rez-de-chaussée, sont devenus les salles de lecture et les appartements privés à l’étage abritent la discothèque, la vidéothèque et les bureaux. De vastes magasins ont été aménagés au sous-sol.

Les documentaires et ouvrages de littérature sont prêtables pendant 4 semaines pour les inscrits. Dans la salle de lecture, les ouvrages dans toutes les disciplines et les ouvrages généraux (dictionnaires, encyclopédies) sont en consultation gratuite sur place. La presse d’actualité et de loisirs (à peu près 100 abonnements vivants) se trouve à l’est du bâtiment, dans le jardin d’hiver. Certains titres sont prêtables, hormis les 2 derniers numéros. La médiathèque possède également les journaux officiels depuis 1928 sur microfiches et les périodiques locaux du XIXème et début du XXème siècle sur microfilms.

Une soixantaine de places de travail sont disponibles au rez-de-chaussée (avec la connexion wifi). En effet, de nombreux étudiants profitent de ces lieux chaleureux pour réviser. En outre, un espace public numérique de 15 postes est ouvert aux usagers inscrits. Et il ne faut pas oublier la section jeunesse avec un petit local pour organiser des ateliers.

A la vidéothèque, plus de 9000 films peuvent être empruntés ou visionnés dans la salle de projection sur grand écran (pour les titres avec des droits de consultation). Quant à la discothèque, elle est ouverte deux jours par semaine et organise une fois par mois des concerts de « jeunes talents » en collaboration avec la Maison des jeunes et de la culture (MJC) Picaud.

L’espace Presse de la Médiathèque de Cannes. Photo E. Rauzy

Au sous-sol, la réserve des livres précieux abrite des ouvrages qui font la fierté de la médiathèque : l’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert, Description de l’Égypte, des livres d’artistes (Arman, Nivèse), etc.

La médiathèque fait partie d’un réseau : en plus de la Médiathèque Noailles, il y a aussi d’autres bibliothèques de quartiers (Médiathèque Ranguin, Médiathèque de la Verrerie, Bibliothèque – Médiathèque Romain Gary, Bibliothèque de la Frayère et le Médiabus). Une cinquantaine de personnes travaillent dans ces structures, dont 25 à la Médiathèque Noailles.

Nous remercions vivement Katia Pavigna, Mireille Grandhomme et le reste de l’équipe pour leur accueil chaleureux et la visite des lieux. Nous espérons qu’ils pourront mettre à profit leur formation Colodus en travaillant sur la mise à jour des états de collection de leurs périodiques dans le Sudoc.

 

La nouvelle banque d’images de la BnF

Chemins de fer PLM. Hiver à Nice / F. Hugo d’Alési, 1896. Crédit : Bibliothèque nationale de France.

Explorez toute la richesse des collections iconographiques de la Bibliothèque nationale de France sur un seul site dédié : Banque d’images – BnF

Estampes, photographies, manuscrits, enluminures, dessins, gravures, cartes anciennes… mais aussi de nombreuses œuvres sous droits des plus grands artistes du XXe siècle : plus d’1 million d’images sont disponibles ! En évolution constante, cette base s’enrichit au fur et à mesure des travaux de numérisations de la BnF. Un service de numérisation à la demande est d’ailleurs disponible pour les images encore inédites.

Différents modes de recherche sont proposés : simple ou avancée, ou par thématiques (littérature, géographie, histoire, politique, sciences et techniques, etc). La rubrique Évènements accompagne plusieurs grandes expositions ou thématiques de l’année, en proposant une iconographie complémentaire issue des collections BnF. La rubrique Nouveautés expose des portfolio plutôt axés sur des artistes choisis.

La BnF propose également des services associés à cette banque d’images, à destination des personnes qui souhaitent les utiliser pour la réalisation d’expositions ou tout autre projet qui nécessite une iconographie. La réutilisation de ces images est payante pour les professionnels, mais l’utilisation non commerciale ou dans le cadre d’une publication académique ou scientifique n’est pas soumise à redevance (la mention de source reste cependant obligatoire).

Bonne exploration !

Chemins de fer Paris Lyon Méditerranée : Menton / F. Hugo d’Alési, 1904. Crédit : Bibliothèque nationale de France.

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