La réalité augmentée en bibliothèque : quelques applications

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Réalité virtuelle, réalité augmentée, réalité mixte… autant de termes qui passent petit à petit dans le langage courant, autant d’applications pratiques de ces concepts qui sortent de la confidentialité et intègrent de plus en plus notre quotidien.
Or il se trouve qu’il en va de ces technologies comme de la plupart des outils de développement (web) en général : présentant à leur début, pour qui souhaite se les approprier, un ticket d’entrée technique assez conséquent (connaissance de langages informatiques « lourds » type Java ou C++, frameworks peu documentés, …), leur prise en main progressive par une communauté grandissante favorise la démocratisation de leur accessibilité, parfois même jusqu’à finalement intégrer les standards du web via de nouvelles API pour navigateurs spécifiées par le W3C (voir par exemple ce billet sur le blog du W3C à propos des modalités de prise en compte du « web immersif » dans les travaux du consortium).

Ce fut le cas pour le développement d’applications mobiles, avec au fil du temps la possibilité de développer des apps dites hybrides (en effet ce type d’applications se fondent sur des environnements web « classiques » encapsulés dans des webViews, et dont le comportement se rapproche de celui des apps natives). C’est aujourd’hui le cas aussi avec des frameworks de VR (réalité virtuelle) et AR (réalité augmentée) libres et/ou open source, et des navigateurs de plus en plus puissants gérant nativement le traitement de données de positions géographiques, d’images, de sons, etc…

Focus donc sur la réalité augmentée et deux exemples appliqués aux « nouveaux » types de services que les bibliothèques pourraient rendre avec ces technologies

Le principe général de la réalité augmentée…

… consiste à superposer des éléments virtuels à la réalité que nous percevons avec nos 5 sens, autrement dit à combiner en temps réel notre environnement habituel en 3D avec des données numériques virtualisées, si possible de manière interactive (l’utilisateur peut interagir avec cette sur-couche virtuelle) et contextualisée (les données qui apparaissent sont liées au contexte de l’environnement). Pour cela deux techniques permettent de lier le virtuel au réel : l’utilisation de données relatives à la position et aux mouvements de l’utilisateur (coordonnées GPS, accéléromètre, magnétomètre…) ou l’utilisation de la reconnaissance de formes pour la détection de « marqueurs ».

Voici donc un premier exemple…

… sous forme d’application pour smartphone développée pour l’exemple (pour l’instant sous Android, installable via le Play Store) qui active la caméra du smartphone pour afficher en superposition les BU qui entourent l’utilisateur en fonction de l’orientation du mobile, calcule la distance qui les séparent de la position de l’utilisateur, cartographie les trajets, propose les liens vers leur site web… L’appli propose également une fonctionnalité de scan d’ISBN et de géolocalisation des bibliothèques qui possèdent le document selon le même procédé de réalité augmentée.

Cette application, perfectible à bien des égards, a pour but d’illustrer l’intérêt de ces technologies en terme d’offre de services contextualisés, que ce soit en lien avec des informations pratiques (quelle est la BU la plus proche de moi, comment m’y rendre en bus, à quelle heure ferme-t-elle ?) ou les collections. Soyons réalistes : en soi scanner un ISBN et visualiser les BU qui possèdent le document n’est pas d’une utilité folle (qui a besoin de connaitre les BU qui possèdent le document qu’il tient en main ?), mais l’intérêt sous-jacent est de proposer un cas d’école des possibilités de croisement entre :

  • d’une part : accès nomade, simplifié voire ludique à l’information par un smartphone
  • et d’autre part : capacités d’exposition en temps réel de métadonnées (notamment via des API) alliées au potentiel des enrichissements issus de l’alignement des référentiels de l’ESR.

Quelques exemples à la volée de « mashups » virtuels possibles sur la base d’un ISBN ou d’un code-barre : superposer au document, si elles existent, les publications dans HAL de l’auteur, sa biographie ou sa photo Wikipedia, des critiques de livres pour des romans, des vidéos de l’INA sur le même sujet, des données locales comme le nombre de prêts, la date d’entrée dans les collections,…

Pour résumer, tout le travail d’ouverture et de liage des données bibliographiques ayant pour but de pousser leur intégration dans le web pourrait ainsi trouver un nouveau « débouché » clairement orienté services à l’utilisateur dans le monde des applications mobiles, qui sera lui aussi un jour, n’en doutons pas, indexé par les moteurs de recherche.

Deuxième exemple…

… plus accessible car ne nécessitant aucune installation (tout se passe dans le navigateur) et se basant sur le recours à un marqueur :

  1. ouvrez cette url dans le navigateur de votre téléphone, ou flashez ce QR code

 

  1. pointez alors la caméra du téléphone vers ce marqueur

 

 

 

 

 

 

 

 

 

vous verrez apparaître cette forme en 3D, visez-là avec le pointeur, tapez sur l’écran : celle-ci pointe alors vers un lien profond dans notre catalogue sur les ressources électroniques en sociologie.

 

 

 

 

 

 

 

Cette page web (en pur html/javascript) a un fonctionnement on ne peut plus simple : le navigateur détecte la forme du marqueur (qui peut être n’importe quoi grâce à ce petit utilitaire en ligne de générateur de marqueur) et lui associe une forme en 3D (qui peut également être n’importe quoi, la seule limite étant l’imagination), qui réagit au toucher pour ouvrir une nouvelle page web à l’instar d’un lien hypertexte sur une page web (mais que l’on peut programmer pour réagir de n’importe quelle manière).

Bref on imagine immédiatement les possibilités en terme de signalement des ressources électroniques se juxtaposant « dans la réalité » aux collections imprimées, la contextualisation de l’offre de tutoriels vidéos, de nouvelles réponses à la question « où sont les livres sur… ».

Sans parler des expériences de réalité virtuelle qui elles aussi vont pouvoir démultiplier les possibilités de navigation dans les collections quelles qu’elles soient (http://www.bnf.fr/fr/evenements_et_culture/expositions/f.bibliotheque_la_nuit.html) …

Les points techniques

L’application mobile Bu Autour

  • réalisée sous node.js et l’environnement Phonegap/Cordova, avec le framework CSS Materialize
  • le code source est ici
  • Pré-requis de fonctionnement : la géolocalisation (de préférence en haute précision) du téléphone doit être activée et le mobile doit être équipé du capteur de type magnétomètre (pour permettre de déterminer l’orientation par rapport au pole nord magnétique).

la réalité augmentée par détection de marqueur

  • page web réalisée avec le framework A-Frame, les librairies ar.js (pour le support de réalité augmentée) et three.js (pour le rendu d’objet en 3D)
  • le code source est ici

Découvrez, testez et donnez votre avis

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Trois nouvelles ressources sont en test pendant le mois de mai :

 

  • eHRAF World Cultures : base de données ethnographique contenant des informations descriptives sur tous les aspects de la vie culturelle et sociale de près de 281 cultures et groupes ethniques dans le monde. Chaque année, 25 à 30 nouvelles cultures sont ajoutées. Proposant pour chaque culture ou groupe ethnique une grande variété de sources (livres, articles, mémoires…) et des possibilités de recherche avec une classification adaptée. Cet outil permet un comparatisme de faits sociaux et culturels à grande échelle.

 

  • British online library : bibliothèque numérique de sources primaires et secondaires imprimées sur l’histoire de la Grande-Bretagne et de l’Irlande, avec un accent sur la période entre 1300 et 1800. La collection comprend plus de 1280 volumes. Une partie de la British online library est en libre accès. Un abonnement Premium permet d’accéder à 134 volumes supplémentaires.

 

  •  17th and 18th Century Burney Collection Newspapers : La collection Burney est la plus grande collection de publications éphémères des XVIIe et XVIIIe siècles, incluant des proclamations parlementaires, pamphlets, et journaux, rassemblée par le collectionneur Révérend Charles Burney (1757-1817), puis complétée par la British Library après son acquisition en 1818. Comprenant 1 270 titres, ce qui représente 1 million de pages, elle couvre principalement Londres, mais contient aussi quelques titres couvrant la province anglaise, l’Écosse, l’Irlande et les colonies. La collection numérisée permet de rechercher l’ensemble de la collection en quelques clics, un trésor pour tout historien ou angliciste.

 

Vous pouvez consulter ces ressources en local depuis les postes et le Wifi de l’Université. La collection Burney est également accessible à distance. Pour toutes précisions sur ces tests, vous pouvez écrire à docelec@unice et si vous êtes intéressés par un abonnement à une de ces ressources, faites le nous savoir en écrivant à cette même adresse.

 

Enquête #AccLimed18 (Accès à la littérature médicale)

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La Fédération Francophone de Médecine Polyvalente (FFMP) et la BIU Santé organisent conjointement une enquête flash auprès des médecins et étudiants en médecine.

Ce questionnaire très rapide a pour objectif de permettre d’améliorer l’accès à la littérature médicale.

Pour participer, c’est ici !

D’autres enquêtes équivalentes seront lancées dans les prochains mois, vous trouverez les informations détaillées dans l’article complet de la BIU Santé, sur cette page.

Merci d’avance pour votre participation !

 

Quels changements pour 2018 en documentation électronique ?

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Plusieurs abonnements n’ont pas pu être maintenus en raison d’une baisse budgétaire :

  • Elnet : cette ressource donnait accès au code permanent Droit de l’environnement et nuisances et aux dictionnaires permanents Droit des Affaires, Droit Européen des Affaires, Droit du Sport, Bioéthique & Biotechnologies (ajout du 21/03/2018 : Elnet est à nouveau accessible depuis le mois de février 2018).
  • Mementis : cet abonnement concernait l’accès aux memento Comptable, Urbanisme-construction, Gestion immobilière, Concurrence-Consommation, Audit et commissariat aux comptes.
  • Index of Medieval Art : l’accès à cette base de données iconographiques, reproductions d’objets et représentations de l’art chrétien primitif et médiéval sera coupé à partir de juillet.
  • RSC : L’abonnement permettait la consultation d’une trentaine de revues et de 5 bases de données de la Royal Society of Chemistry. Néanmoins 118 revues sont accessibles via les licences nationales, pour un périmètre allant des origines à 2010. A noter également que RSC fait partie des ressources disponibles sur le portail Bibcnrs.
  • Techniques de l’ingénieur : Notre périmètre d’abonnement était de plus en plus réduit au cours des dernières années, puisque nous n’avions plus accès en 2017 qu’à 4 packs, limités à 199 utilisateurs.
  • Enfin le dernier désabonnement concerne 4 titres Ovid, de moins en moins consultés depuis quelques années.

Quelques nouveautés tout de même pour 2018 :

  • Depuis le mois de novembre, nous bénéficions d’un accès à Scopus. Cette base bibliographique pluridisciplinaire est mise à jour quotidiennement. Elle contient plus de 60 millions de références de plus de 5 000 éditeurs : 21 500 journaux (dont 4 200 en Open Access) relus par les pairs, 115 000 livres, 7,2 millions de comptes rendus de conférence et 27 millions de brevets. Scopus propose également un ensemble d’outils d’analyses bibliométriques.
  • Le SCD a également souscrit au groupement de commandes EDP Sciences, qui permet l’accès aux 29 revues de la Full collection ainsi que la publication en libre-accès dans 33 revues EDP des articles des chercheurs exerçant dans les établissements publics d’enseignement supérieur et de recherche membres du groupement.
  • La ressource E-ecn d’Elsevier, qui n’était plus proposée par l’éditeur, a été remplacée par S-Ecn. Cette plateforme permet de s’entraîner au concours de l’internat.

Ces 3 ressources sont consultables via notre site web, onglet « Ressources ». Nous restons bien évidemment disponibles pour toute question ou précision nécessaire, n’hésitez pas à nous contacter via docelec@unice.fr !

Test S-Ecn

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Les BU de Nice vous proposent actuellement de tester la ressource S-ECN, plateforme d’entraînement au concours de l’internat proposée par l’éditeur S Editions, dont voici le mode d’emploi.

Une enquête d’intérêt est accessible ici. Vos retours nous sont indispensables, alors, d’avance, merci pour votre participation !

Pour toute question ou remarque sur ce test, vous pouvez vous adresser à docelec@unice.fr.

Gagnez du temps dans vos recherches en ligne

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Rechercher des articles en ligne peut s’avérer parfois complexe. Pour vous aider, nous vous présentons 3 outils qui vont très certainement vous faciliter la vie. Il s’agit de 3 extensions à installer sur vos navigateurs (Mozilla Firefox ou Chrome). Une fois l’installation effectuée, l’utilisation est d’une grande simplicité et peut vous faire gagner un temps précieux dans vos recherches.

 

LibX : rechercher dans les ressources de la BU en accès distant

 

Télécharger l’extension pour Mozilla Firefox (ajout du 17/11/2017 : attention, la dernière version de Mozilla Firefox (Firefox 57 Quantum) n’est pas compatible avec LibX)

Télécharger l’extension pour Chrome

 

En un seul clic, vous pourrez savoir si les abonnements de la BU vous permettent de lire l’article dont vous avez besoin. Cette extension vous sera très utile lors vos recherches en dehors de l’université.  En effet, pour accéder aux ressources de la BU lorsque vous êtes à l’extérieur de votre campus, il est nécessaire de passer par le site de la BU. LibX vous dispense de cette étape. Une fois l’extension installée, il vous suffira de recharger la page que vous consultez pour être automatiquement renvoyé vers le formulaire d’authentification de l’université. Si la ressource fait partie des abonnements de la BU, vous pourrez alors accéder à son contenu.

 

Prenons comme exemple un article de CAIRN. Lors de votre recherche, vous arrivez sur cette page qui vous propose d’acheter l’article :

 

 

 

Afin de savoir si la BU est abonnée et vous permet d’accéder au texte intégral, faites un clic droit puis cliquez sur « Recharger la page via BUNice Acces distant ». Dans ce cas précis, vous pourrez accéder au texte intégral de l’article après authentification.

 

 

Unpaywall : identifier les articles en libre accès

 

Télécharger l’extension pour Mozilla Firefox

Télécharger l’extension pour Chrome

 

Cette extension vous permettra de savoir si l’article que vous souhaitez lire est accessible gratuitement sur le Web. Nos collègues de la BIU Santé de Paris Descartes vous expliquent tout ici.

Lors de vos recherches, si une version en accès libre de l’article que vous trouvez existe, le logo   apparaîtra. En cliquant dessus, vous accéderez directement au texte intégral de l’article en PDF. Voici un exemple avec un article de la revue Nature :

 

 

Addons Istex : accéder aux ressources acquises en licences nationales

 

Télécharger l’extension pour Mozilla Firefox et Chrome

 

Cette extension permet d’analyser les pages que vous visitez à la recherche d’identifiants documentaires (DOI, PMID (PubMed Unique Identifier)…) et d’ajouter un bouton  d’accès au plein-texte PDF lorsque celui est disponible. Ce bouton s’active notamment sur les pages Wikipédia, Google Scholar, Scopus, ou même HAL.

Par exemple, la bibliographie de l’article Helium de Wikipédia vous renvoie vers le texte intégral de plusieurs articles de revues acquises dans le cadre des licences nationales. Il suffit de cliquer sur le boutonpour y accéder :

 

 

Pour plus de précisions sur ces outils, n’hésitez pas à nous contacter à cette adresse : docelec@unice.fr.

Votre tableur atteint ses limites? Préparez vos données avec Openrefine

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OpenRefine est un logiciel libre et gratuit permettant de nettoyer, préparer et enrichir des données. Il est utilisé dans le monde des bibliothèques mais aussi par des étudiants et chercheurs dans différentes disciplines.

logo openrefine

Avant de pouvoir analyser des données, il est souvent nécessaire de les nettoyer (harmoniser des valeurs hétérogènes, repérer des anomalies, etc.), de les préparer (changement de format, réorganisation des colonnes, etc.), ou de les enrichir.

Vous avez certainement l’habitude de réaliser ces opérations avec un tableur (Excel, Libreoffice, Google Drive…), ou pour certains d’entre-vous avec des scripts rédigés dans différents langages informatiques (R, Python, Bash…). Mais il existe des outils spécifiques, plus simples d’utilisation que les langages de script, et possédant des fonctions absentes des tableurs traditionnels. Openrefine est l’un d’eux.

Ce 23 octobre, nous avons proposé un atelier de découverte de cet outil au LearningCentre SophiaTech. Pour toutes les personnes qui n’ont pas pu y assister, voici le support créé pour l’occasion :

 

 

 

Si vous souhaitez en savoir plus sur cet outil ou d’autres du même type, n’hésitez pas à nous contacter : donnees-scd@unice.fr

 

 

Universalis : l’encyclopédie 3 en 1

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Pour Universalis, la rentrée rime avec nouveautés. Depuis le 1er septembre, la version en ligne de cette encyclopédie propose une interface et des fonctionnalités nouvelles. A cette occasion, nous vous proposons un focus sur cette ressource électronique.

Universalis, c’est la possibilité de faire des recherches en ligne dans 3 outils :

 

Une encyclopédie

  • des articles rédigés par des spécialistes sur de nombreux sujets : arts, sciences humaines et sociales, lettres, droit, sciences politiques, sciences de la Terre, biologie…
  • des articles illustrés avec photographies, dessins, cartes vidéos, animations, extraits sonores, diaporamas… et accompagnés de bibliographies
  • des articles imprimables, exportables et disponibles en format audio
  • des fiches de lecture pour les œuvres littéraires

 

 

 

 

 

 

Un atlas

  • plusieurs types de cartes  : générale, de situation, administrative, physique…

 

  • des données et chiffres clés

 

 

Un dictionnaire

 

  • plus de 122 000 définitions de noms communs

 

  • des renvois depuis les articles vers la définition des termes
 

 

Retrouvez ici des tutoriels pour connaître toutes les astuces de recherche dans Universalis.

Et pour plus d’informations, n’hésitez pas à écrire à docelec@unice.fr.

3, 2, 1… Déposez vos articles !

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Dans un billet précédent, nous expliquions, avec un dessin même, pourquoi le plus souvent il n’y avait aucun obstacle juridique à déposer des articles dans une archive ouverte, y compris ceux déjà publiés…

Depuis la loi pour une république numérique du 8 octobre 2016, c’est encore plus simple : l’article 30 stipule en effet que les articles scientifiques peuvent être diffusés en libre accès par leur auteur, même en présence d’un contrat de cession des droits.

Un cadenas ouvert, symbole de l’open access, qui avance grâce aux nouvelles dispositions législatives

Évidemment, il y a quelques subtilités, sinon ce ne serait pas drôle :

  • La rédaction de l’article doit avoir été financé au moins à 50% par des fonds publics français ou européens. C’est le cas, entre autres, lorsqu’un chercheur universitaire ou CNRS écrit dans le cadre de son activité.
  • Cette disposition concernerait tous les articles, même ceux publiés avant son entrée en vigueur. Il existe néanmoins un débat sur cette question, notamment en raison du caractère normalement non rétroactif d’une loi et en l’absence de jurisprudence.
  • À moins qu’il ne s’agisse d’une publication dans une revue déjà en libre accès, la diffusion par l’auteur ne peut avoir lieu qu’après un certain délai : 6 mois après la publication par l’éditeur dans le domaine des sciences, techniques et médecine – 12 mois dans le domaine des sciences humaines et sociales.
  • Seuls les articles publiés dans des périodiques paraissant au moins une fois par an sont concernés. Les participations à des ouvrages collectifs ne le sont donc pas, tout comme les thèses ou les actes de colloques par exemple. Mais rien n’empêche d’arguer de ce principe pour négocier dorénavant dans un contrat d’édition une clause permettant le dépôt en open access…
  • L’auteur peut déposer uniquement la version finale du manuscrit acceptée pour publication, après les corrections demandées par les relecteurs, mais avant la mise en forme pour publication par l’éditeur.
  • C’est un droit et non une obligation pour les chercheurs, mais ça peut en devenir une dans le cas de projet européen comme H2020.

N’hésitez donc plus à déposer tous vos articles sur Hal-Unice. Si toutefois un doute vous habite, et que vous tenez absolument à être dans la légalité la plus complète, pas besoin de schéma cette fois : les bibliothécaires de Lilliad ont développé WillO, un outil en ligne simple et pratique, pour vous aider à déterminer si vous pouvez déposer vos articles.

 

Accès direct à WillO

 

Et pour aller plus loin :

Nouveau media d’information proposé par la BU : découvrez Mediapart

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Vous pouvez désormais accéder au site Mediapart depuis les postes informatiques et le wifi de l’Université.


Qu’est-ce que Mediapart ?

Mediapart est un site d’information payant qui a ouvert le 16 mars 2008 et qui est structuré en deux parties :

  • le « journal» (et le « studio » pour les contenus multimedia) entièrement rédigé par l’équipe du site,
  • le « club», espace participatif qui héberge des articles rédigés par les abonnés du site.

 

Parmi les membres fondateurs et actuellement président et directeur de la publication, Edwy Plenel en est la figure la plus médiatique. Ancien journaliste et directeur de la rédaction au Monde (respectivement 1980-2005 et 1996-2005) il est souvent le porte-parole du site sur d’autres médias.

Site d’information et d’investigation, Mediapart s’est notamment distingué en révélant des affaires politiques telles l’affaire Cahuzac et l’affaire Woerth-Bettencourt.

Son indépendance hautement revendiquée s’appuie sur le modèle payant (par abonnement) qui est censé le soustraire aux pressions des annonceurs.

La BU propose 4 accès simultanés depuis des ordinateurs et le wifi de l’Université (reconnaissance sur adresse IP, pas d’accès distant) et à partir des liens présents sur ce billet et sur le site des BU.

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