Archive pour octobre, 2014

Nouvelles formes de communication et d’évaluation scientifique (2/2)

1

Vous vouliez en savoir plus sur la journée nationale des URFIST du 25 septembre ? Voici la suite !

La présentation par Rodrigo Costas -Comesaña de ses travaux sur Altmetrics  a permis de faire un point sur la définition des altmetrics, les outils concernés (plateformes sociales comme Mendeley, ResearchGate, outils grand public comme Twitter, Facebook), les données disponibles, les biais, et ce que l’on peut en attendre.

Le travail sur ces données présente de nombreux problèmes (corrélation entre les sources ou manque de cohérence au sein du même outil, difficulté de manipulation, manque de normalisation…). On note dans les résultats une sous-représentation de certaines disciplines plus complexes, ou si les titres d’article sont trop longs (twitter et facebook). L’intérêt semble donc plus de mesurer la réception et la vision sociale de la science par le profane que d’en tirer une évaluation des travaux.

Source : Wikimedia, Photo by CEphoto, Uwe Aranas / CC-BY-SA-3.0

Source : Wikimedia, Photo by CEphoto, Uwe Aranas / CC-BY-SA-3.0

Le sociologue des sciences Yves Gingras a remis en perspective historique ces évolutions. La situation actuelle résulte à la fois de l’arrivée d’Internet, qui a changé l’unité (de la revue à l’article), de la financiarisation de l’économie de l’édition, et de l’avènement d’un nouveau management public au sein des universités (centré sur l’évaluation). L’utilisation des indicateurs pour l’évaluation dépend de la fonction de l’institution. Il faut s’interroger sur les outils disponibles et leurs limites pour l’objectif visé (l’indice H est mal conçu ; Scopus et Wos, quoique incomplets, restent mieux contrôlés, que d’autres).

Les données de la recherche sont un autre sujet d’actualité. Le directeur exécutif de Codata (Committee on Data for Science and Technology- ICSU) a présenté les initiatives en cours pour promouvoir l’ouverture des données de la recherche : groupes de travail, déclaration Open access, avec des recommandations pour la citation normalisée des ensembles de données, projet d’attribution de DOI aux données (Datacite), entrepôt international de dépôt (Dryad).

Au total, une journée riche et instructive.

Retrouvez dans les abonnements électroniques de l’UNS les publications de Rodrigo Costas (Springer, Wiley) et celles d’Yves Gingras (Cairn.info, Erudit)

Voir aussi la première partie du compte-rendusur ce blog, et les interventions en vidéo sur le wiki de l’URFIST de Nice

Nouvelles formes de communication et d’évaluation scientifique (1/2)

2

jneurfist3Le 25 septembre l’UNS a accueilli la journée des URFIST, consacrée aux nouvelles formes de communication et d’évaluation scientifique (voir le programme en ligne). L’occasion de mettre en perspective les pratiques d’édition et d’évaluation actuelles dans l’environnement numérique, et de faire le point sur des termes souvent cités, mais au contenu encore flou (épi-revues, Altmetrics).

La première intervention était consacrée aux épi-revues. Alain Monteil a présenté la stratégie de l’INRIA. L’institut a fait le choix volontariste de la voie verte de l’Open Access : dépôt obligatoire sur Hal pour les chercheurs, et évaluation basée sur les listes de publication Hal. Une offre Open Access est élaborée, en partenariat avec le CCSD, autour du dépôt dans Hal-INRIA, de Sciencesconf.org pour les conférences, et de la plateforme Episciences (revues). Le Journal of Data Mining & Digital Humanities (trimestriel) est déjà en ligne. D’autres projets concernent IAM- Informatics & applied mathematics,DMTCS- Discrete Maths & Theoretical Computer Science.

Ces épi-revues veulent offrir un nouveau modèle de publication, notamment dans des sciences mal représentées dans l’édition traditionnelle. Elles fournissent un label de qualité en continuité avec les éditeurs classiques (comité éditorial, évaluation par les pairs, archivage à long terme, visibilité et référencement) mais cherchent également à dépasser leurs limites : fournir un accès libre sans embargo dès la soumission de l’article, favoriser les échanges entre scientifiques en intégrant la dimension des réseaux sociaux ; réunir plusieurs objets (images, codes, vidéos…) ; aller vers la transdisciplinarité.

Le rôle de l’édition a été interrogé par plusieurs intervenants.
Pierre Mounier (Cleo) a évoqué les pratiques des blogs et carnets de recherche en SHS. Parfois présentés comme un moyen pour les chercheurs de retrouver une liberté d’écriture, en opposition aux publications, ces carnets recouvrent de fait des réalités plus variées, en hybridation avec l’édition traditionnelle qui conserve son rôle : blogs de chercheurs, veille, communication plus ou moins institutionnelle autour de projets de recherche, accompagnement éditorial (informations, discussions, commentaires). On peut citer en exemple les carnets des revues VertigO ou Terrain. La publication peut d’ailleurs à son tour naître à partir de billets de blogs (collection de livres Open edition press).

David Monniaux a tracé une vision très différente de l’édition en informatique, où le travail de mise en forme est perçu comme à la charge de l’auteur. Son blog n’aborde pas son travail de recherche, pas assez grand public. Il induit un mode d’écriture et des précautions spécifiques.

Les entreprises aussi s’interrogent sur les modèles éditoriaux. Faculty of 1000 a présenté deux de ses produits : F1000Prime (sélection d’articles par des scientifiques) ; F1000Research (publication en libre-accès sur le modèle auteur-payeur).

De façon comparable aux épi-revues, il y a une volonté de mise à disposition de l’article dès l’origine et de visibilité sur le processus d’évaluation (commentaires, versions etc). Mais le coût économique reste classiquement à la charge des établissements utilisateurs et/ou producteurs (respectivement abonnement et paiement par l’auteur).

Tout comme l’édition, l’évaluation évolue et a fait l’objet de plusieurs contributions stimulantes au cours de cette journée. A suivre dans le prochain billet !

Le Quart d’heure de l’Open Access : QOA ?

3

Les bibliothèques universitaires de l’UNS participent à la 7ème édition de la semaine internationale du libre accès « Generation Open ! ».

Cet événement mondial permet à la communauté scientifique d’en savoir plus sur les bénéfices du libre accès, de partager ses connaissances et ses expériences entre collègues, et de contribuer à la promotion du libre accès.
http://www.oaweekfrance.org/lopen-access-week/quest-ce-que-lopen-access-week/

Prenez 15 minutes et venez à la BU de votre choix avec un (ou plusieurs) de vos articles, déjà publié(s) ou non, en format PDF,

affiche_mp

 

le mardi 14 octobre 2014 entre 13h et 16h à la BU Lettres – Henri Bosco (campus Carlone)

le mardi 14 octobre 2014 entre 16h et 19h au Learning Centre SophiaTech (Les templiers, Batiment Forum, niveau – 1) avec la participation de l’INRIA*

le mercredi 15 octobre 2014 de 16h et 19h au Learning Centre SophiaTech (Les templiers, Batiment Forum, niveau – 1) avec la participation de l’INRIA*

le jeudi 16 octobre 2014 de 10h à 13h à la BU Droit (campus Trotabas)

le jeudi 16 octobre 2014 de 14h30 à 17h30 à la BU Saint Jean

le vendredi 17 octobre 2014 de 9h30 à 12h30 à la BU Sciences (Campus Valrose), avec la participation du laboratoire JAD*

Nous vous aiderons à déposer votre premier article dans Hal-Unice, l’archive ouverte de l’UNS et à faire peut-être votre premier pas en Open Access.

 

 

Si vous n’avez pas d’article à déposer, venez quand même pour :

  • découvrir Hal-Unice et la nouvelle version de Hal
  • discuter de l’Open Access autour d’un café : ce que ça peut changer pour vous, pour la communauté scientifique et pour tous.
  • découvrir des recettes de cuisines libres sous Creative Commons
  • voir des extraits du documentaire « The internet’s own boy »sur Aaron Schwartz

Nous vous attendons nombreux pour fêter l’Open Access. Et si vous n’êtes vraiment pas disponible à une de ces dates, n’hésitez à nous contacter pour toute question ou pour prévoir un rendez-vous avec le pôle Publications des BU à ao-scd@unice.fr.

Avec la participation de l’INRIA et du laboratoire JAD et avec le soutien de la MSHS et du GREDEG* 
Ce projet bénéficie du label Foster

(* : ajout du 09/10/2014)

Remonter